نخستین 200 خط.
Ouvre d'abord cette porte.
Va ouvrir l'autre.
Défonce-la !
Bande d'enfoirés !
Attendez, je vous ouvre.
Vite, on étouffe.
La Loi de Téhéran Un film de Saeed Roustaee
J'ai divorcé et je me suis remarié.
J'ai compris, mais pourquoi?
Je sais pas.
- Tu sais pas pourquoi t'as divorcé ? - A sa demande.
- C'était quoi, son problème ? - Mon métier.
- Elle voulait que tu fasses quoi? - De l'administratif.
Samad, je t'ai inscrit au tableau d'avancement. Je te raye ?
Comment ça, vous me rayez ? J'adore mon boulot !
Elle part à cause de ton boulot et tu la fais revenir pour être promu ?
Dis-moi, franchement...
Si être marié n'était pas obligatoire, tu l'aurais fait ?
Mais enfin, patron ! C'est ma fille qui trinquait.
Elle est grande, on peut plus la berner.
Et ton boulot ne la dérange plus ?
Si je passe commissaire, non.
Ça changera quoi?
Comme pour vous. Au minimum, on aura un logement de fonction.
C'était ça, son problème ?
Entre autres. Elle avait peur que notre enfant finisse
comme celui de Hamid.
Et si c'est Hamid qui est promu ?
Je redivorce, peinard.
Pourquoi je dois faire le rapport ?
C'est toi qui as trouvé la came.
C'est toi qui dirigeais l'opération !
- Je la dirigeais, c'est ça ? - Oui.
Je te demande d'écrire le rapport.
Comme on a la came, mais pas le suspect, c'est moi qui vais m'expliquer.
Ma femme est revenue depuis deux jours.
J'ai été réveillé par une convocation ce matin.
Si elle était allée ouvrir avant moi, mon couple aurait été détruit.
Pour elle, tout ça, c'est fini.
Quelle convocation ?
Le mécanicien chez qui on a trouvé 50 grammes il y a 6 mois...
Comme on a perdu la came, j'ai été convoqué 30 fois.
Si j'ai une nouvelle affaire sur le dos, je file en taule direct.
Tu me l'as pas dit quand on allait arrêter Abbassi.
Parce que c’est juste un mec de Khakzad.
C'est Abbassi qui a tué le petit !
C'est Khakzad qui a ordonné le kidnapping.
Ce type a tué mon fils !
Ils l'ont kidnappé pour...
Pas kidnappé, tué !
Je l'ai interrogé aujourd'hui devant Ashkani.
C'est vrai, Hamid. C'était un accident.
Il y a eu d'autres blessés.
Rien ne prouve que c'est lié à Khakzad.
C'est toi qui dis qu'il bosse pour lui !
T'as déjà arrêté un mec qui dit que la came est à lui ?
En ce moment, le nom à la mode, c'est Nasser Khakzad !
Et bien sûr, personne n'est foutu de te dire à quoi il ressemble
ni où il habite.
Tu peux dire ce que tu veux,
je trouverai un moyen de me venger. Tu verras.
- Du nouveau, patron ? - Sur quoi?
- Nasser Khakzad. - Non.
- Aucune trace ? - Aucune. Debout!
Les communications, l'état civil ?
Samad, c'est pour toi.
J'ai identifié tous les Nasser Khakzad, pas un seul trafiquant.
Je vous avais dit qu'il était balèze.
T'as fini d'en faire un dieu ?
C'est comme ça que tu te montes la tête.
Tant qu'on l'admettra pas, on le coincera pas.
Il est pas balèze, il a du bol, c'est tout.
Pourquoi on l'a pas chopé, alors ?
Il suffit de trouver des médocs
et de fabriquer du crack chez soi pour être balèze, c'est ça ?
Il l'a été assez pour qu'on puisse pas le coincer.
On l'a identifié, on connaît son délit et il nous échappe. Il est balèze.
Shateh était balèze. On a mis dix ans à découvrir son délit.
Et quatre à l'arrêter.
Ce qui est sûr, c'est que parmi les dealers que vous arrêterez,
beaucoup le connaîtront.
Cette fois, notre méthode sera différente.
On ne vise pas au départ des personnes clés.
On commence par tous les toxicos et les SDF connus de nos services.
Ils nous mèneront aux petits dealers,
qu'on fera identifier par des témoins.
Les aveux des dealers nous mèneront aux gros bonnets.
On vous dérange ? Vous manquez de rien ?
Bouge de là.
Une voiture pour la morgue.
Sortez de là.
De l'autre côté.
Tirez-le. Emmenez-le.
Allez, du nerf!
Courez !
Plus vite que ça !
On n'en laisse pas un seul !
On les embarque tous !
Tous dans les véhicules !
Plus vite que ça !
Tous!
Pour la énième fois, personne ne reste habillé.
Personne, c'est toi y compris !
T'es sourd ?
Pas de lacets,
de ceinture, de pièces, de briquet, de cigarettes, rien sur eux.
Soyez vigilants, les soldats.
Qu'ils se refilent rien.
Les mains dans les cheveux. Secouez-les.
Plus vite !
Secouez-les bien.
Je vous enverrai pioncer avant que vous piquiez du nez.
Vite !
Donc, vêtements retirés, cheveux secoués, rien sur vous.
Grouillez-vous, cinq autres groupes attendent dehors.
Fouille sa chemise et rends-la-lui s'il n'a rien.
Ils gardent leurs billets,
qu'ils viennent pas nous réclamer des fortunes.
Ouvre, envoie-le chez le médecin.
Vas-y.
Sans un mot.
Abruti, je gueule depuis trois heures qu'il faut se désaper ! Tu fous quoi ?
Je te cause !
- Tu l'enlèves ou je te l'arrache ? - Je peux pas l'enlever.
Pourquoi?
Je suis une fille.
Ouvre.
Tu montes.
Dépêche-toi.
Vous aussi?
Dehors.
Soldats ! Je vais donner l'ordre de s'accroupir et de se relever.
Tous ceux qui ont du mal doivent être examinés.
Accroupis !
Debout !
Accroupis !
Debout !
Tous ceux qui ont de la dope, des pipes, des seringues, de l'alu...
vous les leur retirez et vous les envoyez en bas.
Ouvrez !
Poussez-vous !
Poussez-vous !
Écartez-vous, laissez passer.
Pousse-toi, reste pas là.
Vêtements retirés, cheveux secoués, rien sur vous.
Dépêchez-vous.
Cinq autres groupes attendent.
- C'est qui ? - C'est moi. Reza ?
Il n'est pas là.
Oui?
Rue Hosseini, numéro 55 ?
Oui.
On a un mandat.
Quel Hosseini ?
Ici, c'est Varesan. Jalal Hosseini, c'est en face.
Vous faites erreur, il n'y a pas de Reza, ici.
Ouvre-moi ça !
Elle se fout de nous ! Pas de Reza !
- Reza Moradi, c'est qui ? - Mon mari.
- Il est où ? - Il n'habite plus ici.
Ah oui?
C'est qui, maman ?
Où est ton papa ?
Il est pas là, je vous jure.
- Il est où ? - Il est sorti.
Il rentre quand ?
Bonjour.
Bonjour, petit.
Ça va ? Tu vas bien ?
Va jouer, mon chéri.
- Il est allé où, ton papa ? - Acheter du pain.
En voiture ?
On n'a pas de voiture. En moto.
Viens avec moi, mon chéri.
Viens t'asseoir.
N'aie pas peur.
Ne pleure pas.
Samad ?
- Il y a rien. - Là non plus.
Impossible. Il reçoit 60 appels par jour.
Il y a rien. Vous cherchez quoi?
- C'est tout petit. - On a tout fouillé.
- Vous avez bien fouillé ? - Jetez un œil.
J'ai même démonté la télé.
Pleure pas, mon trésor. Je vais porter plainte pour le matériel.
On fait quoi ? On se tire et ils se font indemniser ?
On l'aurait retrouvée, s'il l'avait planquée.
C'est de la bière sans alcool.
- Allez, on décampe. - Comment ça ?
Toujours rien ?
On y va.
Il a pas de marchandise chez lui.
Et il est pas là.
Il est allé en chercher!
On l'attend, on repartira peut-être pas bredouille.
Il va pas rentrer, je vous jure.
Quelle marchandise ? Je ne porterai pas plainte. Partez.
Maudits soient ceux qui appellent. On ne fait rien.
Morteza.
J'écoute.
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