نخستین 200 خط.
LES 100 FUSILS
Allons-y les gars.
ll faut y aller.
C'est l'heure.
Allons !
Il est mort pour un fusil.
Il est bien mort, hein ?
Mais pour quoi ? Pour ça ?
Pour rien. Rien.
Ne laisse pas s'envoler cette colombe.
Je voudrais un renseignement.
Navré, je ne parle pas espagnol.
Puis-je vous aider?
Qu'a-t-il dit ?
Il a dit qu'au Mexique
il convenait de parler espagnol.
Vous commandez ici ?
Mais je parle anglais.
Vu cet homme ?
Recherché pour vol de banque.
Yaqui Joe Herrera.
Salut ma belle.
Où vas-tu Joe ?
Euh... Je file.
Tu avais dit jour et nuit.
Jour et nuit ? J'ai vraiment dit ça ?
La situation a changé.
Les soldats ?
Oui, il faut que je file.
Il est peut-être à cet hôtel.
On y admet les indiens ?
S'ils peuvent payer.
Un instant.
Votre nom ?
Lieutenant Von Klemme, de l'armée du Kaiser
Conseiller militaire ici.
Lyedecker, Policier
Tu as de l'argent ?
Pour quoi faire ?
- Eloigne-toi d'ici. - Donne-moi quelques dollars.
Je sais que tu en as.
Tu disais m'aimer.
Je t'aime. Tu me donnes de l'argent ?
On verra ça plus tard.
J'ai une voix perçante.
Tu veux que j'attire les soldats ici ?
A vos ordres.
On a capturé neuf indiens.
Qu'en faisons-nous ?
Pourquoi me demandez-vous ça ?
ils sabotaient la voie ferrée.
- Votre voie. - La compagnie ne m'appartient pas.
Pourquoi diable font-ils ça ?
Pourquoi nous combattent-ils depuis quatre cents ans ?
Ce sont des Yaquis, voilà tout.
Les "Tigres du Roc" comme ils disent.
D'après eux le train passe sur leurs terres.
Qu'en faisons-nous ?
Faites comme d'habitude.
Ce qui vous parait le plus juste.
Bien sûr !
Sergent !
Mets-les par files de trois.
Approchez.
Encore... Plus près.
Parfait.
Vertugo, je n'ai rien à voir avec ça !
Vous agissez sous votre seule responsabilité !
Je connais la valeur des choses.
Une balle a de la valeur. Un indien n'en a aucune.
Décide-toi.
Tu me donnes de l'argent ou j'appelle les soldats.
Approche.
Tu sais ce qu'il te reste à faire.
Fuyez ! Fuyez !
Ne les laissez pas s'échapper.
Va m'arrêter ce type, là-haut !
Exécution !
Salaud !
Tuez-le !
Voici le prisonnier, mon général.
Navré d'avoir mis fin à ton petit jeu.
Tu as distrait mes hommes.
Eparpiller les indiens. Très malin.
Mais je te tiens.
Parce que l'hôtel n'avait pas de sortie de secours.
Très malin. Très malin.
Attendez ! Cet homme a une valeur.
Laisse-le moi.
Si je vous tuais aussi ?
Le profit serait mince.
C'est un ami à vous ?
Certainement pas.
Qu'est-il donc ?
Un voleur de banque.
Il a volé 6.000 $ à une banque de Phoenix, en Arizona.
Combien dites-vous qu'il a volé ?
6.000 dollars.
Quand ?
Il y a douze jours.
50 dollars.
Où est le reste ?
Tu as l'air mexicain, mais tu ne parles pas mexicain.
Qu'es-tu donc ?
Tout sauf un sale Mexicain !
Maman était une Yaqui.
Et papa un gars de l'Alabama.
J'espère que tu sais mourir.
J'admire ceux qui meurent en braves.
Où est l'argent ?
Tous ces dollars dont vous parliez ?
Où sont-ils ?
Partis en alcool et en femmes ?
6.000 $ de filles en douze jours ?
Le plus bel étalon du monde
n'y arriverait pas ! 6.000 $ en douze jours !
Non, il ne l'a pas dépensé en filles ou en alcool.
Où est cet argent ?
Il vous l'a dit. J'ai dépensé la moitié en filles et
perdu l'autre !
Il l'a peut-être laissé à l'hôtel, général.
Juste. Allons voir.
Faites bonne garde.
Où est l'argent ?
Il paraît que ta mère fait le trottoir ?
Ils ne comprennent pas l'anglais.
Tant mieux. Où est l'argent ?
Vous êtes un vrai policier ?
Ça vous gêne ?
Après tout, vous m'avez attrapé.
Et je compte bien vous sortir d'ici.
La loi yankee n'a pas cours au Mexique.
Ils ne nous lâcheront pas.
Achetez notre liberté.
Cet argent ne vaut pas deux vies.
Je n'ai pas d'argent.
La banque ne dit pas ça.
Je l'ai pris, mais je ne l'ai plus.
- Comment l'avez-vous dépensé ? - En fusils.
En fusils ?
1 00 fusils achetés pour le Yaquis.
Ces pauvres diables qu'on pend en masse.
Les Yaquis. Mon peuple.
Si vous dites vrai
le général vous tuera à petit feu.
Un mot sur le général.
On l'a chargé de mater les Yaquis.
Il a pris la solution de facilité : les tuer tous.
Vous êtes américain comme moi. Vous ne pouvez pas
passer votre vie à piller des banques.
Je ne rentrerai pas.
Oh si. Je vous ramènerai
à pied ou à cheval.
Qu'y a-t-il de votre côté ?
Beaucoup de monde. Et du vôtre ?
Avec un peu de chance, ça pourrait aller.
Je vais sauter par la fenêtre.
Allez-y.
Arrêtez-les !
Sergent Paletes.
Tout le monde à cheval !
Exécution !
Yaqui !
On ne peut pas continuer.
Mon cheval.
En avant !
Je crois qu'on les a tous semés.
Tu as les fusils ?
Oui. C'est toi que Romero m'envoie ?
Où sont les fusils, Joe ?
Pourquoi une femme ?
On s'en méfie moins.
Où sont les fusils, Joe ?
Près d'ici, sur la piste de Chileena.
J'espère que tu dis vrai.
Ils y sont.
Quel est ton profit dans tout ça ?
Aucun, Sarita. Je fais ça par devoir.
- Pourquoi te méfier de moi ? - Je te connais.
Tu t'es drôlement aigrie ces temps-ci.
J'ai changé en effet.
Je les ai vus prendre mon père.
Je l'ai aidé à mourir, tu entends ?
J'ai aidé mon père à mourir !
Tu as bien dit la piste de Chileena ?
Je vais voir.
Flûte !
Pourquoi me frapper ?
Je ne cherchais pas à filer.
Tu es malin, Joe.
Je ne veux prendre aucun risque.
En route.
- Où va-t-on ? - A Phœnix.
Comment as-tu pu obtenir ce poste ?
Personne d'autre n'en voulait.
On a quand même mis un an à me le donner.
Et je vais te rapporter ?
200 $, plus le poste à titre fixe.
Ce n'est pas grand chose.
Ça dépend de ce qu'on avait avant.
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