Diary of a Country Priest (Journal d'un curé de campagne)

Diary of a Country Priest (Journal d'un curé de campagne)

Journal d'un curé de campagne

دانلود زیرنویس French

هماهنگ با نسخه‌های زیر

Journal d'un Cure de Campagne 1950 FRENCH DVDRip XVid AC3-afrique31
ناشر TestJamak
satranc sub / 23.976fps, 1h55m45s / UTF-8 srt / source4me

برچسب‌ها

cam
DVD
DVDRip
dvdrip
dvdr
x264
XviD
AC3
تاریخ انتشار: 2019-06-01
تعداد دانلود: 65
مخصوص ناشنوایان: No

پیش‌نمایش زیرنویس French

نخستین 200 خط.

Je ne crois rien faire de mal en notant ici au jour le jour

avec une franchise absolue,

les très humbles et insignifiants secrets

d'une vie d'ailleurs sans mystère.

Ma paroisse. Ma première paroisse.

En refusant d'avouer le mauvais état de ma santé, dois-je croire

que je n'obéis qu'à un sentiment du devoir?

Ma bicyclette me rend beaucoup service,

mais je ne puis monter les côtes à jeun, surtout sans d'horribles malaises.

J'ai délibérément supprimé la viande, les légumes.

Je me nourris de pain trempé dans le vin, pris en très petites quantités,

chaque fois que je me sens un peu étourdi.

J'ajoute au vin beaucoup de sucre

et laisse rassir mon pain plusieurs jours jusqu'à ce qu'il soit très dur.

Grâce à ce régime ma tête est libre,

et je me sens plus fort, beaucoup plus fort.

Le vieux Fabregars est venu me trouver ce matin à la sacristie.

Avec mon temps et ma peine,

Dieu sait, monsieur Fabregars,

que je voudrais donner pour rien les tapis, les tentures.

Je pense bien.

Un tas de vieilles loques, autant dire, toutes rongées de mites, toutes rapetassées.

Et qu'est-ce qu'elles vous coûtent à vous? - Nous payons très cher les cierges.

Parbleu ! Vous l'avez belle, hein, vous autres !

Vous n'aurez pas pour ça profité de la misère de personne ?

Il est un peu vite gagné, votre argent, monsieur le curé !

Mais monsieur Fabregars, les tarifs sont les tarifs !

Moi, c'est pas compliqué :

je ne demande qu'une chose. Et c'est de juste.

Ma pauvre vieille femme est morte. Qu'on l'enterre proprement.

Les obsèques habituels, quoi !

Et pour ça je ne donnerai pas un sou de plus, vous m'entendez ?

J'étais encore bouleversé par cette scène

lorsque je suis allé voir monsieur le curé de Torcy.

Mon Dieu, que je souhaiterais d'avoir sa santé et son équilibre !

Vous deviez fiche le bonhomme à la porte.

Le fiche dehors, parfaitement !

D'ailleurs, je le connais, votre Fabregars.

Le vieux a de quoi.

Vous autres, jeunes prêtres !

Je me demande ce que vous avez dans les veines aujourd'hui, vous autres jeunes prêtres.

De mon temps, on formait des hommes d'église,

des chefs de paroisse, des maîtres, quoi !

Maintenant les séminaires nous envoient des enfants de choeur.

de petits va-nu-pieds qui s'imaginent travailler plus que personne

parce qu'ils ne viennent à bout de rien.

Au premier essai, sous prétexte que

l'expérience du ministère dément leur petite jugeotte

ils lâchent tout. - Je ne lâcherai pas tout, je vous assure.

Avec l'idée d'exterminer le diable,

votre autre marotte est d'être aimé; 'aimé pour vous-même' s'entend.

Un vrai prêtre n'est jamais aimé, retiens ça !

L'église s'en moque que vous soyez aimé, mon garçon.

Soyez d'abord respecté, obéi. Faites de l'ordre,

faites de l'ordre à longueur du jour.

Faites de l'ordre en pensant que le désordre va l'emporter le lendemain.

parce qu'il est justement dans l'ordre, hélas,

que la nuit fiche en l'air votre travail de la veille.

"Faites de l'ordre, faites de l'ordre à longueur du jour".

Ces paroles de monsieur le curé de Torcy me sont revenues

tandis que je pelais mes pommes de terre pour la soupe.

L'adjoint est arrivé derrière mon dos.

Bonne nouvelle, monsieur le curé ! - Vous m'apportez la lumière électrique ?

La municipalité a donné suite à votre demande.

Elle accepte d'amener la ligne et prend l'installation à sa charge.

Restent les formatlités d'usage au Canton et au Département.

Ce sera long ? - 2 ou 3 mois, 4 au plus.

J'aurais bien voulu lui dire un mot de son cabaret.

Il donne un bal chaque dimanche.

Il l'intitule 'le bal des familles',

et il y attire jusqu'à des petites filles que les garçons s'amusent à faire boire.

Monsieur le curé.

Je n'ai pas osé.

Les besognes simples ne sont pas les plus faciles.

Une nuit affreuse.

Dès que je fermais les yeux, la tristesse s'emparait de moi.

J'aurais donné je ne sais quoi ce matin

pour une parole humaine de compassion, de tendresse.

J'attendais beaucoup de l'enseignement du cathéchisme élémentaire,

de la préparation à la Sainte Communion.

Les filles m'avaient donné de l'espoir, Séraphita Dumouchel surtout.

Communier, c'est...

re... recevoir...

recevoir...

Et toi?

C'est recevoir...

C'est recevoir Jésus dans le sacrement de l'Eucharistie.

Et qu'a-t-il fait pour instituer le sacrement de l'Eucharistie?

Pour instituer le sacrement de l'Eucharistie,

Jésus prit du pain, le rompit et le donna à ses apôtres en disant :

"Prenez et mangez, ceci est mon corps."

Il prit du vin et dit: "Prenez et buvez, ceci est mon sang."

Faites ceci en mémoire de moi."

La leçon est terminée. Séraphita viendra chercher un bon point.

Les autres peuvent sortir.

As-tu hâte de faire ta première communion?

Non.

Pourquoi?

Ça viendra quand ça viendra.

Tu comprends pourtant, tu m'écoutes si bien.

C'est parce que vous avez de très beaux yeux.

Elles avaient combiné la chose entre elles.

Mais pourquoi l'hostilité de ces petites ? Que leur ai-je fait ?

Mademoiselle Louise assiste tous les jours à la sainte messe.

Sans elle l'église resterait vide.

Sa situation d'institutrice au château nous impose à tous deux une grande réserve.

Elle est restée ce matin le visage enfoui dans ses mains.

Mais à la bénédiction, j'ai bien vu qu'elle avait pleuré.

Vous devez vous sentir bien seule ? - Mme la comtesse est très bonne pour moi

mais Mlle Chantal prendrait plutôt plaisir à m'humilier ou me traiter en domestique.

Elle est votre unique élève ?

Mme la comtesse a eu un fils autrefois. Le petit est mort. Elle l'adorait.

On évite au château d'en ouvrir la bouche.

J'irai voir Mr le comte jeudi prochain.

Cette visite au château m'occupe beaucoup.

D'une première prise de contact dépend peut-être la réussite de grands projets:

patronage de jeunes gens, société sportive,

que l'influence et la fortune de Mr le comte me permettraient certainement de réaliser.

Le terrain est en friche et la grange, je crois, est vide.

C'est exact.

Ma foi, Mr le curé, je ne dis pas non. Laissez-moi seulement le temps de réfléchir.

On le dit assez dur avec ses fermiers,

ce n'est pas non plus un paroissien exemplaire.

D'où vient qu'il ait pris tout de suite, auprès de moi,

la place si souvent vide, hélas! d'un ami, d'un allié, d'un compagnon ?

Madame Pegriot vous cuira ça. Elle est prévenue.

Je n'ai pas osé lui dire que mon estomac ne tolère en ce moment que le pain sec.

Je ne toucherai pas à son civet.

Et il me coûtera une demie journée de la femme de ménage.

Mais je pourrai le faire porter par l'enfant de choeur

chez la vieille madame Ferrand qui se régalera.

Monsieur le curé, j'approuve toutes vos idées.

Oh, mes idées !

C'est contre leur application que je vous mets en garde.

Je ne comprends pas.

La population, monsieur le curé, a fort mauvais esprit.

Croyez-moi, c'est un fait.

Et si vous me permettez de vous donner un conseil, eh bien...

ne la cherchez pas trop vite, ne vous livrez pas tout de suite.

Laissez-lui faire le premier pas. Il n'y a pas urgence en l'affaire !

Non, si ce n'est que ces choses me tiennent au coeur.

Pour ce qui est de mon terrain et de ma grange,

je ne voudrais pas vous décourager.

Plus tard nous en reparlerons,

lorsqu'il s'agira de faire ensemble quelque chose d'utile, d'efficace.

Je ne vous trouve pas une mine fameuse, monsieur le curé.

Vous devriez surveiller un peu votre santé.

J'ai l'estomac très capricieux.

J'hésite toujours, monsieur, à vous parler de mademoiselle votre fille.

Ma fille ? Pourquoi, qu'y a-t-il ?

Sa tristesse m'inquiète.

Son visage est loin de s'améliorer.

Je lui trouve maintenant une espèce de dureté, de fixité

bien au-dessus de son âge.

Chantal triste? Allons donc ! vous plaisantez.

Je me demande si on ne la prend pas à rebours,

si un peu plus de compréhension peut-être de la part de mademoiselle Louise...

Vous êtes fou.

Le nom de mademoiselle Louise a paru l'agacer prodigieusement.

Son visage est devenu dur.

Pourquoi ?

Sous le premier prétexte venu, je suis allé au château.

J'avais décidé ça très vite.

Le domestique a tardé quelques instants.

J'étais sûr de rencontrer monsieur le comte

qui passe généralement au château l'après-midi du jeudi.

C'est madame la comtesse que j'ai rencontrée.

Sans doute l'avais-je surprise.

Je vous dérange, madame ?

Vous ne me dérangez pas du tout.

Je savais qu'elle vivait très retirée

dans l'entier souvenir de son petit enfant mort.

Elle s'est avancée vers moi, m'a désigné un siège.

En vous voyant, j'ai eu l'impression que vous étiez venu avec une idée en tête.

Pas d'autre idée, madame, que de vous faire une visite.

Mais aussi que vous étiez bien décidé à la garder pour vous.

Je vous assure.

Laissons cela, je vois que je me suis trompée.

Vos paroissiens vous occupent beaucoup, monsieur le curé.

Une paroisse pourtant si petite.

Petite sur la carte, madame.

C'est une bien curieuse charge que celle que l'on vous a confiée.

Oui. Oui, madame.

Comme nous savons peu ce qu'est réellement une vie humaine.

Le pouvoir de lire dans les coeurs...

D'où vient qu'arrivé si dispos, je me sois trouvé tout à coup incapable

de tenir une conversation ou même de répondre aux questions posées?

Il est vrai que j'avais marché très vite.

J'avais perdu beaucoup de temps à Berguez chez madame Ferrant, toujours malade.

Monsieur le curé! Monsieur le curé, mon Dieu, qu'y a-t-il ?

Vous semblez souffrir beaucoup.

Voyons, où avez-vous mal ?

Ici, au creux de l'estomac.

Mais ce n'est rien. Rien du tout.

Excusez-moi, madame, mais je vous demande la permission de m'en aller.

Je suis sérieusement malade.

Voilà juste six mois que j'ai ressenti les premières atteintes de ce mal.

Je suis allé voir le docteur Delbende à Gesvres.

Le dr Delbende est un vieux médecin qui passe pour brutal et n'exerce plus guère.

Monsieur le curé de Torcy l'avait prévenu de ma visite.

Diary of a Country Priest (Journal d'un curé de campagne) subtitles in other languages

More French subtitles for Diary of a Country Priest (Journal d'un curé de campagne)

نظرات

No comments yet. Be the first to leave one.

Keep it about this subtitle — sync, quality, typos.500 characters left