OSS 117 Takes a Vacation

OSS 117 Takes a Vacation (OSS 117 prend des vacances)

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OSS 117 Takes a Vacation (1970) FR
ناشر FMS2025

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تاریخ انتشار: 2026-03-10
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نخستین 200 خط.

Monsieur Hubert. - Ah, mon bon vieux Georges.

Ça fait combien de temps déjà? - Dix-sept ou dix-huit ans.

C'est madame la baronne qui va être contente.

Tu te souviens? - Ah, oui.

On a oublié une valise, non? - Je vais voir.

Non, laissez, j'y vais.

Hubert, Hubert, Hubert, Hubert.

Hubert.

Bonjour.

Mon chéri.

Oui, c'est toi. Bien toi.

Mais je suis là, t'accapare. As-tu fait bon voyage au moins?

Excellent. Le temps était clément, la température

favorable, le vent faible.

Quel vocabulaire! Tu parles comme le journal météo maintenant.

Quand tu étais petit, tu m'apprenais la langue de ton lycée.

On m'a appris à me taire.

Oui, je sais: secret, peuple, langue, numéros. Toute

cette littérature, j'en ai lu. Moi, je trouve ça invraisemblable.

Assieds-toi.

Écoute, mon petit Hubert, on t'a peut-être appris à te taire, mais de

l'art de faire taire, moi non. Tu es content de retrouver la maison, non?

Je suis sûr que tu y penses parfois, quand tu te balades du côté de Tanger, Tokyo,

de Berlin ou Constantinople, où je sais moi, ces sales coins où vous

travaillez. Ah, la belle blonde dans les draps des palaces,

quand on rentre à l'aube. Ça doit être joli, mais je suis sûre que ça

ne vaut pas nos parties de nains jaunes,

jusqu'à dix heures du soir. J'ai raison?

Quoi? Euh... Mais dis-le donc, que tu

ne regrettes pas nos plaisirs champêtres.

Je n'ai pas dit ça.

Nos longues soirées dans le salon vert. Et là, Bergson,

Sartre, Kant, Freud, tous crottés d'avoir chassé avec nous toute la journée.

Ah, je comprends que tu regrettes tout ça. Tu as toujours été un bandit.

Ma tante.

Eh oui, un vrai bonnisseur de la pape, comme moi.

Merci.

Le matin, c'est toujours du chocolat avec des tartines de miel et myrtille sur une

grosse couche de beurre?

Non, un thé léger, un toast.

La ligne pour la bagarre et pour le reste?

Non, le foie.

Le foie? Nous allons arranger ça aussi.

Les bonnes soupes de Louise, tu te rappelles? Oui, elle est morte.

Mais Socrate est toujours là, tu sais. Oh, il va être fou de joie, Socrate.

Allez..., là, là, là, là, allez, allez, allez, là, hop,

là, là, là, là, là, là.

Oh, mais qu'est-ce qui lui prend? Lui qui t'adorait, Georges,

Georges, vite le coton, l'alcool.

Salope, Socrate.

Ma tante. - Qu'est-ce qui ne va pas?

Ce n'est tout de même pas ce... méchant coup de bec.

Non, ce n'est pas ça, mais... - Alors quoi?

Je crois que je ne déjeunerai pas avec vous.

Mais... qu'est-ce que tu racontes? Il grossit en plus. Mais tu es fou.

Il... il est devenu fou. Ils l'ont rendu fou.

Je suis très fatigué.

Mon pauvre chéri, bien sûr que tu es fatigué. Tu es mort. Mort de fatigue.

Mais prends quand même un peu de potage avec nous, ça me fera plaisir.

Non, vraiment, sans façon.

Maman, n'insistez plus. Hubert a vraiment l'air épuisé.

Un petit tour dans le parc lui fera du bien.

Tu vois ça? C'est Marx et Engels.

Non, laisse-moi faire.

Attention, ta mère nous regarde.

Tiens, regarde. Ça, c'est Marcuse.

Il est beau, Marcuse.

Alors, ma tante, c'est plus à midi qu'on mange?

Je savais que ça te ferait du bien de revoir nos pensionnaires.

Mon grand.

Allô, allô, opérateur, sans souci. Appel patron.

Allô, opérateur, sans souci. Appel patron.

OSS 117, appel Smith. - Salut.

Vous vous moquez de moi, non?

Pendant mes vacances, j'ai failli être remplacé.

Qu'est-ce que c'est que ce trafic? - Du calme, Hubert.

Hubert, du calme. Vous êtes en vacances. Profitez-en.

Ça suffit. J'en ai marre.

Hubert, voyons. Profitez de vos vacances encore quelques jours.

Écoutez, encore une plaisanterie de ce genre et je raccroche.

Votre humour, je m'en passe. Donnez plutôt des instructions.

C'est joli, les vacances, mais après? - Encore des vacances.

Toujours des vacances. - Je vous vois venir.

Pourquoi pas au Brésil? - Au Brésil?

La mer, São Paulo, Guarujá.

Rio, j'adore. - Tant mieux.

Vous avez une place sur le vol Air France 090 après-demain de Bordoli.

Et là-bas? - À São Paulo, on vous attend.

Profitez bien de votre famille. La suite de votre congé sera plus sportive.

C'est pour vous. - Ah, oui, je viens.

C'est cette dame. Là-bas.

Eh bien, merci.

Hubert! Hubert Newman!

Quelle beauté. Qu'est-ce que tu es beau.

Tu ne changeras jamais.

Comment le diable fait-il pour tourner en même temps un film à Hollywood,

un autre à Chinechita, et prendre du bon temps au Brésil?

Nous autres, les très grandes, savons faire de tels miracles.

Comment?

C'était un paradis, je m'en souviens.

J'aimais le rythme fantastique.

C'est peut-être le paradis, mais c'est le bout du monde à Guarujá.

Nous voilà!

Hubert?

Hubert!

En principe, ce n'est que ton sosie qui a

le fabuleux honneur de partager mon bungalow.

Faudra t'y faire. - C'est ça.

Alors, pour la perquisition, tu ne te fatigues pas?

J'essaierai. - Tu verras,

ils ne te contacteront même pas. - On ne sait jamais.

Non, je t'assure.

De vraies vacances, alors. - Eh oui.

Comme à Tanger, comme à Mamaya. Et avec toi.

Faut-il qu'il m'aime, c'est bon, Yosemite?

La preuve qu'il t'aime: je suis là. Il sait que nous deux...

Allez, viens, attache mon maillot.

Tu te baignes en maillot maintenant? - Tu sais, ici, on s'habille pour le bain.

Oh! Salaud!

Non, mais tu es malade. - Oh, laisse.

C'est discret, ton truc. - C'est droit, nul.

Oh, tu ne penses qu'à ça. - Oh, et puis tu m'ennuies.

Oh, mon Dieu, je m'excuse, c'est ma faute. Il faut que j'aille.

Elle est sans numéro.

Comment? J'ai failli me noyer et tu ne bouges pas.

La belle fille des Gomez va croire que tu t'ennuies à mort.

Je me demande ce que je fais là, d'ailleurs.

Pourquoi? Tu veux rentrer? - Tu parles.

Il fallait le dire avant, mon héros. Tu sais que je suis un esclave.

J'ai oublié de te dire que la police brésilienne te recherche.

Ah non, ce n'est pas toi, c'est ton sosie.

Et voilà, chère Elsa, il n'en existe pas deux comme toi.

Heureusement.

Excusez-le, il est terrible. Et vous êtes divine, ma chère.

Le seigneur Ernesto Gomez. - Le pistolet?

C'est là-bas, la dernière maison.

Ernesto Gomez, c'est ici? - Là, sur la moto.

Oui? À quoi joue-t-il?

Combien avez-vous d'enfants?

Je ne sais pas. Pourquoi? - Lui, il en a quatre.

Alors, quand il naît sur Mesa, eh bien, il apprend sur sa moto.

À la vôtre.

J'ai un contrat à vous proposer.

Et vous ne voulez pas dire qui vous êtes?

Exactement. - Je vois.

Dans ce cas, le tarif est double. - Votre prix sera le mien.

Le prix n'est pas le problème. Le problème, c'est le résultat.

Avec Gomez, jamais de problème.

Votre homme est déjà mort.

Le cas est un peu...

particulier.

Nom en question, seigneur Gomez.

Il a la ruse du renard, la méfiance de l'antilope,

et le courage du jaguar.

Du gibier? - Un renard qui touche toujours sa cible?

Une antilope qui a lu Mao Tse-Tung? Un jaguar champion du monde?

Non, croyez-moi, seigneur Gomez, ça ne sera pas de la tarte.

Allons donc.

Je sais ce que je dis. Pour plus de sûreté, je vous adjoindrai deux hommes.

Deux hommes à moi. - Quoi?

Trois pistolets roses pour un seul client? On se moquera de moi dans tout le Brésil?

Certainement pas. Je crois même que votre réputation en sortira renforcée.

Si. l'homme n'a jamais été vaincu, seigneur Gomez.

Jamais.

C'est 10 000 dollars. Frais de déplacement en Suisse.

Primes de risque.

L'artillerie des gars est à votre charge.

Moitié maintenant. Le reste après.

Je vous offre le triple. Je veux que tout soit parfait.

Réglé dans les moindres détails. - Oh, seigneur.

Chez Gomez.

Il est au Jiquitima. Il se fait appeler Hubert Newman.

En réalité, c'est le plus redoutable des agents spéciaux américains.

Le colonel Hubert Bonnisseur de La Barbe. OSS 117 en personne.

Elsa.

Elsa.

On t'a dit qu'il y avait une mine affreuse? Ce n'est pas grave.

Mais ça, c'est un travail de maître-nageur.

Tu as l'air fou. - C'est vrai.

J'adore les mondes, et les mondes m'adorent.

Tu ne sais pas ce que j'ai prévu pour toi. Une partie plus reculée de la côte.

Chez la comtesse Mendes de Santa Rosa, une cousine éloignée.

Camarades: Feijoada, Cachaça, Cachambuca,

bref, tout ce que tu n'aimes pas.

Votre courrier. - Merci.

Hubert!

Hubert!

Tu es sourd? Tu pourrais au moins répondre, non?

Ah, les vaches! C'est un cadeau de la CIA, cet article.

Ils ne vont pas tarder à me donner la chasse.

Merci, Smith, au passage.

Il va falloir que je pense à rentrer.

Tu comprends, les tournages de la vie passionnée de Charles de Foucault

commencent dans quelques jours. Et moi, je suis là, perdu.

Foucault et pas Foucault. - Oh, Foucault, Foucault, tu sais.

Pasolini va être furieux. Je ne sais même pas quoi faire.

Faut que je pense à ma carrière.

Et surtout, là-bas, ne prends pas froid. - Pourquoi? Ça vient du nord?

C'est horrible.

Oh, merde!

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