نخستین 200 خط.
Merci.
Merci beaucoup.
Merci.
Hé, comment ça va les gars ?
D'accord.
Merci.
Merci d'être venu.
OK
Vous perdez un putain de temps.
Vous allez avoir deux blagues de moins si vous ne fermez pas votre gueule.
Je suis très heureux que vous soyez ici.
Je suis vraiment reconnaissant.
Je sais que ce n'est pas facile d'être mon fan de nos jours.
Je sais que vous avez tous une personne qui ne sait pas que vous êtes ici.
Cette personne-la...
Hé, qu'est-ce que tu fais ce soir ?
Juste un spectacle d'humour.
Je ne sais pas.
Donc, tu sais, désolé pour tous les ennuis que je t'ai causés.
Bon allez, commençons quand même...
J'adore faire du stand up
Je le fais depuis 38 ans maintenant.
Et beaucoup de gens me demandent s'il faut de la confiance en soi.
En fait personne ne demande...
Je voulais juste en parler.
Mais c'est le cas.
Il faut une certaine confiance en soi pour le faire.
Cela ne signifie pas que je suis généralement une personne confiante.
Vous savez, il y a différents types de confiance.
Ça commence par la confiance personnelle.
La confiance personnelle est comme un homme portant un pantalon blanc.
Cela demande une confiance personnelle et un optimisme énormes, vraiment, pour sortir en pantalon blanc.
Genre, ça va être une belle journée.
Il n'y aura ni flaques d'eau ni pizza.
Je ne pourrais jamais porter de pantalon blanc parce que d'abord, j'aurai mes règles...
Je le sais bien..
Ou la diarrhée, plus vraisemblablement.
C'est vraiment mes règles à moi...
Diarrhée.
Environ une fois par mois, je me dis, oh, putain, on y va.
Mieux vaut juste rentrer à la maison.
Vaut mieux pas prendre de grandes décisions aujourd'hui.
C'est vrai.
Tu ne devrais jamais négocier quand tu as la diarrhée.
Si j'ai la diarrhée et que tu te mets entre moi et les toilettes,
je te vends ma maison pour dix cents.
Quoi qu'il en soit, c'est la confiance personnelle.
Un autre type de confiance est la confiance morale.
Confiance morale.
C'est comme savoir que vous n'auriez pas eu d'esclaves, à l'époque où tout allait bien.
C'est ça la confiance morale, c'est pouvoir dire, je ne l'aurais pas fait.
Même si je vivais au XVIIeme-peu importe en Virginie et que quelqu'un disait, tu veux un esclave ?
J'aurais été comme, non, je suis prêt.
Et je suis sûr de pouvoir le dire.
Mais je pense qu'il est facile de dire cela maintenant, parce que vous ne pouvez pas avoir d'esclaves.
Sont difficiles à trouver...
Trop difficiles...
Vous n'avez pas d'esclaves, mais ce n'est pas parce que vous êtes meilleurs qu'à l'époque.
C'est parce qu'ils ne sont pas disponibles.
Il n'y a pas - vous n'avez pas à décider cela.
Ce n'est pas comme si vous portiez les courses à la voiture comme, putain,
ce serait vraiment bien si j'avais un esclave, mais je ne le ferai pas.
Non, ce n'est pas comme s'ils avaient des esclaves à Leroy Merlin
Je veux dire, ils le font en quelque sorte.
Je veux dire, il y a- il y a certains, vous savez, comme vous pouvez amener une femme russe à
te faire ce que tu veux parce que sa famille est otage.
Ou vous pouvez adopter un enfant du Bangladesh qui a environ 12 ans.
Il emménagera dans votre maison, fera votre lessive et vous sucera la bite, tout ce que vous voudrez.
Mais même lui, même lui peut partir à 18 ans.
Bien que, qui les veut quand ils sont si vieux?
Je dis juste.
Pardonnez moi.
Je dis juste.
Quoi qu'il en soit, c'est la confiance morale.
Le genre de confiance que j'ai est très spécifique.
C'est que je sais faire des blagues sur des choses terribles.
Je sais comment faire ça et je sais que je sais comment faire ça.
C'est donc ma principale compétence.
Et il y a certaines personnes qui pensent qu'il y a des
choses dont il ne faut pas plaisanter, comme Auschwitz.
Il ne faut pas faire de blagues sur Auschwitz, pensent certains, car c'était terrible.
Plusieurs personnes sont mortes.
Il y a des enfants qui ont été tués à Auschwitz, des enfants qui auraient pu
grandir et déménager à Brooklyn et détester les Noirs, et ils n'ont pas pu le faire.
Exactement.
C'est terrible.
Certaines personnes pensent donc qu'il ne faut pas plaisanter sur Auschwitz.
J'ai un ami, un comédien anglais, qui a fait une blague sur Auschwitz l'année dernière.
Il a eu beaucoup d'ennuis.
C'était une grosse affaire.
C'était dans les journaux.
Il a perdu des emplois.
Et à un moment donné, Auschwitz a tweeté à ce sujet.
C'était marqué Auschwitz avec un chèque bleu.
Donc c'était comme, oh cool, c'est vraiment eux, tu sais ?
Et ils ont tweeté comme, ce n'est pas drôle.
Et je ne sais pas.
Je veux dire, qui gère les comptes sociaux ?
Pourquoi le camp de la mort tweete-t-il ?
C'est qui?
J'ai obtenu un emploi d'été à Auschwitz.
Je gère le compte Twitter.
Et moi là... Quoi?
Parce que les gens ont des réactions différentes face à des choses terribles, tu sais ?
Certaines personnes pensent que la comédie aide.
Je ne pense pas que cela aide.
Cela n'aide pas.
C'est comme, je me souviens d'une fois, il y avait des gens, vous vous souvenez pendant la guerre en Irak.
Je ne me souviens plus laquelle, mais c'était l'une des guerres en Irak.
Et quelqu'un organisait par l'intermédiaire de l'USO des tournées de comiques pour aller à Walter Reed Medical le centre de soin des soldats blessés
et leur rendre visite dans leurs chambres d'hôpital,
ce qui est terrible, ça a l'air bien, mais c'est une très mauvaise idée en fait.
Ils n'ont pas besoin d'un comique genre, d'où venez-vous ?
Va te faire foutre.
Vous savez, ce n'est pas utile.
Et je n'étais même pas n'importe qui.
Je n'étais pas célèbre, mais j'y étais.
J'étais genre, je fais du bénévolat.
Putain, je déteste tellement ça, tu sais, mais je l'ai fait.
Et je me souviens que nous sommes à l'hôpital.
C'est un endroit très sérieux.
C'est un hôpital militaire.
Et le médecin militaire nous fait un briefing
sur le soldat que je vais aller voir.
Il dit que le nom de ce jeune est Travis.
Il vient de l'Iowa.
Il a 20 ans.
Il était à Bagdad en patrouille et quelqu'un lui a jeté un stérilet (IUD).
Je veux dire IED (engin explosif improvisé), désolé.
Ce n'était pas un stérilet.
Ce n'est pas vraiment une arme efficace.
Non.
C'est plus drôle que la vraie blague, malheureusement.
Mais je vais continuer.
C'est un stérilet.
Merde.
Merde.
C'est un engin explosif improvisé.
Vous savez, c'est comme un sac d'ammoniaque avec des pièces canadiennes dedans.
Et ils l'attachent à un téléphone à clapet Nokia et tu vois...
C'est ce qui est arrivé à Travis.
Alors le médecin dit qu'il est en chirurgie depuis 20 heures.
Il est sur le point d'en sortir.
Vous êtes le premier visage qu'il va voir.
Il est genre, pouvons-nous demander à sa mère de faire la star americaine d'ouverture, peut-être?
C'est une mauvaise idée.
Alors j'ai demandé au médecin, j'ai dit, hé, qu'est-ce que je dis à ce putain de gamin ?
Il dit, voici ce qu'il ne faut pas dire
Il a dit, ne dis pas, comment vas-tu ?
Et ils vous le disent si vous rendez visite à un patient traumatisé.
Ne dis pas, comment vas-tu ?
C'est stupide.
Alors d'accord, j'y vais.
Travis est allongé là.
Je suis comme au-dessus de son lit, c'est degueu.
Je ne peux pas dire, comment vas-tu ?
Alors j'ai dit pire.
J'ai dit, qu'est-ce que tu vas faire maintenant ?
De toute façon.
C'est ce qui s'est passé avec Travis.
La réaction des gens à des choses terribles est différente selon, comme certaines personnes essaient de le faire, genre
J'ai vu un magasin et sur la porte il était écrit, pas de haine autorisée ici.
Fous le camp, haine, salopard
Si vous venez ici, la haine va vous chopper et vous foutre une raclée.
C'est une idée bizarre.
Aucune haine autorisée dans ce magasin.
Je déteste mon père.
Comment suis-je censé rester ici et m'en occuper avant d'entrer et de l'acheter ?
J'ai vu une fois un magasin avec une enseigne qui disait: 92 % de nos produits sont éthiques
Vaut mieux rien mettre.
Ce n'est pas assez élevé pour se vanter.
92 %.
Cela signifie que 8% de leurs vêtements sont genre, vous ne voulez même pas savoir comment nous avons fait cette merde.
C'était un bain de sang.
Nous avons fait cette chemise, nous avons juste arraché le dos du gamin hondurien qui travaillait là-bas.
Certaines choses terribles se produisent dans le monde, vous abandonnez en quelque sorte.
Comme à New York, il y a beaucoup de sans-abri ici.
Il y a beaucoup de sans-abri ici.
Je veux dire, pas ici.
Il n'y en a pas ici.
Il n'y en a pas ici.
Il n'y en a pas ici.
Même avec un billet, il n'entre pas ici.
Ils n'ont pas le droit d'aller là où nous allons.
Ils ne sont tout simplement pas autorisés.
C'est la partie avec laquelle nous sommes tous d'accord.
Je ne sais pas quoi faire des sans-abri, mais ils ne viennent pas ici.
Si vous n'avez pas votre propre intérieur, vous ne pouvez pas entrer dans l'intérieur des autres.
Ce sont les règles.
Ce sont les règles selon lesquelles nous vivons.
J'ai fait des émissions de bienfaisance genre les enfoirés pour les sans-abri où les
sans-abri n'étaient pas autorisés à participer à l'émission.
Il y a des endroits entiers où ils ne vont pas, comme l'aéroport.
Ils n'ont même jamais vu un aéroport.
Tu n'as jamais été à ta porte d'embarquement et un gars dit, hé, j'essaie d'aller à Tokyo.
Peux-tu m'aider?
Mais ils sont partout.
De Phoenix, Arizona, 45 degrés.
45C.
Les sans-abri se tiennent juste à l'extérieur aux intersections avec un panneau qui dit, aidez-moi,
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