Tibetan Warrior

Tibetan Warrior

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نخستین 200 خط.

HELDENPLATZ, VIENNE 2012

LE TIBET A BESOIN DE VOUS !

Les Tibétains sont un exemple pour le monde entier,

ils montrent qu'on peut mener un combat difficile

en se conformant aux principes de non violence.

Les Tibétains luttent pour leur liberté depuis 50 ans.

La situation est grave au Tibet, l'année dernière,

plus de 35 jeunes Tibétains se sont immolés par le feu.

- Le Tibet libre ! - Le Tibet libre !

- Le Tibet libre ! - Le Tibet libre !

- Le Tibet libre ! - Le Tibet libre !

Merci à l'Autriche de nous accueillir...

BERNE, SUISSE

Parfois, je pense que je suis un parfait représentant de mon peuple.

Je suis né en exil, j'ai vécu 25 ans en Inde.

Aujourd'hui, j'ai 50 ans, et je vis en Suisse depuis 25 ans.

J'ai deux cultures et j'arrive à les combiner.

Il a touché la cage ! Il relance. Et but !

Tu as vu ? Sur la barre, puis dans les filets.

Faisons la prière.

Je prends refuge dans le Guru, je prends refuge dans le Bouddha,

je prends refuge en Dharma.

Mes enfants vivent avec leur mère,

ils viennent chez moi deux ou trois fois par semaine.

Je leur fais la cuisine.

Ils me disent : "Pala, ton momo est le meilleur des momos."

Au Tibet, la Chine est...

Papa, je sais.

Oui, mais je veux te le rappeler.

Je ne te verrai plus pendant deux mois.

Je veux t'expliquer pourquoi je fais cette marche.

Je dois la faire.

De nombreux Tibétains souffrent horriblement en prison.

Ici, on est libres et heureux.

Je me demande comment on peut rester indifférent

alors que les Tibétains souffrent tant ?

C'est bien que vous sachiez ce que fait votre père.

Venez m'embrasser.

On se reverra bientôt. Prenez soin de vous.

Attends une minute...

Papa, donne-moi deux francs.

Je vais t'en donner plus.

Prends soin de cette chaîne.

Tiens, voilà 20 francs.

Merci.

Achète-toi des bonbons.

Fais-moi un bisou. Sois sage, hein ?

Nyima, embrasse-moi ! OK ? Merci.

Il y a 25 ans, en arrivant en Suisse,

je me demandais ce que je pouvais faire pour mon pays.

J'ai compris que la meilleure chose que je pouvais faire

était de chanter.

Je devais choisir. Si je chantais, je ne pouvais pas travailler.

Si je travaillais, je ne pouvais pas chanter.

Je me suis fait le serment de continuer à chanter,

même si je devais me nourrir de pain et d'eau.

Donc, j'essaie de gagner ma vie en chantant,

et en même temps, je me consacre entièrement

à la cause du Tibet.

Aujourd'hui, je ne peux me contenter de chanter ou d'être père,

car ces photos d'auto-immolations me bouleversent.

BÂTIMENT DU PARLEMENT BERNE, SUISSE

Chers amis, j'ai décidé de faire une marche de Berne à Genève.

Berne est la capitale politique de la Suisse,

et Genève le siège de l'ONU pour les droits de l'homme.

Je voyage avec ce cercueil, qui symbolise

la mort lente de mon pays.

L'an dernier, 35 Tibétains se sont immolés par le feu.

Je me considère comme le messager de ces 35 courageux Tibétains.

Ils se battent pour la liberté,

ils souhaitent que sa Sainteté le Dalaï Lama

revienne au Tibet et siège au Potala.

Je vais à Genève.

- À pieds ? - Oui.

Au Tibet, la situation est très grave.

Oui.

Alors, en chemin je discute avec des gens comme vous.

Ensuite, j'irai à Genève. Et là-bas,

je déposerai ce cercueil devant le siège de l'ONU.

Des musiciens du monde entier viendront

jouer et chanter pour le Tibet.

- Le Tibet libre ! - Le Tibet libre !

Oui, oui.

DHARAMSALA, INDE

FÊTE ANNUELLE VILLAGE D'ENFANTS TIBÉTAINS TCV

À l'époque, alors que ma mère était mourante,

j'ai voulu aller en Inde, mais on m'a refusé le visa.

VILLAGE D'ENFANTS TIBÉTAINS

Sept ans après, j'ai un visa

et je reviens à l'endroit où j'ai grandi.

C'est ma seconde maison, c'est là que j'ai grandi.

J'y ai vécu pendant près de 15 ans, je crois.

J'ai passé toute mon enfance ici.

Mes parents sont toujours là, mais je crois

qu'ils se sont réincarnés.

Mais je sens l'esprit, la tendresse qui se dégage

de chacun de ces arbres et de ces fleurs.

Mon père et ma mère étaient des parents adoptifs.

La plupart des enfants avec qui je vivais

à cette époque étaient orphelins.

Il y avait entre 30 et 40 enfants.

Mes parents traitaient tous les enfants de la même manière.

Ils les traitaient comme moi, leur propre fils.

Malheureusement, ils voulaient mourir au Tibet.

Dans leur pays, là où ils étaient nés.

Mais ils sont morts ici.

La mort de ma mère a été difficile ?

Pas du tout.

- A-t-elle pu dire ses prières ? - Oui.

- Et les prières du matin ? - Oui.

DEMI-SŒUR DE LOTEN

C'est arrivé dans l'après-midi, vers 14 h.

L'heure de sa mort ?

- Tu as gardé ses restes ? - Oui.

Je peux les voir ?

Ce sont les restes de ma mère ?

- Ce sont ses cendres ? - Oui.

Ceci est la sculpture en argile.

Elle est faite avec les cendres de ma mère ?

Oui.

Et le reste de ses cendres ?

On les a dispersés dans le fleuve.

- Quel fleuve ? - Le Gange.

Tu vas les ramener en Suisse ?

Je ramènerai la petite sculpture en argile.

Je disperserai le reste dans le fleuve.

Dans le Gange ?

Peut-être, ou ailleurs.

Peut-être un fleuve local.

Le Gange est sacré, mais il est très sale.

Tout le monde le sait.

Ce serait mieux de les emporter à la montagne.

MAISON DE LA SŒUR DE SA MÈRE

Bonjour, tatie.

Qui es-tu ? Je ne te connais pas.

Tu ne me connais pas ?

Je ne crois pas.

Ma mère était Sodon, ta sœur.

Tu es ma tante.

Alors, je suis ta tante.

Oui, oui.

- Tu vois qui je suis ? - Oui.

Ton neveu, Lobsang Tenzin.

Je suis contente de te connaître.

Merci beaucoup.

Assieds-toi.

Tu ne peux pas me connaître. C'est la première fois qu'on se voit.

- Tu n'as pas appelé, à Lhassa ? - Si.

Quand j'étais à Lhassa, tu as appelé.

Tu étais au Tibet à l'époque ?

- Oui. - Mais on s'est peu parlé.

Je t'ai dit qui j'étais et tu as répondu :

"Tatie, on se reverra un jour."

Assieds-toi.

Prends des biscuits.

Tu as l'air en forme.

Elle ressemble à ma mère, non ?

Au Tibet, tout le monde avait des problèmes.

Vous étiez humiliés par les Chinois ?

Grâce aux gens qui travaillaient pour nous,

je n'étais pas battue.

Mais ils m'ont forcée à m'agenouiller

devant 4000 personnes,

avec ma mère et une autre femme.

On a tous dû s'agenouiller.

Beaucoup de nos aînés ont été tués.

Vraiment !

Oui, les Tibétains ont tant souffert.

Comment sont-ils morts ? Par balle ?

Non, battus à mort.

Tous les aristocrates ont été arrêtés.

C'était l'enfer sur terre.

Ton mari a été tué par les Chinois ?

Oui, il a été battu à mort à 40 ans.

Libération pacifique du Tibet.

Beaucoup pensent, notamment les occidentaux,

que le Tibet était une terre sacrée,

une terre de pureté où les gens étaient libres de parler.

Quelles institutions étaient en place ?

En réalité, ce n'était pas une terre sacrée.

Cela n'a jamais existé.

Il s'agit d'une société, d'un système social très ancien.

DONDRUP LHAGYAL, CHERCHEUR

Il y a un système social, mais c'est un système féodal.

Pendant des siècles, les serfs

étaient inféodés et asservis par des propriétaires terriens.

Nuit et jour, ils vivaient dans des conditions effroyables

et travaillaient comme des forçats.

Cette période sombre a pris fin il y a 51 ans,

le 28 mars.

Ce jour-là, le gouvernement central a annoncé

la dissolution du gouvernement aristocratique local

et a établi la Région Autonome du Tibet.

Au mois d'octobre de la même année,

l'armée populaire de libération est entrée au Tibet

et a été accueillie par les membres du gouvernement local et les moines.

On m'a dit que tu avais passé des années en prison.

Oui, 21 ans.

J'étais soumis à un interrogatoire tous les 2 jours, avec les menottes.

DHINGRI NGAWANG EX-SOLDAT TIBÉTAIN

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