نخستین 200 خط.
LA VIE D'UN TATOUÉ
Producteur : TAKAGI Masayuki
Scénario : NAOI Tetsuya - HATTORI Yoshi
Caméra : TAKAMURA Kurataro
Lumière : TSUCHIDA Moriyasu
Décors : KIMURA Takeo
Musique : IKEDA Masayoshi
Chanson : Dokata no Uta par ISAO FUJITA
Distribution :
HIDEKI TAKAHASHI, MASAKO IZUMI
YUJI ODAKA, HIROKO ITO
KAYO MATSUO, HOSEI KOMATSU
Tatouages : ONAKA Yutaka
SEIZABURO KAWAZU, AKIRA YAMAUCHI
Réalisation : SUZUKI Seijun
AN 1 DE l'ÈRE SHOWA 1925
GANG OWADA
GANG TOZUKA
Maudit...
TETSU LE TIGRE
Quel dommage que Kenji soit sorti...
mais il ne saurait tarder.
Pourriez-vous, je vous prie, lui remettre ceci ?
Je vais devoir m'éloigner pour quelque temps.
Dites-lui qu'avec cet argent,
il doit poursuivre ses études aux Beaux-Arts.
Tetsu, vous allez...
Merci de veiller sur lui.
Ce doit être lui...
Je suis Masakichi du Gang Owada.
Le boss désire voir M. Tetsu et m'a chargé de l'amener.
Veuillez m'annoncer.
Quelle idiotie !
C'est sur son ordre que j'ai liquidé notre créancier Tozuka !
Et maintenant, c'est ton tour !
Du calme ! Tu es coincé !
Le tireur de pousse est des nôtres.
Saloperie !
Grand frère !
Salaud !
Kenji !
Kenji, où vas-tu ?
À la police !
- Lâche-moi ! - Kenji !
Lâche-moi !
Ce n'est pas pour élever un tueur que j'ai trimé toutes ces années !
C'est moi qui l'ai tué.
Toi, tu retournes aux Beaux-Arts.
Grand frère, où t'en vas-tu ?
Chez Owada pour en finir.
Tu n'en sortiras pas vivant ! N'y va pas !
C'est mon affaire !
- Tu sais bien... - Tais-toi !
Tetsu ! je suis incapable d'étudier Maintenant que j'ai tué un homme,
Je vais me donner aux flics !
Kenji !
Écoute bien. En prison, tu n'as droit
qu'à une seule couverture en plein hiver.
En été, quand tu ruisselles de sueur,
tu dois supplier, tête au sol, pour avoir un simple verre d'eau.
Tu crois trouver un grain de riz, et ce n'est qu'un petit caillou blanc.
Délicat comme tu es,
tu ne tiendrais pas six mois.
Alors... que faire ?
Tu veux vraiment arrêter tes études ?
Tu es vraiment impossible.
Bon, on n'a pas le choix. Tu viens avec moi ?
Où ça ?
Tant qu'à fuir, le plus loin, c'est le mieux.
Allons en Mandchourie.
En Mandchourie !?
UN PORT DE PÊCHE SUR LA CÔTE OUEST DU JAPON
J'ai alors nargué le chef des bandits.
Derrière moi, l'élite de l'armée se préparait à l'assaut.
Je l'ai mis au défi de me tuer.
Ça, c'est un chef !
Ce bandit, quelle tête il avait ?
Un géant, avec une énorme barbe.
Quel cran !
J'avais sur moi une missive secrète à transmettre à tout prix au QG.
Moi, Yamano Senkichi, je ne pouvais faiblir.
Vous avez donc été espion ?
Pas du tout !
J'œuvrais à l'édification du Grand Empire Mandchou.
Bienvenue !
Et alors ?
Tout le monde n'a qu'un mot en tête : Mandchourie, Mandchourie...
Le capitaine du Nissei Maru est-il là ?
On ne l'a pas vu depuis longtemps. Vous désirez...?
On pensait le trouver ici...
tant pis.
À boire !
Où est le patron ?
De sortie. C'est pour quoi ?
Chasse aux passagers clandestins.
Beaucoup plus nombreux ces derniers temps.
Tous les bons à rien du pays croient trouver le bonheur en Mandchourie.
Ça vous profite bien, ici, au port.
Vous croyez ça !?
Kenji.
Merci !
Prévenez-nous dès que vous en voyez un ! Compris ?
D'accord.
Oyuki, purifie l'entrée !
OK Doc !
Le voyage, c'est des compagnons, le monde, c'est la compassion...
Dis-moi...
je peux peut-être t'aider.
J'ai rien demandé.
- Tu veux traverser, non ? - Merci. Je m'en occupe.
Ah, voilà.
Écoute, je suis un clandestin récidiviste.
Ne prends pas ça mal !
Je sers la Société du Dragon noir dont le Président Oyama m'honore de sa confiance.
Je m'appelle Yamano Senkichi.
Le hasard d'une rencontre...
Je m'explique...
L'expansion de l'Empire japonais
et la libération de la Grande Asie sont notre mission internationale.
Qu'en dites-vous ?
Voulez-vous nous aider ?
En fait, à la demande du président Oyama,
je dois, moi-même, embarquer demain pour la Mandchourie.
Tu viens ?
C'est inespéré, mais...
N'aie crainte.
Il y a gros à gagner dans ce boulot para-militaire.
Alors, vous embarquez avec moi ?
C'est d'accord.
Tu as mieux à faire qu'à tourner en rond dans ce Japon exigu !
À toi les nouveaux terrains d'aventure !
Quant à la rémunération du capitaine...
c'est 100 yen par passager avec un petit pourboire.
300 yen, ça ira ?
Laisse ça ! Laisse ça !
- Mais… - Non, non.
Laisse... tu donneras ça au capitaine.
Appareillage à 7h demain.
Jusque-là, soyez discrets.
Merci de vos bontés.
Où est le bateau qui était là hier soir ?
En cale sèche.
Où est le capitaine ?
Il a dû rentrer chez lui.
- Où ça ? - En Hokkaido, je crois.
Alors, le type d'hier...?
Il vous a eu. Ça arrive souvent ces temps-ci.
Quel salaud ! À nous deux !
Ce Yamano, où est-il ?
Qu'y a-t-il ?
Il m'a bien eu !
Je vais le réduire en bouillie !
On dit qu'il parle mieux qu'un conteur de film muet.
Il repère les âmes en peine et n'en fait qu'une bouchée.
C'est pas drôle ! Dites-moi où il est.
On n'en sait rien !
On dit qu'il a 5 femmes
dans chaque port ici et là-bas...
Tu parles ! C'est encore une de ses balivernes !
Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
Il m'a refait de 300 yen pour payer notre passage en Mandchourie.
Quand un homme a du fric, on sait où il va...
passe donc chez Hanabishi.
Ici.
Oyuki, c'est bien ton nom ? Merci !
Oui, il a bamboché toute la nuit,
et vient de partir à la gare.
Il a dit qu'il était plein aux as.
Saloperie !
Si jamais je te retrouve, tu es cuit !
- Alors, ça marche ? - Dépêche-toi !
Comment ça s'est passé, Tetsu ?
Pas bien.
Qu'allons-nous faire ? Pour vivre ?
Faut gagner le prix du passage.
On peut trouver du boulot ?
Le soleil et le riz, c'est pas ce qui manque...
ne t'inquiète pas !
Quel beau parleur !
Qui tu es, toi ?
Regardez-moi... sans boulot, sans toit et sans boss.
Seiko Dynamite pour vous servir.
Comment tu manges ?
La lune et les dés, c'est pas ce qui manque...
Ça te dit ? Pour 5 tiges ?
Les tiges, je te les donne. Mais je dis Paire !
Va te faire voir, dilettante !
J'ai eu tort ! Laissez-moi vous guider !
Un jour roi, demain mendiant, cueillons la vie !
C'est par ici que ça se passe...
Allez... par ici !
Quelle dérouillée !
J'ai plus un rond !
T'aurais pas triché ?
Le tricheur, c'est notre hôte. Les dés étaient pipés.
Pipés ?
Salopard !
Fallait le prendre sur le fait. Trop tard !
Pourquoi tu l'as laissé faire ?
Je peux pas me permettre d'esclandre en ce moment.
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