نخستین 200 خط.
l'affiche sortie en europe
en tout cas en angleterre avant la sortie du film
disait...
la vague de terreur qui balaie l'amérique
et kubrick contrôlait les affiches avec soin
ça pouvait être compris de 2 manières
je l'ai vue en europe, j'étais reporter à rome
je me suis dit, mais de quoi y parle?
on aurait pu comprendre qu'il parlait...
peut-être du livre "the shining"
du film qui venait de sortir peut-être
pas clair
cette vague de terreur sur l'amérique d'est en ouest
était l'armée blanche génocide qui massacrait les indiens avec sa hache
parmi d'autres méfaits, mais ça c'était la vrai vague de terreur
qui terrifiait les indiens d'amérique
chambre 237
9 théories sur shining chambre 237
9 théories sur shining
personnes interviewées
j'ai été voir le film à leicester square à londres
je m'en souviens bien, même les fauteuils où on était
on était assis à l'arrière à gauche
dès le début avec la vue d'hélico, j'étais terrifié
je savais pas à quoi m'attendre j'étais assis, tendu sur le bord du fauteuil
j'ai saisi ma boucle de ceinturon de ma main gauche
comme pour me retenir de tomber et contrôler ma terreur
je n'avais aucune idée, j'avais pas lu le livre
j'avais à peine vu les affiches
à la fin j'étais en état de choc
on est descendus prendre la voiture au sous-sol
et en sortant du parking, j'étais assis à l'arrière
qu'est-ce que c'était, qu'est-ce que c'était?
et avec mon imagination visuelle
je revoyais cette boîte de bicarbonate de soude "calumet" derrière dick qui parle à dan
calumet, c'est le calumet de la paix
j'ai pensé aux indiens
ils sont présents partout dans le film
il doivent garder l'amérique propre
j'ai dit à mes amis
ce film parle du génocide des indiens -qu'est-ce que tu racontes
je leur ai expliqué la boîte de calumet, plantée là bien en vue
le mot est en entier, pas ambivalence comme les deux gamines dont je parle plus loin
c'est un calumet de paix équitable entre eux
la seconde fois les boîte sont placées derrière jack nicholson qui parle à grady
t'as besoin de me foutre le nez dedans, grady?
j'ai vais gérer dès que je sors d'ici
ya 6, 7 boîtes orientées différemment mais on ne lit pas tout
comme des calumets de paix fourbes
grady et jack ne sont pas francs entre eux
grady veut que jack tue sa famille
commette un génocide
kubrick finit beaucoup de ses films avec une énigme
il te contraint de sortir en te demandant de quoi y s'agissait
et il place sciemment des objets dans les scènes
qui vont conforter ceux qui cherchent à résoudre les indices
kubrick était très intentionnel
on a une photo de kubrick plaçant lui-même les objet avec précision
je me suis dit, mais pourquoi d'autres personne ne voient pas ça?
plusieurs facteurs : d'abord j'ai grandi à chicago au nord du port de calumet
passé mes été sur les plages nord du lac michigan
on allait avec mon père chercher des bris de poterie indienne
j'avais déjà couvert 5 ans la guerre au liban
à rome j'interviewais le pape jean paul 2
j'écoutais son expérience personnelle de l'holocauste et autres horreurs
et l'ensemble de ceci était présent à mon esprit en allant voir shining
je m'attendais à un film d'horreur par un maître
et tous ces facteurs avec la levure calumet comme clef de voûte
qui m'a aidé à réaliser en sortant de leicester square
j'ai vu le film en 1980, à sa première sortie, je l'ai vu 2 fois
ce qui m'a marqué c'est l'affiche du skieur, et la fenêtre...
la fenêtre du bureau m'a marquée aussi
je me souviens des critiques déçus dans les journaux
qui se plaignaient que c'était pas vraiment un film d'horreur
kubrick n'a jamais fait de films conventionnels, je le savais déjà
j'avais 10 ans quand j'ai vu 2001 pour la première fois je me suis dit, voilà un film qui fait réfléchir
j'ai eu ma première expérience mystique en voyant 2001 odyssée de l'espace en 1968
j'étais un enfant surdoué qui aimait les arts mais pas le cinéma
pour moi c'était un art mineur
ils sortaient alors "my fair lady" et "dr doolittle"
les années 60 étaient les vaches maigres du cinéma
ma petite amie m'a parlé d'un film qu'elle avait vu la veille
elle voulait le revoir avec moi, on est allés au dôme cinérama
je n'aurais jamais imaginé qu'un film puisse réussir ce qu'il avait réussi
me montrant des chose insolites
un défi pour l'intellect, un film artistique
un chef d'œuvre sous tous les aspects, trame, bande sonore, effets visuels
à la fin du film j'étais scotché à mon fauteuil
paralysé par ce que je venais de voir et c'est l'ouvreuse qui m'a fait sortir
il n'y avait plus que nous, j'ai titubé en sortant
un être humain transformé et là j'ai décidé
que désormais réaliser des films était la seule option pour moi
c'est ce que j'ai fait
je dois tout à stanley kubrick et à 2001
tout ce que je suis devenu dans la vie
avant d'étudier kubrick j'avais vu ses films
j'ai vu shining en 1980
j'en ai pas pensé grand-chose, franchement, ses autres films étaient bien meilleurs
cependant
après coup en y repensant, et même sans y penser, il y avait des trucs qui me turlupinaient
ya quelque chose qui collait pas
je suis allé le revoir
j'ai commencé à remarquer des motifs et détails nouveaux
je l'ai revu encore et encore
comme je suis historien de formation
avec une maîtrise sur l'allemagne
l'allemagne nazi en particulier
j'ai commencé à être convaincu que ce film...
traitait le thème sous-jacent de l'holocauste
probablement la machine à écrire allemande...
ça peut paraitre irrationnel mais
je savais alors que tout était intentionnel dans les films de kubrick
qu'il choisissait de manière délibérée chaque objet, couleur musique
tout portait du sens consciemment ou inconsciemment
je me suis dit pourquoi une machine allemande
et en relation avec ceci j'ai commencé à voir le nombre 42 apparaître dans le film
pour un historien germanique, le nombre 42 avec une machine à écrire
c'est l'holocauste
c'est en 1942 que les nazis ont mis en place l'extermination des juifs
d'une manière très mécanique, méthodique, bureaucratique
là j'ai commencé à voir les connexions historiques avec la machine et le nombre 42
"adler" c'est l'aigle et c'est le symbole de l'allemagne nazi
kubrick en général s'en sert pour symboliser le pouvoir de l'état
kubrick a lu "la destruction des juifs d'europe" de hilberg
hilberg se concentre sur la machine à tuer
il insiste sur le côté bureaucratique, les listes, les machines à écrire
spielberg l'a repris dans la liste de schindler qui commence avec ces machines
et ça finit aussi par des listes aussi
j'ai eu la chance de parler à hilberg en visite dans mon université
il a correspondu avec kubrick
il l'a lu dans les années 70, on s'intéressait beaucoup aux nazi alors
ce qui nous dit que cette machine allemande ...
qui change de couleur pendant le film
est très importante pour la référence historique
j'ai travaillé 10 ans dans une archive cinéma
je revoyais souvent la 2e guerre mondiale
à force de revoir les choses, la perception change
on voit les infos de la 2e guerre
à un moment on réalise que c'est un montage
c'est pas les plages de normandie mais celles de hollywood
les avions ne sont pas sur le japon mais sur le nouveau mexique
on voit une mise en scène de l'héroïsme mais on entend pas ce qu'ils disent
kubrick joue là-dessus, on prend l'image pour argent comptant
on est naïf face à cette info
il donnes un petit indice dans un coin
un élément improbable dans chaque scène
la télé est pas branchée
ou tout simplement, ya trop de bagages
jack désigne cette montagne de bagages
c'est des blagues aussi, ils font le tour du propriétaire
ils traversent la voie et une voiture arrive
mais la scène est coupée juste avant
raffinage
j'attendais ce film, j'avais lu le roman de king avant
l'histoire était géniale
j'avais souvent séjourné à l'hôtel stanley dans le colorado
qui avait inspiré l'écriture du livre
je connaissais un peu l'arrière-plan
quand le film est sorti j'étais parmi les premiers
j'étais très déçu
sorti de là en me demandant qu'elle sorte de navet c'était
en fait, ça en a donné un coup à mon admiration pour stanley kubrick
j'étais déçu mais je continuais de le revoir régulièrement
ne sachant pas pourquoi j'étais attiré par ce navet
après toutes ces années je sais pourquoi c'est un grand film
c'est un chef d'œuvre, pas pour les raisons communément acceptées
il s'agit d'un individu avec un qi de 200
je pense qu'au tournage de barry lindon kubrick s'ennuyait
il avait conquis le monde du cinéma
sorti des chefs d'œuvre en série
il s'ennuyait
barry lindon est ennuyeux
superbe image, beaux costumes
mais ça se voit qu'il s'y est ennuyé
kubrick s'est rétracté après barry lindon
il a commencé à travailler sur un genre nouveau
du jamais vu
un film réalisé par un géni désœuvré
qui avait totalement évidé la réserve des idées cinéma conventionnelles
il cherchait l'étape suivante
donc il a commencé à lire "subliminal séduction" et d'autres livres
expliquant les images subliminales dans la pub pour vendre
une pub pour le gin gilby
à l'intérieur du glaçon on voyait des organes sexuelles
pour ajouter à l'attrait de la pub subliminalement
kubrick est allé les questionner sur leurs techniques
puis il les a intégrées dans shining
dans shining ya des 100aines d'images subliminales
des images choc, et ce qu'elles expriment
c'est une histoire très troublée de la sexualité
et un message filigrane parmi d'autres
c'est une histoire de démons et de fantômes qui hantent
qui cherchent un contact sexuel avec des humains pour les dévorer
il faut être un fanatique comme moi pour découvrir ces sens
mais je vous donne mon message préféré
la scène où jack rencontre stuart ullman au début
et qu'il va tendre la main à jack, image par image...
l'image où leur mains se touchent
et juste après que ullman a dit "enchanté"
on voit des rames de papier sur le bureau
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