نخستین 200 خط.
Générique : "Porte des Lilas"
…
Georges Brassens : "Au bois d'mon cœur"
Y a des copains
Au, au bois d'mon cœur
Au, au bois d'mon cœur
Quand y a plus d'vin dans mon tonneau
Quand y a plus d'vin dans mon tonneau
Dans mon tonneau
Ils n'ont pas peur de boire mon eau
De boire mon eau
Au bois d'Clamart
Y a des petites fleurs
Y a des petites fleurs
Y a des copains
Au, au bois d'mon cœur
Au, au bois d'mon cœur
Au fond d'ma cour
J'suis renommé
Au fond d'ma cour J'suis renommé
J'suis renommé pour avoir le cœur malfamé
Le cœur malfamé
Au bois d'Meudon
Y a des petites fleurs Y a des petites fleurs
Y a des copains
Au, au bois d'mon cœur
Au, au bois d'mon cœur
Ils m'accompagnent à la mairie
Ils m'accompagnent à la mairie
À la mairie
Chaque fois que je me marie
Que je me marie
Au bois d'Clamart
Y a des petites fleurs
Y a des petites fleurs Y a des copains
Au, au bois d'mon cœur
Au, au bois d'mon cœur
- C'est beau. - Mais c'est triste.
C'est la vie.
- Commence pas tes boniments. Va te coucher.
- Si tu me parles mal… - Quoi ?
- Je viendrai plus dans ta crèche.
Tu me l'as déjà dit.
- Quand ? - Hier.
- Tu verras ça. - Quand je le verrai ?
- Demain. - C'est ça, à demain.
À demain.
V'là pour ce soir.
Pour te servir sans payer.
- Tu l'as entendu ? - Les gens sont des salauds.
- Tous des salauds. C'est vrai.
Sauf toi.
Et moi.
Et encore, moi…
Il est rien sec, ton pain.
Arrose-le.
- Il en reste pas lourd. - On partagera.
- Quand je serai riche, ton pain sera jamais sec.
T'auras ce que tu veux.
Tout ce que tu veux.
T'as bouffé quoi de meilleur dans ta vie ?
Foie gras.
- Foie gras ? - Tu sais ce que c'est ?
Je me rappelle pas.
- Si t'en avais bouffé, tu saurais.
L'Artiste, t'es un copain.
Écoute-moi bien. Quand je serai riche…
- Tu me donneras du foie gras. - Tant que t'en voudras.
Juju soupire.
Je suis bon à rien.
Bon à rien, qu'ils disent.
Ils ont raison.
- Prends mon verre. - Jamais.
Jamais, je t'ai dit.
J'en veux plus.
- T'as rien bu. - T'as plus soif que moi.
- Alors, on partage. - C'est tout pour toi.
Vrai ?
Je suis un salaud. - Comme nous tous.
Plus que tout le monde.
Je me demande ce que je fous sur terre.
- Rien. - J'ai envie de me pendre.
Tu me l'as déjà dit.
- Quand ça ? - Hier.
- Adieu, l'Artiste. - Au revoir, Juju.
- Je me pendrai demain. - C'est ça, à demain.
Quelqu'un coud.
…
Maman ?
Maman ?
Hé, maman ?
Maman, elle vient de partir.
Elle m'a pas attendu.
- Si elle devait t'attendre, elle travaillerait pas.
Maman ?
Juju veut aller avec toi.
Pas besoin d'un bon à rien.
T'as entendu ?
Pauvre maman.
Travailler à son âge…
c'est pas croyable.
- Comme d'avoir un frère comme toi.
- Et une sœur qui boit le café.
T'as qu'à aller au bistrot.
- Tu vois ? C'est toi qui m'y envoies, au bistrot.
J'y vais.
- BONJOUR, JUJU ! BONJOUR, JUJU ! BONJOUR, JUJU !
- Tu veux que je te foute une tape ?
- Bonjour, Juju. - Bonjour, Maria.
- Ça va bien ? - Non.
- Pourquoi ? - Comme d'habitude.
- Tu pourrais m'aider. - C'est vrai, je pense à rien.
À rien, sauf à toi.
- Ça m'amuse pas de penser à moi.
T'en connais qui pensent aux autres ?
- Pas trop. - J'en connais un.
- Un quoi ? - Un pas égoïste.
L'Artiste.
Hier, j'avais plus à boire. Il m'a donné son verre.
Je lui revaudrai ça. C'est un copain.
L'Artiste.
Sirènes
- Que se passe-t-il ? - La police.
…
Brouhaha de rue
Circulez !
…
Retourne d'où tu viens.
Rentrez chez vous.
- C'est pas chez moi. - On s'en fout.
- Où tu vas ? - Chez moi.
- Où c'est ? - C'est là.
Sirènes de police
…
- Tu aimes le foie gras ? Aujourd'hui, ça coûte rien.
Je dois rendre le sac.
Mange pas sans moi, je reviens.
Et on dit que je pense pas aux autres.
- Où allez-vous ? - Je rapporte le sac.
Le sac à Maria, la fille du bistrot.
Alphonse, ils en veulent au sac de ta fille.
Fais pas le rigolo, toi.
- Où est Maria ? - Elle regarde les flics.
Ils cherchent quoi ?
- Un gars qui a fait un coup. - Dangereux.
Il est là-dedans.
Prends tes patates, et regarde.
- Hé ! Ils vont fouiller les maisons.
- Lesquelles ? - Toutes.
- Ils ont pas le droit. - Ça les gêne pas.
Hé !
Ils fouillent toutes les maisons. - Qui ?
- Les flics cherchent quelqu'un. - Et alors ?
- Ils vont venir ici. - Et puis ?
- Les boîtes, je les ai pas payées.
Ils sont entrés en face. Ça va être notre tour.
- On va les cacher. - S'ils les trouvent ?
- Elles sont à moi. - S'ils t'interrogent ?
T'as raison.
- On les balance. - Et s'ils les trouvent ?
- Ce sera pas ici. - Et les empreintes ?
- Lesquelles ? - Digitales.
Oh, bon Dieu !
Une.
Deux.
Trois.
Quatre.
Cinq.
Six.
Sept.
Huit, neuf…
et dix. À présent, on est tranquilles.
- La police peut venir. - Et celle-là ?
Tout de même, ils vont pas…
- Si l'épicier leur a dit. - Ils s'approchent.
- On fait quoi ? - T'en fais pas.
- Les voilà. - Ayons l'air naturel.
- On les attend pas. - Assieds-toi.
Occupe-toi.
L'Artiste chante.
…
Ils frappent.
Des filles du monde entier
Faisaient pousser des amandes Le beau, le joli métier
Un écureuil en jupon dans un bond
Un écureuil en jupon dans un bond
Vint me dire "je suis gourmande" Et mes lèvres sentent bon
Et si tu me donnes une amande
- C'est quoi ? - Rien.
Ça veut dire quoi ?
C'est la cave.
J'avais le plus bel amandier du quartier
J'avais le plus bel amandier du quartier
Et pour la bouche gourmande des filles du monde entier
Je faisais pousser les amandes
Le beau, le joli métier
Vous trouvez ça rigolo ?
- Que tu peux Grimpe aussi
Regardez dans le coin.
Il peut pas se cacher là.
No comments yet. Be the first to leave one.