200 ensimmäistä riviä.
Monsieur, décidez maintenant...
Un Reblochon, Pont-l'Évêque, Carré de l'Est ?
La nourriture, les hommes ne pensent à rien d’autre.
Vraiment ? Il semble que la vendeuse t’intéresse.
L’amour... nous les hommes, nous ne pensons à rien d’autre.
Excusez-moi, monsieur Alfred. -Ce n’est rien...
Excusez-moi.
Bonsoir, monsieur Alfred. -Bonsoir, mademoiselle Nicole.
C’est tout, monsieur Alfred ? Quand vas-tu lui parler ?
Donc tu n’oses pas...
En amour il y a ceux qui osent et ceux qui n’osent pas...
Il n’y a rien de difficile, il faut trouver les bons mots.
Un petit mot gentil...
Tu vois ?
Ce petit couple est sur la bonne voie...
Excusez-moi, monsieur... je dois sonner. Excusez-moi.
Merci.
C’est évidemment plus simple que les hommes ne pensent qu’à cela...
tandis que les femmes pensent à autre chose.
La matinée commence pour lui avec...
produits laitiers, fromages, cœurs de crème...
Son estomac commence à gargouiller.
Les envies crémeuses. En a-t-il déjà mangé depuis 3 mois ?
C’est simple, tout le monde l’appelle : “cœur de crème”.
Oui, je sais.
J’attaque - maréchal Foch.
Attaquer - maréchal de Saxe, armes - maréchal Ney.
Pauvre Alfred. Tu n’y arriveras pas finalement.
Bien, nous verrons bien. “Parle demain avec Nicole”.
Oui, bien sûr... écris encore sur ton miroir.
Félicitations.
Je vais parler aujourd’hui avec Nicole.
Allez... j’y vais.
Voici monsieur Alfred... il est sûr de lui.
C’est un brave garçon. -Pour combien de temps.
Que voudrait-il ? -Je ne sais pas...
Allez, reprends-toi.
Bonjour, monsieur Alfred. -Bonjour madame.
Je vais verser la soupe. -Bien.
Mademoiselle Nicole... -Monsieur Alfred.
J’aurais aimé...
J’aurais aimé...
Tu as très bonne mine. -Merci.
Ce soir... -Oui ?
Bonjour tout le monde.
Bonjour, monsieur Jacques. -Mademoiselle Nicole...
je ne veux rien acheter... et pas de “cœur de crème” non plus.
Que fais-tu ce soir ?
Je ne sais pas encore, et toi monsieur Alfred ?
Ça pourrait être... peut-être... -Je sais.
Je t’emmène à ketch. -Où ça ?
À ketch. D’accord ?
Merci, monsieur Jacques. À ce soir.
À ce soir. Et surtout n’utilise pas de choux à la crème.
Au revoir, joli visage.
Que vouliez-vous, monsieur Alfred ? -Un chou à la crème.
Tout le monde est amoureux, tout le monde s’embrasse... Et moi je suis ici tout seul.
Parce qu’il est timide.
Bien qu’il soit adulte et en bonne santé, il n’est pas idiot...
il est gentil, mignon... mais il n’ose pas.
Mon cher, un peu de courage... qu’est-ce que c’est ?
Où êtes-vous, monsieur ? -Je suis ici.
Ici.
Ici.
Mais qui êtes-vous, monsieur ? -Don Juan.
Le grand Don Juan ? -Cœur de crème, hein ?
Tout le monde t’appelle comme ça, hein ? -Comment ça ?
Je t’observe depuis une semaine. -Mais je ne t’ai pas encore rencontré.
Je peux me rendre invisible. Si tu sers le diable tu as quelques avantages.
Vos choux sont ridicules. -Je l’aime.
Séduis-la alors. - Je ne peux pas. -Je vais t’apprendre...
Pour séduire les femmes... -Je veux n’en séduire qu’une.
C’est la femme de ma vie. -Même avec une seule tu as besoin d’aide.
Mais comment dois-je m’y prendre ? -Maintenant tu y es.
Tu peux tout apprendre sauf l’amour.
Ce sont les fous qui disent qu’on ne peut rien apprendre de l’amour.
Il faut étudier l’amour comme la chimie.
Je suis d’accord. -Félicitations.
Tu es désormais mon élève, écoute bien.
Es-tu sûr que je pourrai séduire Nicole ?
J’en suis sûr. -Je t’écoute.
D’abord un peu d’histoire. On peut la retrouver à différentes époques.
Les femmes veulent toujours nous écouter.
C’est toujours pareil, c’est lié à la mode, par exemple...
Chez les anciens juifs les femmes étaient sensibles aux voyages.
Je veux t’emmener sur mon navire. -Monsieur Noé.
Les Grecs séduisaient les femmes avec le talent artistique.
Il a apparemment une belle collection de musique.
Chez les anciens Francs c’était différent.
Comme par exemple chez le roi Dagobert...
Votre Majesté est assez brutale.
Les chevaliers étaient spécialisés dans le fer.
Et comment va votre mari ? Toujours en croisade ?
Sous Henri III...
c’était assez calme en ce qui concerne les femmes.
Sous Henri IV, le temps fut rattrapé.
Comment s’appelaient ces deux beautés ?
Celle-ci laboure, et celle-là broute.
Au XVIle siècle, la mode venait de la bouche.
Quelle belle dame vous êtes, mon cœur fond quand...
je vous vois, j’ai énormément de désirs pour vous.
Mon formidable Alistair...
ce fort bien gardé a besoin d’une attaque compétente...
ils déposeront les armes devant un bon capitaine.
Madame, cela signifie que vous avez un faible pour quelqu’un d’autre ?
N’as-tu pas compris l’indice, que le moment est arrivé ?
Tu aurais pu le dire plus tôt ?
Pendant la révolution, les femmes adoraient nos héros.
Mon chéri. -Puis-je me cacher chez toi ?
Tu as l’air pâle... Que puis-je encore faire ?
Je vous expliquerai cela encore.
Vive la République.
Napoléon III voyait tout de manière très grandiose.
Et qu’en est-il de ces grands boulevards ?
J’ai presque fini, sire. -N’oubliez pas les allées.
Au début du XXe siècle, on faisait ainsi la chasse aux femmes.
Comment t’appelles-tu, chérie ?
Léontine. Et toi ? -Henri.
Si tu aimes la campagne, j’ai une résidence secondaire dans la Gambe.
Demandez donc monsieur Landru. -Je me brûle.
Ça commence bien.
C’était ça. -Cela ne m’aidera pas davantage.
Mes méthodes sont excellentes pour flirter avec n’importe quelle dame. Laissons...
finir les petites histoires et passer à la théorie.
Votre arme principale est la voix, le regard et le geste.
Commençons par la voix.
Avec ces mots banals comme ceux-ci tu t’en sortiras sûrement, regarde.
Beau temps, hein ? -Oui, c’est vrai.
J’avais compris que... -Tais-toi. Regarde là-bas.
Mademoiselle, comment vais-je aux Champs-Élysées ?
Les Champs-Élysées ? Tu vas tout droit.
Deux rues plus loin, tourne à droite...
puis tu arrives à la place de la CONCORDE. Tu connais la place de la CONCORDE, non ?
Le grand obélisque. -Oui.
Tu te retournes et tu entres dans l’avenue des Champs-Élysées.
Tu comprends ? -Non.
Deux rues à droite et tu arrives aux Champs-Élysées.
Tu comprends ? -Allons-y ensemble.
Qu’est-ce qu’on a là ?
Malin. -On continue ?
Oui.
Madame, je suis un héros des deux guerres...
j’ai deux médailles et trois blessures.
Mais, monsieur... -Tu ne me crois pas ?
Voici ma carte de membre des anciens combattants et je vous montrerai les blessures plus tard.
J’ai des avantages de voyage en tant qu’ex-militaire et encore bien d’autres avantages.
Dans ce cas, monsieur... la France passe en premier.
L’adoration des héros.
Ça marche toujours. -Il faut avoir fait les deux.
Je n’ai fait que la dernière, et encore.
Il faut être patient, si les mots te confondent, utilise les gestes.
Ou ces gestes.
Il faut absolument voir ces gestes.
On ne peut pas tout prévoir, il vaut peut-être mieux rester à distance.
Oui, bien sûr.
Les yeux, les yeux jouent un grand rôle.
Les yeux ? -Bien sûr, mon cher.
Tu utilises tes yeux pour séduire, c’est très important.
Par exemple un clin d’œil... des yeux qui roulent...
des yeux veloutés, des yeux qui touchent.
Les rotations classiques des yeux, à droite, à gauche, yeux louches.
Je ne sais pas...
Il va falloir s’entraîner. Tu ne connais probablement pas...
encore les techniques principales, regarde ça.
Je suis la beauté.
J’ai lancé un regard pénétrant... qui provoque des frissons dans le dos...
la fixer...
faire un petit mouvement avec les épaules...
tes yeux regarderont comme si tu la déshabillais...
et je la rhabille selon la saison...
tu fais rouler les yeux jusqu’à ce qu’elle vienne à toi...
et tu la regardes d’un regard meurtrier.
C’était tout.
Et maintenant tout ensemble, la voix, le geste et l’œil sont maîtres de la séduction.
Et, existe-t-il quelqu’un comme ça ? -Oui, mais très rare.
J’en suis un exemple. J’avais bien...
un élève talentueux, regarde un peu.
Il n’était sûrement pas beau mais savait quoi faire dans une telle situation.
Ici tu le vois comme champion de vélo.
Et ici il était en Afrique.
Lors d’une cérémonie.
Et pendant des vacances à la campagne.
Pour cet homme, il n’y a aucune difficulté, il les séduit toutes.
Il a besoin d’une garde-robe entière. -Pas du tout.
Un séducteur parfait porte toujours les mêmes vêtements, seuls quelques détails changent.
Il a un assortiment de cravates. Cravates rayées, un nœud papillon...
et une cravate claire. Il a aussi trois chapeaux différents...
un chapeau, une casquette et un béret.
Il peut jouer quatre personnages différents.
Ces accessoires lui permettent de...
séduire... la bonne, les femmes de haut rang et les mondaines.
Ce carrousel conviendrait aux fêtes dans mon jardin.
De quoi parles-tu ?
Tu veux faire un tour ? -Laisse-moi tranquille.
3 cochons qui s’aiment 2 enfants verts...
j’ai enfin trouvé une petite amie...
une fille triste, qui se tient près du carrousel...
lit peut-être les vers de : Baudelaire, Brel, Prevert.
Je suis un albatros qui saute au-dessus des vagues.
Un beau carrousel, n’est-ce pas, chérie ?
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