200 ensimmäistä riviä.
Monsieur. C'est ici, chez Mylene Demongeot ?
Oui, mon petit pere. C'est ici.
J'ai un telegramme a lui remettre.
Ben, vas-y, rentre. Elle te mangera pas.
Vous savez ou est Mlle Demongeot ?
Elle est dans le salon.
Alors la petite niche, la, vous me la faites en rouge.
Ce sera tres joli.
- Bonjour. - Bonjour, madame.
Tenez. Pardon.
- Telegramme. - C'est le 1er que je recois ici.
Je viens de m'installer.
J'espere que c'est une bonne nouvelle.
C'est formidable !
Gisele !
Merci. Gisele !
Gisele, regarde.
Je suis invitee a l'Elysee. Je vais etre presentee au General.
Depuis le temps que je voulais le connaitre.
On va ouvrir une bouteille de champagne.
Meme deux, comme ca, on en offrira a ces messieurs.
- Merci beaucoup. - Mon general.
Je me trompe, c'est a la generale, qu'il faudra la faire.
Il sera en uniforme ?
Non. Quand il recoit a l'Elysee, il doit se mettre en habit.
J'en parlerai a mon frere, il est garde republicain.
Comment vous serez habillee ?
Je ne sais pas. Surement une robe simple.
- Avec un decollete ? - Surement pas.
- Le General ne doit pas aimer ca. - Pourquoi ? Il connait la vie.
Il a fait la guerre.
Je vais pas prendre de risques.
Peu de decollete, peu de bijoux.
Vous devriez mettre votre coeur en diamant.
T'as raison. C'est une excellente idee.
Au moins, j'aurai l'occasion de le mettre.
Gisele, tchin-tchin.
Messieurs, a la votre.
A votre sante, Mlle Mylene.
Et a la sante du General.
Oh, tiens, Gisele... Va apporter ca a ton petit carreleur.
- Ca lui fera plaisir. - Madame.
Si, si. Sois pas timide.
Merci.
Ce carreleur, c'est son beguin.
Vous etes trop modeste. C'est vrai.
Votre carrelage est tres joli. Vous travaillez bien.
C'est une question d'habitude. J'ai commence a 14 ans.
- C'est un beau metier. - Vous trouvez ?
Et tres demande, avec les installations modernes...
Vous devez bien gagner.
J'ai du mal a m'en sortir.
J'ai ma mere a ma charge. Elle vit avec moi.
Sa sante est mauvaise. Je lui ai paye des vacances
a la mer. - C'est gentil, ca.
Elle revient ce soir. Si ca n'ennuie pas Mlle Demongeot,
j'aimerais partir plus tot.
Oui, allez-y. Votre maman sera ravie.
Ca, surement, oui.
Enfin ! Un dernier effort.
Bon. Ca va tres bien, Vonny.
Ton sac, mets-le la ! Prends la pose. Je te jure, alors.
Allez. Alors, on y est ?
Monsieur, vous voyez que nous travaillons ?
Passez derriere.
Quel emmerdeur !
- Il nous aura fait travailler. - Oh oui, alors.
C'est fini, vos jeremiades ?
Bon alors, la derniere, maintenant.
On prend la pose.
Stop.
Bon, tres bien. Vous pouvez partir. Au revoir.
- Salut ! - Bonjour, Loulou.
Comment ca a ete, a Cannes ?
Un enfer ! Vous m'avez colle deux petasses impossibles.
Incapables de poser. J'etais pres de craquer.
Voila mon commodore.
Chaque fois, il est de plus en plus moche.
Ah, bonjour.
Il est bien, ton petit ami. Il fait quoi, dans la vie ?
Il vit de ses rentes.
Son pere est un gros industriel.
T'as de la chance. Il t'aime ?
Evidemment, il est fou de moi.
- Tu t'es bien amusee ? - Tres bien, merci.
- Tu as bonne mine. - Tu trouves ?
- Splendide. - Voici mon amie Corinne.
Mademoiselle, absolument charme.
- Vonny m'a beaucoup parle de vous. - En bien, j'espere.
Oh, voyons !
Ce qu'il est drole. Il me fait rire.
Peut-on vous deposer ?
Merci, mais mon ami a sa voiture. Au revoir. A bientot.
Bonjour, mon cheri.
C'est ridicule. Et si on les retrouve a la sortie ?
Au revoir.
Au revoir.
Mademoiselle.
Tu as ete sage, a Cannes ?
Oui. Et pourtant, j'ai eu des occasions.
Des gars richissimes etaient prets a m'entretenir.
Tu me l'as deja dit.
J'en ai marre de cette moto. Je veux pas perdre mon chapeau !
Oh la la, si tu avais vu ma chambre a Cannes.
Elle etait autrement mieux que celle-ci.
Ton salaire de carreleur ne peut pas me l'offrir.
Corinne, arrete de raler. J'ai trouve un moyen d'avoir du fric.
Beaucoup de fric !
J'espere que c'est un moyen malhonnete.
Tes moyens honnetes, il y a longtemps que je n'y crois plus.
Non, rassure-toi. C'est malhonnete.
- Ca peut pas l'etre plus. - Ah oui ?
Il s'agit de voler un coeur en diamant de 50 millions.
C'est pas mal ! Ou se trouve-t-il, ce bijou ?
Chez Mylene Demongeot.
Formidable. J'ai jamais pu la voir.
Qu'a-t-elle de plus que moi ?
Tu pourrais faire ca, toi qui n'as jamais rien vole ?
Et qui es froussard ? Tu vas pas te degonfler ?
- J'irai jusqu'au bout, promis. - J'aimerais y croire.
Avec ta chance, tu seras en prison avant de l'avoir vole.
Je cours aucun risque. Comment me trouverait-on ?
On est 20 ouvriers, la-bas. Plus les fournisseurs.
Ca n'arrete pas d'aller et venir.
Ta vedette laisse un bijou a 50 millions
dans un tel chantier, sans precautions ?
Elle a une cachette, mais facile a trouver.
Facile, mais surement pas pour toi.
Et comment tu as fait ?
J'ai fait du charme a la bonne.
Comme elle est bavarde et tres idiote,
elle m'a dit tout ce que je voulais.
- Quand le feras-tu ? - Jeudi soir.
La bonne va au cinema et la patronne a un diner.
La maison sera vide.
Telephone d'abord, au cas ou ils changent d'avis.
Tu as raison, oui. Je telephonerai.
Ca suffit, raccroche.
Tu vas pas ecouter la sonnerie toute la nuit. Allez.
Je dois vraiment y aller ?
Evidemment. Tu ne risques rien, la maison est vide.
Bon, ben, allons-y, alors.
Mais il n'est pas question que je vienne.
A deux, on se fera reperer.
Seul, s'il t'arrive quelque chose, tu te sauveras facilement.
Il va m'arriver quelque chose ?
Non. Rien ne peut t'arriver. Je le sens.
Du courage. C'est un mauvais moment a passer.
Je te dis merde.
Ne te remets pas a fumer, c'est pas discret.
Prends un chewing-gum.
- Ca calme les nerfs. - Merci.
Je vais au cinema. Je penserai a toi.
- Tu es gentille. - Ciao, mon Richard.
Et encore une fois : merde, merde, merde.
Il y a quelqu'un chez Mlle Demongeot.
- Il est descendu par la gouttiere. - J'appelle la police.
On est en plein boum.
Arretez, police ! Bloquez l'impasse.
Il peut pas s'enfuir.
"Erickson Electronique."
Il est dans l'arriere-boutique.
Ce vaurien...
Passez par la fenetre. Suivez-moi.
Il s'enfuit par l'escalier ! Vite, allons-y !
Par ici.
Allez-y en vitesse.
Chacun d'un cote du toit.
Il est la ! Plus vite !
Ca s'est bien passe. Qu'est-ce que je te disais ?
Tu trouves ?
Pour 100 milliards, je recommencerais pas.
- Plus jamais, tu entends ? - Bien sur, mon cheri.
Tu ne vas pas recommencer.
Croquons d'abord les 50 millions, puis on verra.
Les flics t'ont vu mettre le diamant dans la guitare ?
Non. J'ai pas attendu qu'ils arrivent pour le faire.
Je suis con par moments, mais pas autant que tu le penses.
Te fache pas.
Je voulais pas te vexer.
Je me fais de la bile.
Il faut retrouver ce bijou.
Ben, va le chercher.
- C'est ca, d'accord. J'irai demain. - Bravo.
Je risque rien.
Dans un magasin de guitares, on regarde les guitares.
Mais voyons.
Cesse de me repondre sur ce ton-la. Tu m'agaces.
Depuis que t'es rentre, t'arretes pas de me faire la gueule.
Aurais-tu des remords, par hasard ?
A 23 h, un individu
s'est introduit...
- Dans ma boutique ! - Il n'a pas ete...
Ne restez pas la. Vous faites peur a ma clientele.
Revenez en fin de journee.
Entendu. On reviendra ce soir.
Crois-moi, mon coeur
On a bien le droit quand on aime
De s'enlacer la nuit venue
Sans que cela cause un probleme
No comments yet. Be the first to leave one.