200 ensimmäistä riviä.
Un homme à la mer !
Un homme à la mer !
Tout le monde sur le pont.
S'il vous plaît, restez calmes.
MAI 1934
Quel canular.
Cette marionnette de chiffons.
Je ne sais rien de cette histoire.
Quel mot avez-vous employé ?
Un canular.
On a deux témoins qui t'ont vu le jeter par-dessus bord.
Des témoins ?
Les frères Bradley ?
Ce sont deux pingouins morveux.
C'est eux que j'aurais dû passer par-dessus bord.
- Harvey ? - Eh bien quoi ?
C'est moi.
C'était une blague.
Grâce à ta blague inconsidérée, nos hommes ont été mis en danger.
Les fausses alertes émoussent la promptitude de l'équipe.
Quand il y aura une vraie urgence,
notre équipe sera sceptique.
Je sais.
C'est moi.
Le garçon qui criait au loup.
Et cette blague a aussi été très coûteuse.
Nous avons perdu deux heures.
L'argent.
Je savais qu'on en arriverait là.
Mon avocat vous fera un chèque.
Peu importe la somme.
Il s'agit de plus que des dollars et des cents.
Occupez-vous-en, Wade.
Un instant, jeune homme.
Harvey...
Laissez-le partir.
Je suis vraiment désolé de tout ceci.
Faites-moi une facture pour les frais engendrés.
Je vous préviens, M. Wade,
gardez cette insupportable peste à l'œil,
ou je l'enferme dans sa cabine pour le reste du voyage.
Si on avait une cale, je l'y jetterais.
Eh bien, Harvey...
Harvey peut être difficile.
Mais tout n'est pas sa faute.
Il est orphelin depuis ses huit mois.
Et notre agence d'avocats est tout ce qu'il connaît.
Épargnez-moi ça.
C'est une des personnes les plus riches au monde, non ?
En effet,
mais comme vous l'avez dit, monsieur,
les dollars et les cents n'ont pas réponse à tout.
Vous avez établi un nouveau record d'impolitesse.
Que devais-je dire ? "Vieux moulin à vent pompeux" ?
Le commandant est un homme avec d'énormes responsabilités.
Il ne faisait que son travail.
Espèce d'idiot égocentrique.
Vous savez que j'entends sous l'eau, Wade ?
Je ne veux pas vous faire la morale.
Tant mieux.
Mais je vous avertis.
Si vous faites encore du grabuge pendant ce voyage,
le commandant veut vous enfermer dans votre cabine.
Il n'a pas le droit.
Si.
S'il essaie, je veux qu'il soit viré.
Ne soyez pas ridicule.
Ma compagnie a des actions dans ces bateaux, non ?
Et si la compagnie Cheyne veut virer un employé impoli...
Il ne nous reste que six jours à bord.
Amusez-vous,
mais pas aux dépens des autres.
Ce voyage est ennuyeux.
Si les journaux anglais apprennent votre mauvaise conduite,
et si Greyfriars le sait,
ils ne vous accepteront pas.
Super.
On pourra passer toute l'année à ne rien faire.
Merci, Wade. Je cherchais une échappatoire.
Au lieu de leçons ennuyeuses dans cette Angleterre humide,
on pourra aller à Paris, sur la Côte d'Azur, à Monte Carlo...
Si Greyfriars ne vous accepte pas,
vous êtes seul.
On verra ce que Caniff, Tourcel et Wade en disent.
Je me contrefiche de ce qu'ils disent.
Vous pouvez aussi vous faire virer.
Ce sera le plus beau jour de ma vie.
Quand on m'a offert ce boulot,
j'ai été naïf et j'ai cru qu'on pourrait être amis.
Harvey Cheyne, avec un ami.
Vous n'aurez jamais d'ami
parce que vous ne pensez qu'à vous-même.
Que faites-vous ?
Je vous ai posé une question !
On recommence.
Allez.
Donnez-moi ce que je veux.
Oui !
Je suis bon ou je suis bon ?
Je crois que les dés sont chauds.
- Prenons-en des nouveaux. - Non.
J'aime la façon dont ceux-là roulent.
- On recommence. - Uno momento.
Je dois me préparer.
Rien de mieux qu'un gros cigare pour se calmer
quand le bateau commence à tanguer.
Un vieux loup de mer comme toi doit le savoir.
Bien sûr. Allons-y.
Tiens.
Prends-en un.
Merci.
Le mien est dans ma cabine.
Tu fumes sûrement des cubains, c'est tout ce que je peux m'offrir.
Pas mauvais. Allons-y.
C'est bien. Très bien.
Je vais te montrer comment faire danser ces petits.
Eh, où vas-tu ?
Tu peux pas partir.
Laisse-nous essayer de récupérer notre argent.
Allez, reviens.
Revenez ! Vous m'entendez ?
À l'aide !
Revenez !
S'il vous plaît.
À l'aide !
Revenez !
Tiens bon !
Tiens bon.
Tiens bon, on arrive !
Prends ma main.
Tiens ma main.
Allez.
Je me suis noyé ?
Il s'est noyé ?
Oui. Tu t'es noyé
et tu es au paradis.
Comment t'es tombé ?
La mer est agitée...
Le cigare...
J'ai rien pu faire.
T'as vraiment eu de la chance.
On a cru que tu serais broyé par l'hélice.
Le courant t'en a sauvé.
Ramenez-moi au bateau.
Trop tard. On le rattrapera jamais.
Je dois remonter à bord.
Non. On va à la goélette.
Mais vous ne comprenez pas.
Je dois remonter sur ce bateau.
Tu te sens mieux ?
Vous ne m'écoutez pas.
Je dois retourner sur ce bateau.
Bois du café.
Je mets du lait.
Ah ouais ?
Tu te crois où ?
On risque pas de voir de lait avant la mi-septembre.
La première vache est à 800 kilomètres.
Je t'ai gardé ça pour le petit-déj.
Je prends des fruits, un œuf poché
et une tranche de bacon.
Pas ici.
Mange ça tant que tu peux.
Qui est le responsable, ici ?
Capitaine Troop.
Le capitaine Matthew Troop.
Je suis son fils, Dan.
J'aide le chef et je fais ce qui est trop sale pour les hommes.
Je dois parler à ce capitaine.
Il a dit la même chose.
Ils sont bizarres, tes vêtements.
Ils ont l'air d'avoir rétréci.
Le garçon est sur pied ?
Il s'habille, papa.
Dis-lui que je veux le voir.
T'as entendu. C'est le capitaine.
S'il veut me voir,
qu'il descende.
Papa, il dit que tu dois descendre si tu es si pressé.
T'as entendu, papa ?
Arrête un peu, Dan, et envoie-le-moi.
Le capitaine préfère te voir sur le pont.
Le soleil te fera du bien.
Bonjour.
Ou bonsoir. Tu as fait le tour du cadran.
Bon, il est temps de mettre les pendules à l'heure.
Ton nom, tu viens d'où, tu vas où ?
Harvey Cheyne, Jr.
J'étais sur le Rotterdam en route vers Southampton.
Maintenant, emmenez-moi à New York.
Plus vite on y sera,
plus vous serez payé.
Me payer ? Et comment ?
En dollars et cents.
En cash.
Vous n'avez pas compris mon nom ?
Cheyne. Harvey Cheyne.
Je me rappelle de certains Cheyne près de Narraganset.
Des pêcheurs de palourdes.
Vous avez fait la meilleure pêche de votre vie en me rattrapant.
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