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UNE SÉRIE ORIGINALE NETFLIX
CETTE HISTOIRE EST UNE FICTION INSPIRÉE DE FAITS HISTORIQUES
CERTAINS LIEUX ET PERSONNAGES SONT PUREMENT FICTIFS
Je croyais que l'amour était aisé.
Mais c'est compliqué.
Toutes mes excuses.
Pour tout...
On peut arrêter si c'est trop.
On peut arrêter à tout moment.
Alors, n'arrêtons pas aujourd'hui.
Aujourd'hui,
on devrait faire un pas de plus.
Dites-moi.
On s'est présentés.
On s'est serré la main.
La prochaine étape ?
Vous ne saurez pas le faire.
C'est un " hug ".
J'ai déjà appris tous les mots en H.
Je l'ai bien fait ?
Ne vous ai-je pas dit de ne pas trop étudier ?
Vous pouvez attendre ici un instant ?
Où allez-vous encore ?
Ce n'est pas ce que vous croyez.
Si nous restons trop longtemps ici, nous allons déranger.
Donc allons ailleurs.
Entrez.
Je ne crois pas les avoir correctement présentés.
Voici M. Haengrang et Mme Haman.
Mon bras droit et mon bras gauche.
Eh bien...
C'est bon ?
Ils sont du même côté ?
Au cas où, mieux vaut que vous ne sachiez pas.
Je vous laisse discuter.
Je vous l'ai déjà dit, je n'ai peur de rien.
Je suis impitoyable.
Vous êtes son bras droit ?
C'est notre stratégie.
Les gens le croient et baissent la garde.
Mais je suis le gauche.
Ne vous y trompez pas.
Ce n'est pas un cadeau.
Il faudra expliquer cette visite chez l'apothicaire.
Pour venir régulièrement, vous devez connaitre quelqu'un de malade
ou être malade vous-même.
- Comme un alibi. - Seigneur.
Personne ne doit savoir.
Ce type, sérieusement.
Doit-on faire de vous un vrai patient ?
C'est le grand jour ?
Vous êtes entre de bonnes mains.
Dès l'instant où vous êtes partie,
ils ont commencé à me menacer.
J'en doute. Ils vous donnent seulement du fil à retordre,
ce que je peux comprendre.
Allons-y.
ÉPISODE 9
Qu'est-ce que c'était ?
Je vous protège.
Ça doit être dur pour lui
de transporter deux hommes dans son pousse-pousse.
Où allons-nous exactement ?
Je n'ai pas prévu aussi loin.
Je voulais simplement être assise près de vous
puisque la dernière fois, on a marché côte à côte.
Et si on allait à l'hôtel Glory ?
Vous pourrez reprendre le masque que je gardais.
Attendez devant la chambre 304. J'apporte la clé.
Vous avez de la visite.
C'est un ami de New York.
On a fait nos études ensemble.
Vous voulez une seconde chambre ?
Inutile.
Il ne reste pas.
Vous allez manger ça cru ?
Je peux le faire cuire et l'envoyer dans votre chambre.
C'est très aimable.
Il a la tête ailleurs.
TAILLEUR TAERA
Le costume que Mademoiselle Ae-sin a récemment fait faire ?
Oui, j'aime le style,
mais il est un peu serré.
Mais si je ne porte pas ça,
ma fiancée va être déçue.
Vous avez de bons cœurs, tous les deux.
C'est ce tissu, n'est-ce pas ?
C'est populaire en France.
Oui.
C'est à ça que ressemble une chambre d'hôtel.
Je n'en avais jamais visité.
Je n'avais jamais invité personne.
Mais elle a été fouillée.
Vous devez avoir tant de biens de valeur.
J'en ai un de plus.
Qu'est-ce que c'est ?
Une boîte à musique.
Quand on la remonte, ça joue de la musique.
- De la musique ? - "Greensleeves", une chanson folk.
Vous voulez écouter ?
Les occidentaux ont leur propre chanson folk.
Écoutons ça.
Il écoute sa boîte à musique avec son ami.
C'est étrange.
Ça vous plaît ?
Je pensais que ce serait joyeux,
mais c'est déchirant.
Elle est importante pour vous ?
Quand je suis arrivé en Amérique,
je ne connaissais pas la langue,
et les rues étaient terrifiantes.
Je mourais de faim,
mes mains étaient gelées,
je me faisais battre, j'avais mal.
C'est là que j'ai entendu cette mélodie.
J'ai pleuré à chaudes larmes.
Vous l'écoutez souvent,
depuis que vous êtes ici ?
Non, pas depuis un moment.
Mais j'ai eu l'occasion récemment.
- Vous souffriez à nouveau ? - Pas moi,
mais quelqu'un était blessé.
J'ai eu peur.
Pour moi ?
Il semble que Gu Dong-mae vous ait reconnue
à Jemulpo ce jour-là.
C'est vrai.
Ce jour-là,
il a tiré après m'avoir reconnue.
Il a confirmé que c'était moi
le lendemain matin à la gare.
Écartez-vous avant que je vous tue.
Ne serais-je pas plus rapide, Mademoiselle ?
Je ne crois pas.
Moi, je le ferai,
mais je vous en crois incapable.
Le ministre Hayashi nous a contactés au sujet de ce qui est arrivé à Jemulpo.
Il est curieux du résultat.
Mais on a perdu tout le monde de vue sur place.
Que faire ?
Pas tout le monde.
J'ai vu un visage.
S'il m'avait voulu du mal,
c'était l'occasion idéale.
Mais il ne l'a pas fait.
Et je crois qu'il ne le fera jamais.
Vous avez confiance ?
Un jour, je l'ai sauvé,
quand nous étions enfants.
Quand je lui ai tendu la main avec de bonnes intentions...
Vous n'êtes qu'une noble de luxe.
...il l'a mordue comme un animal sauvage.
Vu qu'il a fait ça à l'époque,
je suis sûre qu'il épargnera ma vie au moins une fois.
Vous avez confiance ?
Si je dois répondre...
je crois que oui.
Je n'ai pas dit que vous deviez répondre.
Une chose est sûre.
Si je le croise encore,
habillée comme ça...
Alors,
je serai la première à ouvrir le feu.
Ne vous inquiétez pas.
Je vais avoir besoin de ça.
Je le reprends.
Mais vous n'avez pas à le faire.
Mettre le costume.
La Corée va devenir de plus en plus instable.
Vous vous mettrez en danger.
"N'attirez pas l'attention.
N'allez pas à la hutte.
N'étudiez pas trop l'anglais."
Vous m'interdisez tout.
Ne pouvez-vous pas m'autoriser une chose ?
Vous vouliez connaitre l'amour.
J'avais oublié ça.
Vous pourriez vivre confortablement, vibrante comme une fleur.
Dans mes souvenirs, c'était la vie rêvée
des nobles coréennes.
Je ne suis pas si différente.
Ma vie est aussi vibrante.
La seule différence, c'est que je veux être une flamme.
Quand je ne suis pas sur le terrain, je pense sans cesse au poids de la mort.
Alors je tire prudemment et je me retire rapidement.
Vous m'avez vue.
Avec les habits occidentaux et le visage couvert,
on devient anonyme et invisible.
On devient l'Armée vertueuse.
C'est pour cela qu'on a besoin les uns des autres.
C'est cruel pour mon grand-père,
mais je veux brûler de mille feux,
et m'éteindre.
Comme une flamme.
J'ai peur de la mort,
mais
j'ai fait mon choix.
Elle est cruelle.
Où puis-je me situer entre sa passion
et sa cruauté ?
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