200 ensimmäistä riviä.
UNE SÉRIE ORIGINALE NETFLIX
On dit que dans le monde de la mode, seule l'apparence compte.
Les couleurs, les textures, les formes.
La beauté est une enveloppe. Un masque qui nous protège de nous-mêmes.
Depuis la mort de ma mère Inés, j'ai appris à porter ce masque.
Il est devenu mon meilleur ami.
Lors de ces soirées, elle me manque beaucoup.
J'ai fait ça des centaines de fois, mais ce soir, c'est différent.
Ce soir, l'avenir de ma marque est en jeu. Et mon nom aussi.
Qu'est-ce que je fais ?
- Maman, qu'est-ce que je fais ? - Enlève-la.
- Ici ? - Oui, on n'a pas le temps. Enlève-la.
Voici Elena. Ma fille. Mon seul amour.
- La fermeture. - Oui.
Je veux qu'elle puisse défiler tranquillement.
- OK. - Ton père est là.
C'est son premier défilé. Je suis plus nerveuse qu'elle.
Mets de la lotion pour le corps. Crois-moi, ils voient la différence.
- Je dis quoi, à ton père ? - Je veux la voir avec les chaussures.
La robe qu'elle porte s'inspire de l'œuvre de ma mère.
Elle ne l'a jamais connue.
Bonsoir, tout le monde !
Voici Lorenzo, mon associé et mon père.
Enchanté, Edha.
Voici André. Viens... André, Edha.
Chaque commentaire, chaque geste... tout est planifié.
Je crée, il vend. Les règles sont claires.
D'après mon père, le salut est entre les mains de ces hommes.
Je dois leur sourire. Au moins un peu.
Ça, c'est Paloma, ma principale rivale.
Ce n'est pas son vrai nom. Tout est faux chez elle.
Comme tout ici.
Aníbal est avec nous depuis toujours. Il transporte tout.
Apporte-moi les chaussures qui sont dans la valise argentée.
Mon père l'aime bien.
Va offrir un verre aux investisseurs.
- Sors Paloma d'ici. - Ce n'est pas ce qu'on avait dit.
Ma chérie, ça n'a pas été gratuit d'organiser tout ça.
- On est fauchés. - Ne me parle pas de ça maintenant.
Je dois me concentrer.
Antonio, mon seul ami, mon bras droit et mon partenaire créatif.
Je l'épouserais bien, mais il a déjà un mari, Ronnie.
Ici, tout a l'air parfait, magnifique, unique.
On ignore certaines choses, et d'autres se cachent dans les coutures.
Tu les as ou pas ?
On est débordés. Je n'ai pas pu terminer.
- Il nous en manque combien ? - La moitié.
- Je dois livrer aujourd'hui. - C'est tout ce que j'ai pu avoir.
Tu auras le reste.
Je n'ai rien d'autre, donc Medina accepte que je le rembourse avec des vêtements.
Il ne voudra pas de la moitié.
- Je n'étais pas revenu depuis un moment. - Oui.
Vous êtes combien ici ?
C'est dangereux.
Tes affaires avec Medina le sont.
Contente-toi de ça.
Désolé, j'ai trébuché. Il y a trop de monde ici.
- Dis la vérité. - Ferme-la.
- Qu'est-ce que tu fais ici ? - J'étais venu aider...
- Tu n'aides pas du tout ! Sors ! - Va attendre dehors.
Je vais chercher l'autre ?
- C'est une pièce unique ! Quelle autre ? - Calme-toi.
Me calmer ? C'est fini. On annule tout.
Quoi ? Edha.
Edha !
Je ne vais pas créer une autre robe pour ma fille.
Le voilà.
Qu'est-ce que tu fais ? Tu pouvais prendre quelqu'un d'autre.
- Celia, rentre à la maison. - Non. On y va ?
Tu me sauves la vie.
C'est à ça que servent les frères.
Viens ici avec moi. Tu auras un travail honnête, un avenir.
Un avenir ? Ici ?
On est ensemble depuis longtemps, mais tu n'as toujours rien dit à Manito.
S'il nous surprend, ce sera pire.
- Je ne peux pas, Celia. - Tu dois parler à ton frère.
- Ou je le fais. - Je ne peux pas dire qu'on est ensemble.
Surtout aujourd'hui.
Il manque la moitié des vêtements de Medina.
Tu sais ce qu'ils ont fait au petit ?
Tu l'as dit à Manito ? Tu lui as dit ce qu'il te fallait ?
Oui, mais ils sont débordés.
Il n'a pas pu avoir plus.
- Je t'accompagne. - Tu es folle ?
Tu me déposes et tu pars.
Tu as peur.
Amusez-vous bien.
- Je fais quoi ? - Laisse-moi te regarder.
Crois-moi, mon amour. Tout ira bien.
Tu en penses quoi ?
J'adore.
Bravo, Elena. Bravo !
- Que fait Jáuregui ici ? - Quoi ?
Mon père. Qui l'a invité ?
Je ne sais pas.
Ne parle pas sur le podium, on nous regarde.
Il manque de la marchandise.
- On avait dit en deux livraisons. - Pas du tout.
- Tu as oublié. C'est la première... - Ce n'est pas ce que tu m'avais dit.
Tu auras le reste. Tu peux compter sur moi.
Pas du tout. Tu essaies de m'avoir, ça ne me plaît pas.
Tu es réglo ou tu te bats. Tu ne fais pas le poids.
Si tu te fous de moi, je te brise les jambes.
- C'est bon. - Non, ce n'est pas bon du tout.
Dans ce pays, on n'aime pas se faire avoir.
Fous le camp avant que je ne t'attrape.
- Tu aurais pu me dire pour Jáuregui. - Je ne le savais pas.
Tu as été super. Ne le laisse pas te gâcher ta soirée.
Pardon.
- Bonjour. - Bonjour.
Félicitations.
Merci.
Je suis venu pour toi. Uniquement.
- D'accord. - J'ai adoré.
Tu es belle, Elena.
On mange ensemble ce soir ?
- Je suis avec maman. - Demain peut-être ?
- Ou bien... - On verra.
Tu as du culot d'être venu.
Je suis venu à une soirée publique pour voir ma fille.
Elle doit se changer.
Elena, je ne sais pas ce que ta mère t'a dit...
- mais tu n'es plus une petite fille. - De toute évidence.
Ce qui est dangereux, ce n'est plus de tomber du lit.
Tu n'étais pas là pour ça. Elle fait face à d'autres dangers.
Les hommes comme toi, par exemple.
Ce serait bien que tu décides par toi-même.
- Tu as fini ? - Elena est aussi ma fille.
- Je la récupérerai. - Elle n'a jamais été à toi.
On verra.
Au revoir, Elena.
- Oui. - Je t'appelle.
Vous seriez intéressée par ce t-shirt ? C'est de la bonne qualité.
Il est de bonne qualité.
Et les fleurs ?
Dans la voiture.
- Je ne les ai pas vues. - Dans le coffre.
Tu les veux ?
Elles vont se faner.
Je reviens. Commencez sans moi.
Arrêtez ! Ne bougez plus.
- Tu viens d'où ? - D'ici !
- Ah oui ? - J'ai un titre séjour.
- Encore un rat qui vient nous voler. - Je travaille.
Pourquoi t'es-tu enfui ?
- J'ai eu peur. C'est compliqué. - Toi, tu l'es.
Tourne-toi et ouvre ton sac.
- Ouvre ton sac. - Ne bouge pas.
Ils sont de bonne qualité. Les coutures sont bonnes.
Prenez-en un pour votre femme. Ça me permet de vivre.
Votre taille.
On doit t'emmener pour vente illégale.
- Tu les as eus où ? - Dans une usine.
On peut s'arranger.
Fous le camp. Allez, dégage de là.
Dépêche-toi !
Tiens.
Ce que vous faites est mal. Ça me permet de vivre.
Moi aussi. Tu t'en sors bien.
La prochaine fois, tu dormiras au poste.
Et je te tabasserai.
- Vous restez pour la Fashion Week ? - On est venus pour ça.
D'ailleurs, on adore votre petite-fille. Et votre fille.
Un jeune visage pour la marque. On est heureux.
Aujourd'hui, c'était spécial. C'était une soirée mère et fille.
À la Fashion Week, ça vous plaira.
Parle du concept de la collection.
Oui. Alors, je me suis inspirée... Non, non.
- Dans la mode, personne ne mange. - Si ça a des yeux, je n'en mange pas.
- J'ai commandé pour toi. - Merci.
J'ai envoyé des photos à ma femme. Elle a adoré votre partie.
On a parlé avec votre père de la possibilité
de créer un échantillon d'exportation d'environ 500 vêtements
en même temps que la Fashion Week.
L'idée, c'est bien sûr de les adapter.
On gardera le concept, le modèle, et on réfléchira à la production.
Je n'ai pas l'habitude "d'adapter".
Ce sera prêt la semaine prochaine.
Excusez-moi.
Nous ne doutons pas du tout de son talent artistique.
On veut s'assurer que la production va suivre.
- Edha, que fais-tu ici ? - J'étouffais là-bas. J'ai besoin d'air.
Et on a besoin d'eux. C'est pour ça qu'on est là.
Je ne peux pas parler affaires. J'ai fait mon job. À toi de faire le tien.
- Je ne peux pas. - Qu'est-ce qui t'a pris ?
Non, toi, qu'est-ce qui t'a pris ? Tu sais quel jour on est ?
Il y a 20 ans, ma mère se suicidait.
Ta femme. Tu te souviens ?
- Moi aussi, elle me manque. - Tu as de la chance alors.
Je me souviens à peine d'elle.
Elle avait mon âge à sa mort.
On a besoin d'associés. De capital. Ça marche comme ça. On est fauchés.
Je t'en prie, retournons à la table...
- Je n'ai besoin de rien. - Que se passe-t-il ?
- Ils s'en vont. - On fera quand même l'échantillon.
- Ils n'en veulent pas. - Fais-le !
D'un jour à l'autre, on devient des insectes.
Ce n'est pas d'un jour à l'autre.
- Il ne va pas venir ? - Non.
Sors le chien.
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