Ang unang 196 linya.
Mme Oikawa, avez-vous choisi le thème de votre prochaine série ?
Je réfléchis encore.
Pourquoi pas quelque chose de dramatique pour en faire un film ?
Vous savez bien que ce ne sont pas mes principes.
- Tenez. - Merci.
Ah, oui.
Voici les matériaux que vous avez demandés.
Et... J'ai apporté des lettres de vos fans que nous avons reçues.
L'un d'eux souhaite vous rencontrer, mais ne vous inquiétez pas.
- Quelqu'un veut me voir ? - Oui.
"Je vous écris parce que j'aimerais que vous écoutiez
notre histoire, à mes amies et moi."
"À propos de la relation qu'elles et moi avons eu pendant 35 ans."
Tenez.
Elle pense que sa vie est tellement intéressante qu'elle veut que vous l'adaptiez en roman. On en a souvent, des fans comme elle.
Ce n'est généralement pas très intéressant.
Enfin bon, réfléchissez bien à l'occasion d'adapter vos romans en films.
Vous êtes Yuri Totsuka ?
Oui. Enchantée.
Bien sûr.
Je ne pensais pas que vous seriez d'accord pour me rencontrer.
Il y a beaucoup de personnes qui me demandent d'écouter leur histoire.
J'ai l'habitude de décliner ce genre de demande.
Mais vous ne voulez pas parler de votre vie.
Mais de vous et de vos amis, n'est-ce pas ?
Beaucoup de vos travaux traitent sur la relation entre les femmes.
Alors, j'ai pensé que vous seriez intéressée.
Vous avez dit dans la lettre qu'une de vos amis est atteinte d'un cancer du pancréas.
- C'est vrai ? - Oui.
C'est pourquoi je voulais vous rencontrer le plus vite possible.
Avant qu'elle ne décède.
Même si vous me demandez d'écrire un roman sur votre histoire, je ne peux rien vous promettre.
Je suis romancière de divertissement et je n'écris que de la fiction.
C'est vrai. Je souhaite simplement que vous écoutiez.
Puis-je ?
Je vous en prie.
Comme je l'ai écrit dans la lettre, ce dont j'aimerais parler
est la relation que j'ai eu avec
mes deux amies pendant 35 ans.
Afin de nous protéger les unes les autres, nous avons...
toutes les trois tué quelqu'un.
Tout a commencé quand nous avions 16 ans.
À l'époque...
Je me détestais plus que quiconque au monde.
- Désolée. - C'est bon.
- Rinako, tu vas bien ? - Oui.
Je me méprisais plus que quiconque au monde.
C'est à ce moment-là que nous nous sommes toutes les trois rencontrées.
Sakazaki Maho et...
Hino Satoko.
Ce jour-là a été le début
de meurtres en série.
- Ne sois pas fasciné par elle. - Je ne le suis pas.
C'est qui ?
- C'est une étudiante venant de Tokyo. - Ah bon ?
Hé.
Tu vas l'acheter ?
Non.
Je suis désolée.
Ça fera 370 yens.
Voici.
Merci.
Je lis vite. Est-ce que tu veux l'emprunter quand j'aurai fini ?
Quoi ?
Tu ne veux pas le lire ?
Si.
Alors, attend pendant que je lis là-bas.
Quoi ? Maintenant ?
Tiens.
Tu lis vraiment vite.
Tu as emménagé dans la résidence ?
Oui, bâtiment 2.
Je vois. Je vis dans le bâtiment 13.
Oui. Je t'ai vue.
Je savais que nous vivions au même endroit et que nous allions au même lycée.
- Tu ne le lis pas ? - Si.
Cette partie était drôle.
Les travaux précédents de ce mangaka sont plus intéressants.
Tu peux emprunter ceux-ci.
Et... Ces romans aussi.
Merci.
Du jus d'orange, ça te va ?
Oui.
Quoi ?
Je n'ai jamais vu une personne faire du jus frais chez soi.
Le jus acheté en magasin contient des additifs, donc...
J'ai entendu dire que tu traînes avec la fille qui a emménagé dans le bâtiment 2.
Mme Eguchi, la voisine, vous a vues ensemble.
Tu es déjà allée chez elle ?
Oui. Pourquoi ?
Je parie que leurs meubles avaient l'air chers.
Comment tu le sais ?
Mme Yoshikawa du bâtiment 2 me l'a dit.
Elle a vu que les déménageurs transportaient des meubles splendides quand ils ont emménagé.
Je te l'ai dit, non ?
Quoi ? Ils sont riches ?
Eh bien, c'est seulement la mère et l'enfant.
Son mari était le président d'une entreprise à Tokyo,
mais elle est retournée dans sa ville natale après leur divorce.
J'ai entendu dire qu'elle avait reçu une belle pension alimentaire.
Je suppose que la cause du divorce a été la liaison de son mari.
C'est juste une rumeur, non ? Ne dis pas ça.
Elle l'a dit elle-même.
Quand elle a emménagé, elle a offert des confiseries hors de prix à ses voisins.
Et elle leur a dit qu'elle avait une très bonne pension alimentaire.
Elle a apporté des meubles luxueux pour s'en vanter,
mais elle vit dans cette résidence miteuse, après tout.
C'est bien d'être pareil, Yuri.
Les gens te regardent curieusement quand tu te démarques.
Alors il vaut mieux être pareil que les autres.
Pas vrai ?
Au début, je la trouvais belle et je l'aimais bien,
mais elle est différente.
Différente ?
Tu ferais mieux de ne pas t'approcher d'elle, toi aussi.
Maho.
Rentrons ensemble, aujourd'hui.
Pourquoi as-tu intégré notre école ?
Tu aurais pu entrer dans une meilleure école.
Je voulais pouvoir aller à pied à l'école.
J'ai déjà été tripotée dans le train.
J'avais tellement de leçons après les cours avant de déménager ici.
Des cours d'anglais, de piano et de ballet.
J'aimais le ballet, alors je ne voulais pas arrêter.
Je vois.
Tu n'as pas ri.
- Quoi ? - Dans le parc.
Tu m'as vu danser le ballet, pas vrai ?
C'était très beau.
J'étais heureuse.
Ma mère n'aime pas admettre la défaite.
Elle est déjà bien occupée à protéger sa fierté,
et elle ne peut pas se préoccuper de mes sentiments.
Je dois donc me battre seule.
Je ne veux pas changer parce que les autres ne m'acceptent pas comme je suis.
Je ne veux pas que mon destin puisse avoir raison de moi.
Oh, Yuri. Tu es rentrée.
Je vois que vous êtes toutes les deux devenues amies.
J'ai entendu dire que ta mère avait trouvé un travail.
Ça doit être dur pour elle, puisqu'elle a été mère au foyer.
Où travaille-t-elle ?
Où ça ?
Au supermarché près de la gare ? Je sais qu'ils embauchaient.
C'est bien d'être pareil...
Je suppose que ce que ma mère essayait de dire
c'était que nous ne pouvons pas être acceptées, autrement.
Je comprends.
Ça ne se limite pas aux lotissements et aux écoles.
Dans des communautés aussi fermées,
les gens essaient d'éliminer ceux qui sont différents.
Mais je pense que Maho a eu de la chance.
Parce que tu as eu le courage de lui parler.
Ce n'est pas ça.
Je lui ai parlé plutôt que de m'éloigner d'elle,
parce que j'avais des regrets.
Des regrets ?
Auparavant,
j'avais déjà abandonné mon amie
et l'avais laissée mourir.
Il s'agit de mon autre amie.
Satoko.
- Il me fait de la peine. - Pas vrai ?
Ils harcèlent encore quelqu'un.
Tu la connais ?
On a grandi ensemble dans la même résidence.
On avait l'habitude de jouer ensemble quand on était à l'école primaire.
Ananas.
Rubis.
- Je peux venir chez toi aujourd'hui, Yuri ? - Bien sûr.
Oh, ma mère a dit qu'elle me donnerait une sucette à la cerise.
Yuri ! Jouons ensemble.
Bienvenue !
Yuri, Satoko est là.
Qu'est-ce qui ne va pas ?
C'est le grand-père de Yuri. Il nous rend visite.
Alors c'est toi, Satoko.
Merci d'être amie avec
Yuri.
Tu dors ici ce soir ?
Ah... Oui, merci.
Tu dors avec ton grand-père, Yuri ?
Hein ?
Elle ne dort pas avec moi.
Quand grand-père reste à la maison, Yuri dort avec moi.
Mais les filles sont censées dormir avec leur grand-père.
Ah bon ?
Tu dors avec ton grand-père, Satoko ?
Parce que maman dit qu'une fille doit dormir avec son grand-père.
Est-ce que...
Par dormir avec, tu veux dire dans la même chambre ?
Ou dans le même lit ?
Dans le même lit.
Parce que les filles dorment avec leurs grands-pères.
C'est ce qu'on m'a dit.
Impossible. Tu réfléchis trop.
Mais elle l'a répété plusieurs fois.
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