Come September

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Na-publish noong: 2016-10-20
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Ang unang 200 linya.

UNE ENTREPRlSE TALBCT

RENDEZ-VOUS DE SEPTEMBRE

Quand l'usine sera terminée,

les responsabilités seront dédoublées.

La capitalisation sera partagée à égalité.

lls mettent la moitié, et moi aussi.

J'ai beaucoup d'intérêt pour ce projet,

et j'ai hâte qu'il soit réalisé au plus tôt.

- M. Talbot, votre appel pour Rome. - Excusez-moi, messieurs.

Lisa.

Talbot.

En anglais, qu'elle ne comprenne pas.

Que fait-il ici en juillet ? ll ne vientjamais avant septembre.

Je ne sais pas, mais il est là.

Je vais lui dire que tu n'es pas là.

Non, je vais lui parler.

Lisa, un ancien amour, c'est comme une bouteille de champagne vide.

On ne la remplit pas. On en prend une nouvelle.

ll a le droit de savoir que je me marie.

ll vient pour un mois une fois par an. Tu ne le vois pas le reste du temps.

ll n'a aucun droit.

Envoie-lui une lettre. La plupart n'en reçoivent pas.

Lisa.

En anglais. Je ne veux pas qu'ils entendent.

- Tu as perdu assez de temps avec lui. - Cù est le téléphone ?

Je l'ai mis dans la soupiére.

Tant qu'il est là-dedans, tu ne crains rien.

Je ne crains rien de toute façon.

Je lui dirai juste la vérité. ll est parti, j'ai connu un autre homme.

ll m'a demandée en mariage, j'ai accepté.

- Allô ? - Lisa.

- C'est merveilleux d'entendre ta voix. - J'allais t'écrire.

Pas la peine, je suis là.

Alors je vais te le dire.

- Robert, je... - Dis-le encore.

- Quoi ? - Mon nom.

- Robert. - Encore une fois.

Robert.

Si tu savais combien j'ai pensé à toi, comme j'avais hâte...

Je t'en prie, écoute-moi. Je...

Je ne voulais rien d'autre. Je ne pouvais pas attendre septembre.

J'ai bouleversé tout mon planning pour venir tôt et être avec toi.

- C'est vrai ? - Je t'ai manqué ?

- Oui. - Alors, dis-le.

- Tu m'as manqué. - Ch, Lisa.

Lisa, ma douce Lisa.

Oui, Roberto ?

Ecoute-moi bien. Abandonne ce que tu fais.

Ce n'est pas important.

Fais tes bagages. Prends le train de 1 h 20.

Mes bagages. Le train de 1 h 20.

- Et retrouve-moi à la villa. - A ta villa.

Au revoir, chérie.

Je n'ai pas pu m'en empêcher.

En anglais. Qu'ils ne sachent pas que tu es folle.

Anna, je t'en prie. J'ai essayé de lui dire. Vraiment.

- Tu m'as entendue. - Qu'allais-tu lui dire ?

Qu'il n'est pas l'homme qu'il me faut. ll en fait toujours à sa guise.

ll organise sa vie pour son confort, pas le mien. Je ne veux pas vivre ainsi.

- Pourquoi ne lui as-tu pas dit ? - Pour tout gâcher ?

Onze mois par an, tu es une femme d'affaires remarquable et intelligente.

Dés qu'il vient, tu n'as plus de cervelle.

Anna, sais-tu ce que c'est d'être heureuse ?

- Oui, bien sûr. - Je veux dire, vraiment heureuse.

Ce genre de bonheur ne t'attire que des ennuis.

Lisa, écoute-moi.

Spencer, j'ai réfléchi. J'ai pris une décision.

Je ne peux pas te faire de mal.

Je n'ai pas le droit de t'épouser.

Mais chérie, tout est arrangé.

Mes sœurs sont venues de Londres.

Elles vont arriver pour te rencontrer. Que diable vais-je leur dire ?

Que c'est mieux pour nous deux. Elles comprendront.

Crois-moi, je sais de quoi tu souffres. Des tension prénuptiales.

Je suis trés nerveux aussi. Oui, j'ai eu des problémes.

Ce fut doublement ardu de persuader mes sœurs

qu'il était convenable qu'un Anglais épouse une étrangére de nos jours.

En ltalie, je ne suis pas une étrangére. Toi et tes sœurs, vous l'êtes..

Bien sûr, je le sais, mais je ne le leur dirais pas.

Elles sont charmantes. Elles te plairont quand tu les verras.

- Je n'y tiens pas. - Lisa, je t'en prie.

Je ne pourrais pas être heureuse en Angleterre.

Mais si. L'Angleterre n'est pas si mal.

C'est comme une douche froide. Quand on s'y habitue, on se sent mieux.

- Je n'aime pas les douches froides. - Faisons un compromis.

Six mois ici et six mois là-bas.

Non, je ne peux pas vivre comme une bohémienne.

Crois-moi, Spencer, c'est pour notre bien à tous les deux.

Un jour, tu rencontreras une fille qui aime les douches froides.

- Spencer. - Attends, voilà mes sœurs.

- Lisa, mes sœurs Katherine et Claire. - Au revoir.

Elle est séduisante. Mais pas trés aimable.

M'sieur, c'est une beauté.

On n'en voit pas beaucoup comme ça.

Je parie que c'est un vrai bolide.

M'sieur, c'est une beauté.

On n'en voit pas beaucoup comme ça.

Je parie que c'est un vrai bolide.

M'sieur, c'est une beauté.

On n'en voit pas beaucoup comme ça.

Je parie que c'est un vrai bolide.

- Attention ! - Ch, mon Dieu !

Les gars, c'est une beauté.

On n'en voit pas beaucoup comme ça.

Ah oui, je parie que c'est un vrai bolide.

Ça va, Dino ?

Hôtel La Dolce Vlsta.

Talbot ?

Teresa. Milena. Maria.

Ecoutez-moi bien. M. Talbot arrive.

ll va savoir. Nous sommes perdus.

Aide-toi, le ciel t'aidera. Les chambres.

Vous, les salles de bain. Cachez Cedric. Vite.

Cedric...

MESSlEURS

- Maurice. - M. Talbot. Quelle agréable surprise.

- Comment va ? - Je suis surpris.

De vous voir en juillet au lieu de septembre.

- ll fallait me le dire. - Et mon télégramme ?

- Pas de télégramme. - J'en ai envoyé un.

- Montez. - Oui.

- Nouvelle couleur ? - Pardon ?

C'est une nouvelle couleur ?

Les maisons sont comme les femmes. Avec l'âge, il leur faut de la peinture.

- Comment vont les choses ? - Tranquillement.

On rentre dans notre coquille comme des tortues jusqu'à votre retour.

- Qu'est-ce que c'est ? - Pardon ?

Ce bougainvillée. ll n'était pas là l'an dernier, si ?

J'ai fait un peu...

J'ai fait un peu de jardinage. Si vous êtes mécontent...

Mécontent ? De ce que vous avez fait de ce lieu ?

Vous êtes plus qu'un majordome. Vous êtes un ami.

J'espére que vous continuerez à le penser.

Attendez, je le prends.

Merci.

C'est de moi. J'arrive aujourd'hui.

Le charme de l'ltalie. Le seul pays où on peut envoyer un télégramme

et être sûr d'être là pour le recevoir.

Je ne m'aperçois combien cet endroit me manque que lorsque je reviens ici.

C'est plus qu'une villa. C'est un refuge.

Un lieu où l'on peut se retrancher du reste du monde.

- Et mademoiselle... ? - Oui. Elle va venir.

On ne se retranche pas de tout le monde.

Bonjour, Maria.

Pourquoi prie-t-elle ?

Un de ses amis, un brave homme, traverse une crise trés grave.

- J'espére qu'il s'en sortira. - Pas autant que moi.

Je monte vos chambres dans votre sac.

''La Dolce Vista'' ?

Sans doute un nouvel hôtel.

- Bonjour. - Vous venez d'arriver ?

- Oui. - Ça vous plaira.

- Qu'est-ce que c'est ? - Des filles.

Je sais. Que font-elles ici ?

Si vous les aviez vues ! Des étudiantes en voyage à l'étranger,

leur petit bus en panne. Elles partiront demain matin.

Elles passent la nuit ici ?

Je sais, j'aurais dû les renvoyer, on n'estjamais trop charitable.

Vous l'êtes assez. Pourquoi ne pas les mettre à l'hôtel ?

ll n'y a pas une chambre de libre. Si vous insistez, je les renvoie.

ll faudra qu'elles aillent ailleurs.

Et ce nouvel hôtel ? La Dolce Vista.

- C'est plein. - Elles ne peuvent pas rester ici.

- Trouvez quelque chose. - Bien, monsieur.

Maurice.

Nous avons fait une superbe promenade. Trés stimulante.

Mlle Allison, Mlle Stevens. M. Talbot.

Enchanté.

- Bonjour. - Mlle Allison chaperonne les filles.

- Cù est Cedric ? - Dans votre chambre.

- Formidable. - Qui est Cedric ?

- La perruche de Mlle Allison. - Cet endroit est charmant.

Et la vue de la terrasse est à vous couper le souffle.

Merci. Veuillez m'excuser. Maurice, veillez au confort de ces dames.

lls se comporte comme si cet endroit lui appartenait.

- J'espérais qu'il irait mieux. - Que lui arrive-t-il ?

C'est une histoire que je préférerais ne pas raconter.

Sa famille possédait cette maison.

lls ont eu des revers financiers, ils l'ont perdue.

- Et vous l'avez achetée. - Oui.

Puis ce fut la guerre. ll était sentinelle dans un dépôt de munitions.

- ll a sauté. - Vraiment ?

- ll est resté choqué. - On ne dirait pas en le voyant.

Non, c'est comme un magnifique château, avec un donjon fragile.

Est-il dangereux ?

Non, il est inoffensif, à part ses quelques bizarreries.

ll croit toujours posséder cet endroit.

Je le laisse venir chaque année. Ça calme ses nerfs.

S'il dit quelque chose de bizarre, entrez dans son jeu.

- Quel cas intéressant. - A-t-il de l'argent ?

Seulement sa pension de guerre. Naturellement, je l'aide.

Ch, Maurice. C'est pour cela que je vous apprécie tant !

Vous pensez toujours aux autres.

Un psychiatre pourrait l'aider.

Sans doute. Mais ça ne te regarde pas.

Sandy étudie la psychologie. Elle est passionnée par le sujet.

- Chére enfant. - Maurice.

- Faites-les briller, voulez-vous ? - Oui, monsieur.

- Faites couler mon bain. - Oui, monsieur.

- Une psychanalyse l'aiderait. - Cu une bonne conversation.

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