Growing Up - First Season

Growing Up - First Season

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Season 1

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Growing Up S01E04 WEB-DL DSNP
Komentaryo ni ChristopherCavco

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Na-publish noong: 2022-09-17
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Ang unang 198 linya.

Grandir, c'est plein de choses.

Grandir, c'est imprévisible.

Grandir, c'est l'occasion de sauver le monde.

ÉLIMINER LA PAUVRETÉ PAS DE PAIX SANS JUSTICE

Grandir, c'était...

Nous avons le pouvoir et la responsabilité...

Nous méritons d'être entendus.

Grandir, c'est...

- Tumultueux. - Gênant.

- Perturbant. - Chaotique.

- Beau. - Obligatoire.

On a réussi !

DIX HISTOIRES

SUR LE COURAGE

D'ÊTRE SOI-MÊME

MON ADOLESCENCE

REVENEZ-NOUS VITE

- Bonjour. - Bonjour.

Qu'est-ce que je vous sers ?

Je crois que je vais prendre un chocolat chaud.

Grandir avec un handicap était très compliqué,

parce que les gens avaient des a priori à mon égard,

et je n'étais pas représentée.

ALEXIS FRÈRE D'EMILY

Dix-neuf ans plus tard, on continue d'aller de l'avant.

On continue.

J'ai décidé de partager mon histoire parce que la représentation

qu'on se fait du handicap dans l'opinion populaire

tourne toujours autour de la vie tragique des handicapés.

Je veux raconter que le handicap n'est pas une tragédie.

En réalité, ça peut être superbe et extraordinaire,

et tellement multi-dimensionnel.

- Je t'aime. - Un peu de silence.

- Merci. - Tu gères.

Merci.

Quand tu veux.

Bonjour. Je m'appelle Emily.

Je suis une immigrée de deuxième génération.

Mes deux parents viennent du Mexique,

et l'espagnol était ma langue maternelle.

Mon père était dans l'armée,

on a déménagé plusieurs fois, et on a fini par s'installer

à Austin, au Texas. Je suis née avec une maladie neuromusculaire.

La dystrophie musculaire affecte les activités de tous les jours,

marcher, s'habiller, se nourrir.

Elle affecte principalement la force et le tonus musculaire.

Je n'ai donc jamais pu marcher.

Ça a été un réel apprentissage,

car je ne savais pas gérer le handicap.

JAY PÈRE D'EMILY

Je n'étais pas éduqué à la question.

On a dû s'adapter vite. On ne savait pas à quoi s'attendre.

On a voulu comprendre exactement ce dont elle avait besoin.

TERESA MÈRE D'EMILY

De quels traitements ou médecins on aurait besoin.

Je me souviens d'une spécialiste qui a dit un jour,

"Désolée, mais votre fille ne vivra que six mois encore."

Et je pleurais tellement. C'était très difficile.

Quand j'étais petite, ma mère m'aidait pour tout au quotidien.

Me préparer le matin, m'habiller, découper mes aliments,

me doucher, me laver. Toutes ces choses-là.

À l'école, j'ai découvert comment la société percevait le handicap.

J'étais traitée comme si j'étais très différente des autres.

Je me souviens d'un moment, au début de la primaire.

À l'époque je grandissais,

et est venu le moment de choisir un nouveau fauteuil roulant

pour être plus confortable.

Ils ont décidé de me faire essayer le nouveau fauteuil à l'école.

Ils me disent, "Fais un essai pour voir comment tu te sens dedans."

Et je vois tous mes camarades

dans le couloir qui me regardent.

Quand je suis passée, ils m'ont applaudie.

Ils m'encourageaient. Et tous les adultes étaient là,

"Oh, c'est trop mignon."

C'était un tel moment de joie pour tous les autres,

mais je ne comprenais pas pourquoi je n'étais pas heureuse.

J'étais confuse. Mes camarades qui avaient mon âge,

qui aimaient les mêmes activités, les mêmes jeux de société,

ils m'applaudissaient pour une chose que je faisais chaque jour.

Ils apprenaient à mes pairs à avoir pitié, que les handicapés

étaient inspirants simplement en traversant le couloir.

Je me suis sentie prise à partie et isolée de ma classe.

À cet âge, avoir l'impression que j'étais un spectacle pathétique,

ça m'a fait me sentir impuissante.

On voyait Emily souffrir, sans savoir ce qui se passait.

Elle m'a aidée à voir à travers ses yeux, et j'ai pu comprendre

la façon dont ils veulent être acceptés par la société.

À l'école, j'avais mon aide-soignant,

quelqu'un qui m'aidait pendant la journée, à déjeuner,

à sortir quelque chose de mon sac, ou à aller aux toilettes.

Parce que j'étais si dépendante de mes soignants, j'avais peur

que si j'élevais la voix et que je les froissais,

ils me privent de l'accès à ces choses qui m'étaient indispensables.

Je n'avais aucune autonomie à l'époque.

Il y avait toujours un adulte à mes côtés

et je n'avais pas la liberté d'explorer qui j'étais.

Alors je faisais tout pour plaire aux gens,

j'étais prête à tout pour que mes soignants soient heureux.

Elle disait: "Si je dis quelque chose à la soignante, elle va se fâcher

et m'en vouloir." Alors je lui disais chaque jour :

"Tu peux dire tout ce que tu veux." Et elle me disait : "D'accord maman."

Mais je sais que c'était très dur pour elle d’exprimer ses besoins.

Au collège, quand j'essayais de trouver ma propre voix,

je me souviens que je m'entraînais à dire ce que je voulais lui dire,

et j'analysais le moindre mot.

J'aurais besoin que tu me laisses plus d'espace.

J'aimerais passer plus de temps seule avec mes amis.

Et j'aimerais avoir davantage d'indépendance.

Il faut que je passe.

Tu parlais à qui ?

- En fait... - Quoi ?

- Rien. - D'accord.

Les mots étaient bloqués dans ma bouche.

Et je ne parvenais jamais à vraiment les sortir.

Je rêvais constamment d'être quelqu'un d'autre.

ÉCOLE PRIMAIRE

Je rêvais d'être indépendante, d'être courageuse,

et je devenais quelqu'un que je n'étais pas.

J'ai commencé à faire des panneaux de visualisation.

J'aimais beaucoup mettre en images

la façon dont je voulais vivre à l'avenir.

QUI SUIS-JE ?

À chaque fois, en rêvant dans ma chambre,

je m'imaginais comme quelqu'un de valide.

Mon passe-temps favori était de m'échapper

et de rêver de qui je pourrais être, ce que je pourrais devenir.

OBJECTIFS

On voyait qu'elle avait du mal à s'exprimer.

C'était quelque chose de difficile dans sa vie.

On la laissait être indépendante pour qu'elle ressente les choses.

Mais oui, c'est vrai qu'on était nerveux au début.

Le collège, c'était aussi une période d'essor des réseaux sociaux.

J'ai commencé à m'inscrire sur Instagram et tous ces réseaux.

Être sur Internet était littéralement un refuge pour moi.

C'était aussi une grande époque pour les boys band.

Donc j'étais totalement fan de One Direction.

C'est aussi comme ça que je me suis tournée vers l'écriture.

En y repensant, c'est la période la plus malaisante de ma vie.

"Au fait, moi c'est Harry."

Oui, je lisais de la fanfiction.

"T'es une vraie beauté", dit Harry.

J'en ai peut-être même écrit.

TU CROIS QU'ELLE TOMBERA AMOUREUSE DE MOI ?

C'était la première fois que j'écrivais.

Donc je me suis lancée.

Et c'était vraiment comme ça

que je m'amusais le plus, parce que c'était

une nouvelle façon de m'échapper,

d'être créative dans un domaine nouveau.

Je passais tout mon temps sur Internet.

L'Internet m'a donné

une façon de cacher mon handicap et d'être une jeune ado typique.

Mais même si j'adorais fréquenter ces communautés,

j'avais également honte, parce que

je savais que je mentais sur qui j'étais.

Je ne disais rien de mon handicap.

Je me percevais comme dégoûtante

et impossible à aimer.

Une fois au collège, le service d'éducation prioritaire

mangeait à une table de la cafétéria.

Je me souviens d'avoir eu tellement honte.

Je refusais d'être associée à eux, même en étant moi-même handicapée.

EMILY AU LYCÉE

J'étais en troisième.

Ma soignante et quelques autres du service d'éducation prioritaire

trouvait super mignonne l'idée

que j'aille au bal de promo avec un autre handicapé.

On ne m'a même pas demandé si je voulais y aller.

Je me suis sentie tellement infantilisée.

On y est allés.

Et je portais une robe à paillettes super étincelante,

un horrible look de bal de promo.

Je me rappelle qu'une volontaire en particulier est venue me voir.

J'ai une super idée.

Ça serait tellement inspirant si le quarterback sexy dansait avec toi.

Je suis pas sûre.

Il est trop gentil. Je vais lui demander.

Laisse tomber. On s'en fiche. Tu peux danser avec mon copain.

Il se dandinait de façon bizarre.

Je me disais tellement de choses.

Je me demandais comment elle me percevait.

Je n'étais manifestement pas une menace.

Normalement, on ne veut pas qu'une fille danse avec son copain.

Le lycée, c'est un peu le paroxysme de tout ça,

et cette soirée l'a résumée à elle seule.

J'étais très en colère

parce qu'on me traitait littéralement comme un petit animal.

Les enfants devraient voir les enfants handicapés comme les leurs.

Il y avait clairement un sentiment de supériorité.

J'aide les enfants handicapés.

Je sais que c'est dur à croire, mais

ils m'ont plus appris que je ne leur ai appris.

Je me rends compte qu'un peu de mon attention

leur apporte énormément.

Quand on me voit, est-ce qu'on se dit automatiquement

"J'ai tellement de chance que ma vie ne soit pas comme ça."

Il faut beaucoup plus se reposer la question,

qu'est-ce qui te faire croire que ma vie est si tragique ?

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