McLintock!

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Publié le: 2016-08-29
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Les 200 premières lignes.

LE GRAND MCLINTOCK

ELEVAGE DE BETAIL MCLINTOCK

Au nom du ciel, encore !

- Salut, Drago. - Bonjour, Curly.

C'est la septième fois qu'il rentre soûl ce mois-ci.

- Six. - Sept.

À son anniversaire, ça ne compte pas.

Donne-moi ma cravache.

Je n'ai mangé que deux œufs durs et du miel au petit-déjeuner.

- Non. - Curly.

Oui, patron ?

Si tu me dis que c'est une matinée agréable, je te tue.

Sors de là, Bunyan.

- Bonjour. - Bonjour.

Carlos, qu'est-ce que tu fais là-haut ?

J'espère y arriver, cette fois, M. McLintock.

Mes frères ont attrapé les autres grands chapeaux.

Bon, donnons-leur une chance.

Pousse-toi.

Encore ? Vous m'aviez promis de me laisser conduire un jour.

Non.

Patron, attention au virage !

Vous allez nous tuer, un de ces jours.

Merci, patron !

Vous avez du bétail devant vous, patron.

Allez, hue !

En avant !

Quinze cents la livre jusqu'à Kansas City.

Patron, j'aimerais que vous ignoriez ce vieux retraité.

- Bunny ? - Oui.

Je n'arrive pas à me souvenir où je l'ai vu.

C'est pas un gars du coin,

il n'est là que depuis deux ans.

Tu n'as pas une once de compassion.

Bonjour, M. McLintock.

- Bonjour, Bunny. - Vous avez une sacrée bonne mine.

Je suis en pleine forme, contrairement à ce que vous avez pu entendre dire.

Ben moi, mes reins ne sont plus ce qu'ils étaient,

- et j'ai le foie capricieux. - Drago.

- Bonjour, Ben. - Salut, McLintock.

- Drago, mets ça dans la calèche. - Oui, patron.

- Voilà un sacré petit groupe de colons. - Vous l'avez dit.

Douglas devrait être content. Il doit empocher pas mal de taxes foncières.

Qu'est-ce qu'on va faire ?

J'ignore ce que tu vas faire, Ben. Mais moi, rien.

Deux cent familles, un quart de bœuf par semaine par famille.

S'ils restent deux ans, ça va finir par faire beaucoup.

J'ai 20 têtes

de chaque espèce du Mesa Verde. Je ne me plains pas.

On n'est pas tous pleins aux as,

vieux, fatigués et prêts à se laisser marcher sur les pieds.

Tu m'intéresses, Ben junior. Continue.

Si je trouve une peau de bête qui porte notre marque

pendue à la clôture de l'un d'entre eux, je liquide un garçon de ferme.

Tu fais ce que tu veux, McLintock. Et nous aussi.

Les gars de mon âge m'appellent G.W. ou McLintock.

Les plus jeunes m'appellent M. McLintock.

Très bien, M. McLintock.

Pas parce que j'ai peur de vous. Vous êtes respecté dans le coin,

et je suppose qu'un gars de mon âge doit vous dire "monsieur".

Il est grand, maintenant, G.W. Il possède la moitié de ce ranch.

J'en ai fait mon associé de plein droit le jour où le docteur m'a mis la trouille.

Tu veux qu'il vote

le jour où ce territoire deviendra un État ?

Bien sûr.

Si on maltraite ces pionniers, les gens diront

qu'on est trop sauvages pour constituer un État.

On restera un territoire un peu plus longtemps encore,

dirigé par des représentants politiques

qui ne savent que ce qu'ils ont appris à l'école,

où on prend les vaches pour des bidons de lait

et les lndiens pour des pantins plantés devant les bureaux de tabac.

Je compte sur toi pour réfréner Ben junior.

Je ferai ce que je pourrai.

Passe chez moi de temps en temps. On fera quelques mains de poker.

C'est pas de refus, G.W.

C'est une belle matinée, pas vrai, patron ?

Tout le monde a le droit à une opinion.

Encore mal luné ? Voilà quelque chose qui devrait vous réjouir.

Un millier de têtes, à environ 1 2,50 $ l'une, j'imagine.

Elles ne sont pas bien grasses.

- Elles viennent de la Prairie du Nord ? - Oui.

Les colons. Tous avec leur charrue et leur bible,

et pas la moindre idée de ce qu'est une prairie.

Drago !

- Tire un coup de pistolet. - Oui, patron.

Attire un peu l'attention.

Votre attention, s'il vous plaît !

Allez, venez tous par ici.

Allez ! Rassemblez-vous.

Je suis McLintock.

Vous avez l'intention de vous installer dans le Mesa Verde.

Exact. Le gouvernement nous donne un demi km² chacun.

Le gouvernement n'a jamais rien donné à personne.

Il y a quelques années, d'autres sont venus.

Leur première année s'est bien passée : l'été a été bon, et l'hiver clément.

Mais l'année suivante, la dernière pluie est tombée en février,

et en juin, même les lièvres ont eu le bon sens de partir.

Les gars, vous savez qui c'est ? C'est McLintock.

George Washington McLintock.

Je leur ai déjà dit, Douglas.

C'est lui qui contrôle la distribution de l'eau à 500 km à la ronde.

Le bois que vous avez vient de ses terres,

a été abattu par ses bûcherons et coupé dans son ranch.

Douglas, j'ai failli te tuer plusieurs fois quand tu étais jeune.

Je regrette de ne pas l'avoir fait.

Vous imaginez un homme qui possède tout ça,

et des mines aussi, j'oubliais.

Tout ça, et il rechigne à donner à de pauvres gens

un misérable demi kilomètre carré.

C'est vrai, M. McLintock ?

- On nous refuse un peu de terre libre ? - La terre libre, ça n'existe pas.

Si vous faites prospérer vos ranchs, vous aurez mérité votre terre.

Mais vous n'y arriverez pas dans le Mesa Verde.

Dieu a créé ces terres pour les buffles. Elles sont propices à l'élevage,

mais pas aux cultures.

Et le gouvernement devrait savoir

qu'on ne peut pas cultiver à 1 800 m d'altitude.

- Des soucis, M. McLintock ? - Non, Jeff.

- Et vous, Douglas ? - Douglas ?

Douglas tout court, hein ? Et lui, vous l'appelez M. McLintock.

Pourquoi ?

Eh bien, Douglas, je suppose qu'il l'a mérité.

- M. McLintock ? - Oui ?

Je sais y faire avec les bêtes. Je voudrais travailler pour vous.

Tu as l'air assez costaud. Tu es arrivé avec eux ?

Oui, mais on n'a pas de ferme, et...

Je n'ai pas besoin de toi.

La vie est dure, hein, mon garçon ?

Les fermiers ne font pas fortune dans le coin.

Mesdames, vous avez là la plus belle dentelle Chantilly qui soit.

- Chantilly, M. Birnbaum. - Croyez-moi, on ne fait pas mieux.

Excusez-moi. Jetez un œil, prenez votre temps.

Drago, j'ai 1 000 cigares de la Havane et 1 2 chapeaux pour toi.

Ces 1 2 chapeaux ne feront pas long feu,

vu la descente de certains, ces derniers temps.

Bonjour, G.W.

Bonjour. J'ai volé des sucres d'orge.

Sers-toi. Entre donc.

Davey, pas la peine de seller le cheval. Viens par ici !

- Un souci ? - Oui.

Si j'avais les noirs, je mettrais le fou de la reine en D4.

Tu as peut-être raison.

J'y réfléchissais quand la lettre est arrivée.

Quelle lettre ?

- C'était... - Qu'est-ce qu'il y a ? Vous ne...

- Bonjour, M. McLintock. - Bonjour, Davey.

Votre présence m'a épargné un aller et retour.

Le chapeau et l'habit que vous m'avez offerts,

eh bien, au lieu de ce chapeau de cow-boy,

j'aimerais avoir celui-là, si ça ne vous embête pas.

Ça ne m'embête pas, Davey.

Mais ce chapeau est de ceux

qu'on porte dans la grand-rue

- pour déclencher une bagarre. - Pas besoin d'un chapeau.

Je n'ai qu'à marcher dans la rue

pour qu'un petit malin me traite d'lndien et que la bagarre commence.

Davey, la lettre. C'est pour vous. Et tu es indien.

Je sais que je suis indien. Mais je suis aussi le plus rapide de la ville.

J'ai étudié et je suis le télégraphiste des chemins de fer.

Mais est-ce qu'on dit : "Salut, l'étudiant" ou : "Salut, le coureur"

ou : "Salut, le télégraphiste" ? Non. Même pas : "Salut, tête de nœud."

Davey.

C'est toujours : "Faisons faire ça à l'lndien."

Tu veux bien aller aider ces femmes ?

D'accord. Je suis aussi comptable et vendeur à temps partiel.

Toujours : "Faisons faire ça à l'lndien."

Une femme a apporté ça ce matin

et a demandé à ce qu'on te l'apporte.

Une jolie femme. Assez grande, cheveux roux.

Elle m'a appelé M. Birnbaum, comme si elle ne m'avait jamais vu

et que le voile qui dissimulait son visage m'empêchait de la reconnaître.

Je la croyais à New York ou en Europe, ou ailleurs.

Moi aussi.

Jake, donne-moi deux caisses de plus du bourbon préféré du patron.

Ça descend vite, par chez nous.

Ça me rappelle que tu ferais bien d'arrêter de boire.

- Katherine est en ville. - Katy ?

Mesdames.

Bonjour.

- Bonjour, M. McLintock. - Bonjour, M. McLintock.

- Bonjour. - Salut, Mac.

- Salut, Mac chéri. - Fauntleroy.

Bonjour, G.W.

Que faites-vous là ? Vous n'êtes pas au bureau ?

J'aide le barman.

Je vois que vous avez à faire. Donnez-moi la clé de la chambre 1 7.

Quoi ?

1 7, et ne le criez pas sur tous les toits.

Les voilà, M. McLintock.

Sers-leur à boire.

- Une bière. - Un whisky.

C'est ton jour de libre ?

Mon jour de poisse.

Je me demande ce qui le tracasse.

- Tu ne sais pas ? - Non, quoi ?

- Katy est de retour. - Katy ?

Oui, ma chère. La médiatrice sociale.

- Salut, mon joli. - Bonjour.

Il est poli, celui-là.

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