Puccini: Turandot at the Forbidden City of Beijing

Puccini: Turandot at the Forbidden City of Beijing

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Turandot at the Forbidden City of Beijing 29 970 FPS DVD
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Publié le: 2015-09-03
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Les 200 premières lignes.

Peuple de Pékin!

Voici la loi:

Turandot, la pure, sera l'épouse

de l'homme de sang royal

qui résoudra les trois énigmes qu'elle lui proposera.

Mais celui qui, à l'issue du combat, y sera vaincu,

verra tomber sa tête fière sous la hache du bourreau.

Le Prince de Perse

eut le sort contre lui;

au lever de la lune,

il doit mourir de la main du bourreau!

Qu'il meure, oui, qu'il meure! Nous voulons le bourreau! Vite, vite!

Au supplice! Si tu ne te montres pas, nous te réveillerons!

Pu-Tin-Pao! Au palais!

Au palais!

Arrière, chiens!

Oh! Barbares!

Arrêtez, au nom du Ciel!

O mère!

Oh mes enfants!

Arrêtez cruels! Soyez humains. Ne nous faites pas de mal.

Qui m'aidera à le soutenir?

Ce vieillard est tombé! Pitié!

Père! Mon père!

O père, je te retrouve!

Regarde-moi! Ce n'est pas un rêve!

- Mon seigneur! -Père!

Écoute-moi! Père, c'est moi!

Et bénie soit la douleur

pour cette joie que nous donne un Dieu secourable.

O mon fils! Toi, vivant!

Tais-toi!

Celui qui a usurpé la couronne me cherche et te poursuit.

Il n'est pas pour nous, mon père, d'asile en ce monde!

Je t'ai cherché, mon fils, et t'ai cru mort!

Je t'ai pleuré, mon père, et je baise ces mains sacrées!

O mon fils retrouvé!

Voici les servants du bourreau.

A mort! A mort!

La bataille une fois perdue,

vieux roi sans royaume et en fuite,

j'entendis une voix qui me disait:

Viens avec moi, je serai ton guide.

C'était Liù.

Qu'elle soit bénie!

Et je tombai épuisé;

elle, elle essuyait mes larmes

et mendiait pour moi.

Liù, qui es-tu?

Je ne suis rien...

- Une esclave, seigneur. -Tournez la meule!

Et pourquoi as-tu partagé tant d'angoisses?

Et pourquoi as-tu partagé tant d'angoisses?

Parce qu'un jour,

Parce qu'un jour,

dans le palais,

dans le palais,

tu m'as souri.

Tu m'as souri.

Tourne la meule, tourne!

Tourne la meule, tourne!

Graisse, aiguise, que la lame fonce, fasse gicler feu et sang!

Graisse, aiguise, que la lame fonce, fasse gicler feu et sang!

Jamais le travail ne chôme

Jamais le travail ne chôme

là où règne Turandot!

Là où règne Turandot!

Doux amants, approchez, approchez!

Doux amants, approchez, approchez!

Avec pinces et couteaux

Avec pinces et couteaux

nous sommes tout prêts à broder vos peaux.

Nous sommes tout prêts à broder vos peaux.

Celui qui frappera ce gong

Celui qui frappera ce gong

la verra apparaître!

Ia verra apparaître!

Blanche comme le jade,

Blanche comme le jade,

froide comme cette lame

froide comme cette lame

est la belle Turandot!

Est la belle Turandot!

Quand le gong résonne, le bourreau se réjouit.

Quand le gong résonne, le bourreau se réjouit.

L'amour est vain la où n'est pas la chance.

L'amour est vain la où n'est pas la chance.

Les énigmes sont trois, la mort est une.

Les énigmes sont trois, la mort est une.

- Pourquoi la lune tarde-t-elle? -Visage pâle!

Apparais dans le ciel! Viens! Vite, apparais!

O tête coupée!

O blême!

Viens!

O exsangue!

O taciturne!

O blême amante des morts!

Combien les cimetières attendent

ta funèbre lueur!

Viens, vite.

Voilà qu'une lueur là-bas

épand dans le ciel

sa lumière funèbre!

La lune s'est levée! Pu-Tin-Pao!

La lune s'est levée.

Là-bas, sur les monts de l'est,

la cigogne a chanté.

Mais avril n'a pas refleuri,

mais la neige n'a pas fondu.

Du désert à la mer, n'entends-tu pas

mille voix soupirer:

Princesse, descends vers moi!

Tout fleurira,

tout resplendira! Ah!

O adolescent!

Grâce! Grâce!

Comme son pas est ferme!

Comme son visage est doux!

L'ivresse est dans ses yeux!

La joie est dans ses yeux!

Ah, grâce!

Pitié pour lui, pitié!

Princesse!

Grâce! Pitié!

Que je te voie

pour te maudire!

Cruelle!

Princesse!

Pitié!

O beauté divine, ô merveille!

O rêve!

O grand Kouang-tzé!

Puisse l'esprit du mourant

arriver jusqu'à toi!

Fils, que fais-tu?

Ne sens-tu pas?

Son parfum est dans l'air! Et dans l'âme!

- Tu te perds! -O divine beauté, ô merveille!

Je souffre, père, je souffre!

Non! Non! Viens près de moi!

Liù, toi, parle-lui!

Ici, il n'est pas de salut.

Prends dans ta main sa main!

Seigneur! Allons... au loin!

Là-bas est la vie!

Ici est la vie, mon père!

- Là-bas est la vie. -Je souffre, père, je souffre!

- Ici, il n'est pas de salut. -La vie est ici, mon père!

Turandot!

Veux-tu mourir ici?

La vaincre, père, dans sa beauté!

- Veux-tu finir ainsi? -La vaincre dans sa beauté!

Arrête! Que fais-tu? Arrête! Que veux-tu?

Va-t-en! Va! Ici est la porte du grand charnier.

Fou, va-t-en!

Ici on étrangle! On hache! On égorge! On écorche!

On déchire et on mutile! On scie et on éventre!

Vite, sans tarder, retourne à ton pays pour y mourir!

Mais pas ici, pas ici!

- Fou, va-t-en! -Laissez-moi passer!

Ici les fous indigènes suffisent.

Nous ne voulons plus de fous étrangers!

Tu vas fuir, ou bien ton enterrement s'apprête!

Laissez-moi passer!

Pour une princesse! Peuh!

Qu'est-elle?

Une femme avec une couronne sur la tête.

- Et un manteau à frange. -Mais si tu la déshabilles...

- C'est de la chair! -De la chair crue!

C'est une denrée qu'on ne mange pas.

- Ah! Ah! Ah! -Laissez-moi passer!

Laisse là les femmes! Ou bien prends cent épouses,

car au fond la plus sublime Turandot du monde

a un visage, deux bras et deux jambes, oui,

belles impériales, oui, belles oui, mais des jambes tout de même!

Avec cent épouses, nigaud, tu auras des jambes à n'en savoir que faire.

Deux cent bras et cent poitrines douces

éparses dans cent lits. Dans cent lits.

- Dans cent lits! Ah! Ah! -Laissez-moi passer!

Fou, va-t-en! Va-t-en!

Holà, silence!

Qui parle là-bas?

Silence!

C'est l'heure très douce du sommeil.

Le sommeil effleure les yeux! Il embaume pour elle l'obscurité.

Hors d'ici, femmes bavardes!

Attention au gong!

Il embaume pour elle l'obscurité!

Regarde-le, Pong! Regarde-le, Ping!

Regarde-le, Pang!

Il est abasourdi, hébété, halluciné!

Ne les écoute plus, hélas!

Allons! Parlons-lui tous trois!

- Nuit sans lumignon... -Atre noir d'une cheminée...

sont plus clairs que les énigmes de Turandot!

- Fer, bronze, mur, roche... -Ta caboche obstinée...

sont moins durs que les énigmes de Turandot!

- Ainsi va-t-en, salue tout le monde! -Va par monts et par vaux!

Tiens-toi loin des énigmes de Turandot!

Ne tarde pas!

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