The Lady from Shanghai

The Lady from Shanghai

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The Lady from Shanghai 1947 Bluray 1080p DTS-HD-2 0 x264
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Publié le: 2024-03-17
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Les 200 premières lignes.

Quand je commence à me ridiculiser...

rien ne peut m'arrêter.

Si j'avais su, je n'aurais rien entamé.

Enfin, si j'avais eu toute ma tête.

Mais après l'avoir vue...

j'ai perdu la tête pendant un bon bout de temps.

"Bonsoir", lui dis-je, me sentant d'humeur joyeuse.

Elle était belle et seule...

et j'avais tout le temps de m'attirer des ennuis.

Certains sentent le danger.

Moi pas.

Je lui offris une cigarette.

C'est la dernière, ne refusez pas.

Mais je ne fume pas.

Je l'ai connue ainsi.

Et après ça, toutes les pensées qui me passaient par la tête...

étaient pour elle.

A cette époque, dans le parc...

des petits voyous détroussaient les passants.

Au secours ! A l'aide !

Mais c'étaient des amateurs.

Voilà pourquoi...

au début de cette histoire, j'apparais comme un héros.

Et je suis loin d'en être un.

Le cocher récupérait.

Je pris son fiacre pour la ramener chez elle.

Elle se remit, et retrouva le sourire...

grâce à ce que je lui racontai pour lui faire oublier sa peur...

et pour qu'elle ait une haute opinion de son sauveur.

Rosalie.

Jolie Rosalie. Je vais vous appeler comme ça.

Pourquoi pas ? C'est un beau nom romantique.

Je suis Michael, un pauvre marin...

à l'aventure, aux côtés de la princesse de Central Park.

Je voudrais savoir...

d'où vient la princesse.

Pourquoi devrait-elle vous le dire ?

Ses parents étaient russes. Sa ville natale ne vous dirait rien.

- Votre altesse veut parier ? - Ça a été mon gagne-pain.

Je parie que j'y suis allé.

- Tché-Fou. - Sur la côte chinoise !

Il n'y a qu'une ville plus dépravée.

- Laquelle ? - Macao.

- J'y ai travaillé. - Vraiment, à Macao ?

Gagné. Et votre avis sur Shanghai ? J'y ai aussi travaillé.

- Au casino ? - Eh bien...

J'espère que vous aviez plus de chance, là-bas.

A Shanghai, la chance ne suffit pas.

Vous savez quoi ?

Je parie pouvoir conduire à côté de vous.

Il y a une voiture de police.

Partons. Les flics peuvent nous repérer trop facilement.

- Vous ne les aimez pas. - Les flics ?

Qu'il se débrouillent tout seuls !

Attention ! Tire ton canasson de là !

Maintenant, ils vont sûrement nous arrêter.

Laissons le fiacre ici, et marchons.

- Vous ne les aimez vraiment pas. - Non.

Ma voiture est juste là, au garage.

Dites-moi, la police vous en veut ?

Ils ne m'ont jamais incarcéré en Amérique.

Les meilleures prisons sont en Australie, les pires en Espagne.

Qu'avez-vous fait en Espagne ?

J'ai tué un homme.

A l'instant, vous avez failli tuer une femme.

C'est interdit ?

Essayez, vous irez en prison.

On va en prison pour meurtre, ici ? Ça m'étonne.

Un type a tué sa femme, il y a peu.

Elle s'était levée pour grignoter.

Il l'a prise pour un voleur, et lui a tiré cinq balles dans la tête.

- Il avait un bon avocat. - Oui, j'ai vu sa photo.

- Bainbridge... - Bannister.

Arthur Bannister. Le meilleur avocat au criminel.

- C'est ce qu'on dit. - Votre voiture.

Mon mari vous paiera.

Si vous êtes marin, j'ai du travail pour vous. Ça vous dit ?

Ça me plairait.

J'embarque demain.

Nous aussi ! Vers la côte ouest, en passant par le Canal.

Il nous manque quelqu'un.

Vous ne le regretterez pas.

Vous cherchez ça ?

C'est bien d'avoir un revolver quand on se promène seule...

mais si vous en aviez un, pourquoi avoir jeté votre sac ?

Pour que vous le trouviez. Je ne sais pas tirer.

C'est facile.

Suffit d'appuyer sur la détente.

Quelle femme, hein ?

Ouais. Et quelle voiture !

Bonsoir, M. Grisby.

M. Bannister l'a faite venir de San Francisco...

pour qu'elle l'ait ici.

- Bannister ? - En personne.

Y en a qui ont vraiment de la veine.

Ça ne me dit rien, de fréquenter une femme mariée.

Si elle trompe son mari, elle me trompera aussi.

New York n'est pas une si grande ville.

Aussi, le lendemain, je cherchai à embarquer...

sur un bateau en partance.

Comme cela, idiot que j'étais...

j'espérais lui échapper.

Jette ces cigarettes, c'est mauvais. Viens ici.

Excusez-moi.

Pourriez-vous m'aider à trouver un certain M. O'Hara ?

Michael O'Hara.

Mike O'Hara ?

Black Irish ? Celui qui cause comme un livre ?

- Je ne l'ai jamais vu... - Black Irish ?

Je connais. Joe, appelle Mike O'Hara. Y a un type qui veut le voir.

Michael O'Hara, venez au tableau d'affichage.

Quelqu'un vous demande.

- Compagnons ? - On était en Espagne ensemble.

On l'appelle comme ça à cause de ce qu'il a fait aux mouchards, en 39.

Mike baratine pas mal, mais il sait cogner.

Vous me demandez ?

- O'Hara ? - C'est moi.

Vous êtes un vrai loup de mer ?

Si on veut.

- Vous connaissez les yachts ? - Non.

- Vous savez conduire un hors-bord ? - Je crois bien.

Vous buvez ?

Pardon ?

Est-ce que vous buvez ?

Tout ce qui me passe sous le nez, du moment que c'est costaud.

Mais, en général ?

S'agit-il d'une invitation ?

Ça se pourrait bien.

Allons au bar le plus proche...

pour discuter de votre travail à mon service.

Je m'appelle Bannister.

Bannister.

Les gars, je vous présente M. Bannister...

le plus grand avocat au criminel.

Voici Jake Bjoronson et...

- Goldie, c'est ça ? - Goldfish.

C'est la femme de M. Bannister qui l'envoie, n'est-ce pas ?

M. Bannister va nous payer à boire...

pendant que je m'amuse à refuser son offre.

Mike a sauvé la vie de ma femme.

Pourriez-vous mettre ces pièces ? La numéro quatre.

C'est la seule qu'on aime.

Mike est un véritable héros.

Un vrai dur à cuire.

Ça existe pas, ça, monsieur.

Ça existe pas...

les vrais durs ?

C'est quoi, un vrai dur ?

Je ne sais pas.

Un type avec un truc en plus.

S'il chante mieux que moi, c'est grâce à ça.

S'il chante plus fort, c'est grâce à un micro. C'est son truc.

- Son truc ? - Un revolver, un bâton...

quelque chose que l'autre n'a pas.

Une bonne allonge, un coup de poing américain, un grade...

un insigne de flic, un caillou...

ou une liasse de billets.

Ça, c'est un truc en plus.

Sans ça, y a pas de vrai dur.

- Vous entendez ça, Black Irish ? - C'est vrai.

Eh bien...

tâchez de ne pas l'oublier.

D'accord, mais pourquoi il chante mieux que toi ?

Il fallait bien que quelqu'un ramène M. Bannister.

Je ne pouvais pas le laisser, aussi vulnérable...

inconscient, en plein milieu d'un bar.

Mais c'était moi, qui étais inconscient...

et il était aussi vulnérable qu'un serpent à sonnette.

Merci d'avoir été aussi gentil, alors que j'étais si saoul.

Chérie !

Je perdais espoir.

Je ne reste pas.

Vous devez rester.

Chérie !

Ce sera une belle croisière.

D'abord le canal de Panama, puis le Mexique.

Il nous faut un maître d'équipage. Vous vous y connaissez ?

Un peu. Je vous ai vu hier, au garage.

C'était quelqu'un d'autre.

Pas moi.

Ne partez pas.

Elle a besoin de vous.

Restez.

Tu pourrais nous dégoter un boulot à tous les deux.

C'est d'accord.

Qu'est-ce que je fabriquais sur un yacht luxueux...

en croisière dans les Caraïbes ?

Je courais après une femme mariée.

Mais je refusais de voir les choses ainsi.

Il faut être un vrai imbécile comme Mike O'Hara...

pour croire à tous les mensonges qu'on se raconte à soi-même.

On passa quelques semaines aux Antilles...

à flâner, admirer le paysage, faire des provisions...

et s'attirer un peu plus d'ennuis.

Ohé !

Ohé, le Circé !

Hé, vous là-bas !

Pourquoi ne nagez-vous pas ?

Je vous demande pardon ?

Pourquoi n'allez-vous pas nager ?

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