The Forest

The Forest (La Forêt)

Télécharger le sous-titre en French

Informations sur la version

La Foret 2014 FRENCH dTV 25 000 FPS
Un commentaire de copieur

Tags

other
Publié le: 2018-09-14
Téléchargements: 36
Malentendants: No

Aperçu des sous-titres French

Les 200 premières lignes.

Karp Savalitch ?

Karp ?

Raissa Pavlovna m'a demandée.

Oui, mademoiselle.

Seulement, maintenant que les invités sont là,

Madame est au jardin.

Écoute, Karp.

Tu pourrais pas...?

- Mademoiselle désire... - Faire passer ça. Tu sais à qui.

Mais c'est un peu gênant.

C'est vrai, n'est-ce pas ?

Votre tante a dans son désir de vous voir au petit monsieur.

Tant pis. Comme tu veux.

Bon.

Si vous voulez.

C'est bien parce que c'est vous.

Madame a vendu la forêt ?

Madame l'a vendue à Ivan Petrovitch.

On vend tout.

Et pour quoi faire ?

Elle ne veut pas que la forêt passe à ses héritiers.

Faut croire, mademoiselle.

On dit que l'argent sera pour ma dot.

Dieu soit loué !

Non.

Karp Savalitch !

Dieu ne soit pas loué.

Comme ça vous plaît, mademoiselle.

Je disais juste que mieux vaut que ça aille pour votre dot,

plutôt que ça parte comme ça.

- Monsieur Alexei Sergueitch ! - Karp !

- T'as roulé mes cigarettes ? - Non.

Et pourquoi non ? Je t'avais donné l'ordre.

- Quand j'aurai le temps. - Vous êtes un fanfaron.

- Je le dirai à Madame. - Vous le direz pas.

Vous ne fumez pas devant elle.

- Vous êtes fou ? - Oh, pardon.

On fait sa duchesse ?

Pourquoi m'offenser ?

Vous me plaisez.

Qu'est-ce que j'en ai à faire ? Quel droit avez-vous de me toucher ?

J'ai plus le droit ?

Qui ça, moi ? Pas touche ?

Qui me l'interdira ?

Si je n'étais pas à vous mais à un autre ?

Ce sont des caprices. Vous allez gâcher l'affaire.

Quelle "affaire" ?

Quelle affaire ?

Madame désire que je vous épouse.

Et vous et moi, nous sommes pauvres. Alors ?

Attendre qu'on nous chasse ? Où irais-je ?

Je retournerais chez maman ?

Il vous faut quoi, ici ?

- Je crois que j'ai oublié... - Vous n'avez rien oublié.

Même plus le droit d'entrer ?

Quand on vous appellera, je vous dirai.

Tête de mule ! Pour qui vous jouez les saintes-nitouches ?

Madame promet plein d'argent. Que vous faut-il de plus ?

Des choses s'achètent pour de l'argent,

et d'autres ne s'achètent pas.

Vous savez pas ce que c'est, l'argent.

La misère, vous connaissez ?

Pour de l'argent, les gens peuvent vendre leur âme.

On ne peut pas aimer sur ordre, Alexei Sergueitch.

Vous trouverez pas mieux que moi.

Vous vous trompez.

Peut-être même que j'ai déjà trouvé.

- Karp ? - Oui ?

Si Madame me demande, je suis dans ma chambre.

Ah, monsieur...

- Quoi ? - Monsieur est bien jeune.

- Je le sais bien. - Et ce n'est pas bien.

Que veux-tu que j'y fasse ?

Ça ne vous avantage pas.

Pourquoi vous courez après la demoiselle ?

Je ne sais pas.

Il faut être plus prudent.

Cela plaira à Madame ?

Vous dites "se marier"...

Peut-être qu'elle vous demandera de faire autre chose.

Vous n'êtes pas libre.

Il n'y a que notre gouverneur qui me comprenne.

Et le père Grégory.

Raissa Pavlovna, croyez-moi,

tout ce qu'il y a de plus noble et de sublime...

Je vous crois volontiers.

Alexei !

Messieurs,

je vous présente un jeune aristocrate,

Alexei Sergueitch Boulanov.

Sa destinée est très intéressante.

Je vais vous raconter.

- Un de vos parents ? - Non.

Pas un parent.

Ce jeune homme est le fils d'une amie.

Une amie que j'ai retrouvée l'année dernière à Pétersbourg.

Il y a longtemps, nous étions comme de vraies soeurs.

Moi, je suis devenue veuve. Elle, elle s'est mariée.

Je le lui ai déconseillé.

L'ayant éprouvé, j'ai acquis du dégoût pour le mariage.

Pour le mariage, pas pour les hommes.

Pour les hommes aussi.

Surtout les hommes comme vous.

Raissa Pavlovna, par la rigueur de sa vie,

est l'ornement de notre province.

Quand on s'est retrouvées,

mon amie était veuve depuis longtemps.

Elle se repentait de ne pas avoir écouté mes conseils.

Les larmes aux yeux, elle m'a présenté son fils unique.

L'enfant, vous l'avez vu, est déjà d'âge.

- On en ferait un soldat. - Ah non.

Il est de constitution fragile.

Il souffrait. Sa mère souffrait aussi.

Un domaine complètement ruiné.

Le fils doit faire ses études pour nourrir sa mère.

Le temps et le goût des études ont passé.

Eh bien, jugez-moi comme vous voulez,

j'ai décidé de faire trois bonnes actions d'un coup.

- Comment ? - Curieux.

- "Trois bonnes actions" ? - Rassurer la mère,

donner des moyens au fils

et trouver un parti pour ma nièce.

Je l'ai fait venir pour l'été, qu'ils se connaissent.

Ensuite je les marierai et je donnerai une dot à ma nièce.

Voilà, messieurs.

À présent, vous connaissez mes intentions.

S'il y avait des mauvaises langues, vous expliqueriez tout.

Tout ce qui est noble et sublime sera reconnu un jour.

Ces derniers temps, je suis oppressée par une sorte de pressentiment.

L'idée d'une mort prochaine ne me quitte pas une seconde.

Messieurs...

je vais mourir bientôt.

Et même...

Oui...

je désire mourir.

Ce seront des flots de larmes !

Je dois accomplir mes devoirs envers mes héritiers.

Messieurs, aidez-moi de vos conseils.

C'est beau.

De parents proches, je n'ai que le neveu de mon mari.

Mon neveu, je ne l'ai pas revu depuis 15 ans. Aucune nouvelle.

Mais il est vivant. Je le sais.

Il m'envoie des cadeaux tous les ans.

Où est-il ? Je l'ignore et ne peut donc pas lui écrire...

mais j'ai une dette envers lui.

Quelle est son occupation ?

Je ne sais pas.

Je le préparais à la carrière militaire.

Bien.

À la mort de son père, il avait 15 ans.

J'avais beau être très jeune,

j'avais déjà des conceptions fermes sur la vie...

et je l'ai éduqué selon ma méthode.

Je préfère une éducation simple mais sévère.

- Les gens simples sont heureux. - C'est faux.

Avec des sous percés, on n'achète rien.

Mais lui ne se plaint pas de son éducation.

Même, il me remercie.

C'est beau.

Il devait faire l'école de la vie. Je l'ai préparé à l'école d'aspirant

en le laissant subvenir à ses besoins.

- Moins de soucis. - Je lui envoyais de l'argent,

mais je vous l'avoue, très peu.

- Et il s'est fait voleur. - Vous vous trompez !

Regardez ce qu'il m'a écrit.

Cette lettre, je l'ai toujours sur moi.

Lisez, Evgueni Appolonitch.

Ma chère tante et bienfaitrice, Raissa Pavlovna,

Par cette ici présente lettre consacrée à la mienne vie,

je vous écris avec douleur quant à mes manques,

encore que non dans la désespérance.

Oh, destinée...

Sous le joug de ma propre inculture,

avec la honte parmi mes camarades,

je prévois de l'insuccès dans ma carrière.

Jusque-là, rien de très flatteur pour vous.

Écoutez la suite.

Mais je n'aurai pas peur.

J'ai devant moi la gloire.

La gloire !

Votre maigre aumône m'a plus d'une fois poussé

au bord de la misère et de la ruine,

cependant, je baise votre bonne main.

Des jeunes années de mon enfance jusqu'à cet âge dit de maturité,

je fus dans l'inconnu, quant à mes prédestinations.

Mais à présent,

tout s'ouvre devant moi.

C'est un très beau style.

Je vois là un sentiment non feint.

Ivan Petrovitch Vosmibratov est là, avec son fils, madame.

Pardonnez-moi. Si je reçois un moujik en votre présence.

Soyez prudente. C'est un filou.

Oh, vous savez, c'est un si bon père de famille.

Assieds-toi, Ivan Petrovitch !

Assieds-toi, Piotr.

Dois-je continuer ma lecture ?

Lisez, Evgueni.

Nécessité, tu es impénétrable.

Je vous remercie.

Merci.

Commentaires

No comments yet. Be the first to leave one.

Keep it about this subtitle — sync, quality, typos.500 characters left