Storms

Storms (Bufere)

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Bufere (1953) aka "Fille dangereuse"
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Publié le: 2015-10-29
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Les 200 premières lignes.

Intéressant.

C'est l'heure

He ! C'est l'heure, vous venez.

Oh ! j'ai la flemme, ce matin

Où est-ce que vous m'emmenez, à la salle d'opération.

Non, c'est pour la leçon à l'amphi

Depuis le temps qu'ils prennent des leçons, ils devaient être des savants.

Nous commençons ce matin, par un cas d'altération de l'hypophyse.

Syndrome hyper-pituitaire.

Barthélemy, voilà qui vous intéresse directement

Et vous aussi Ferid.

A votre avis.

Ce cas rentre-t-il dans le pourcentage de boyss

Oui, monsieur. D'accord.

Si vous appelez déjà les collègues en consultation, ça promet pour l'avenir.

Allez, vous asseoir.

Veuillez plier la tête mon vieux.

Encore un peu.

Là !

En associant des cas semblables.

nous essayons de créer des lois à peu pré, uniformes.

Mais il est évident que ces lois ne sont pas absolues.

Et avant une intervention imposée par tous les symptômes apparents.

Nous devons tenir compte des données personnelles de l'individu.

Or, il n’existe pas au monde, deux individus rigoureusement identiques.

Mais, moi vous me guérirez, docteur.

Je voudrais savoir. He ! ça ne dépend que de vous.

L'élément le plus important, c'est la volonté de guérir.

Si, tous les malades accordaient à la science, la même foi qu'à la vierge de Lourdes.

Nous ferions, nous aussi des miracles.

Alors, nous allons comparer ce cas à un autre.

Qui me paraît assez proche, et rend en tout cas, le diagnostic est le même.

Fait entrer le suivant. emmenez-le.

Il s'agit, cette fois d'un enfant.

Un enfant de douze ans.

Monsieur le professeur, monsieur le préfet a téléphoné

Il demande si vous pouvez passer le voir en fin de matinée.

Bon, merci.

Tu as peur, c'est parce que tu ne sais pas que je suis moi-même papa.

J'ai un garçon qui a exactement ton âge.

Vous avez mon journal.

Daisy Parnell, la paire trapézistes.

Bonjour mon cher professeur.

Bonjour, monsieur le préfet, je suis ravi de vous voir.

Asseyez-vous. Merci.

Si, je vous ai prié de passer, c'est que j'avais une bonne nouvelle à vous annoncer.

On me demande de Rome, un rapport, comment dirais-je moral, vous concernant.

Vous êtes l'un des trois postulants à la chaire de chirurgie de Bologne.

Vous aviez posé votre candidature. Certainement.

Pour nous, Bologne, représente la grande tradition.

Le couronnement de toutes nos aspirations.

Alors, je vous félicite.

Car il y a beaucoup de chance, pour que vous obteniez cette distinction.

Mais je regrette qu'elle nous prive de votre dévouement.

Tenez, lisez la copie du rapport que j'ai transmis à Rome.

Oh ! écoutez, vous me gênez, tout ça et beaucoup trop élogieux.

C'est la stricte vérité.

Je ne suis qu'un profane, mais je connais votre valeur.

Je sais combien, vous êtes estimé.

Vraiment, je ne sais comment vous remercier.

Je n'ai fait qu'être juste.

Je suis sûr que cette bonne nouvelle causera la plus grande joie à celle qui partage votre vie.

Votre femme est votre meilleure collaboratrice, m'a-t-on dit.

Oui, ma femme m'aide beaucoup.

Présentez-lui mes hommages.

Et dites-lui, quel plaisir, j'aurais à la voir.

le jour où nous fêterons l'heureux événement, qui, hélas, vous enlèvera à nous.

Au revoir, professeur. Merci beaucoup, monsieur le préfet.

He ! professeur.

Tiens, qu'est-ce que tu fais ici, toi.

Décidément, on rencontre de tout dans les couloirs des préfectures.

Comment va ta femme

Eh ben! elle se plaint De quoi ?

De toi, on te voit plus

Ah ça, c'est vrai, mais je suis débordé mon vieux, avec cette fièvre aphteuse.

Il faudrait une dizaine de vétérinaires, ici, et nous sommes deux.

Oui, mais toi, tu as un avantage sur moi, tes clients ne se plaignent pas, eux.

Tu viens avec moi Oui, je viens avec toi.

He ! dit donc au fait.

Maria, où es-tu ? Au salon, je travaille.

Maria, j'ai une grande nouvelle à t'annoncer.

Je suis proposé pour une chaire à l'université de Bologne.

Pas possible ! C'est le préfet qui vient de me le dire.

Mais comment ! Quoi, c'est tout l'effet que ça te fait !

Oh ! excuse-moi chéri, mais cette gloire soudaine me coupe les jambes.

Eh ben moi ! mais ça me donne même envie de danser.

Tu n'aurais pas dû me l'annoncer comme ça !

Dans le fond, tu sais, je ne suis qu'une simple femme.

Dont, le seul mérite, c'est d'avoir épousé un homme comme toi.

Tu veux des compliments, hein !

Qu'est-ce qui t'a envoyé ces roses-là ?

Je l'ignore Eh ben moi, je le sais !

Ton plus grand admirateur. Chéri.

Qu'est-ce que tu as dit

Rien

Les Parnells c'est à vous.

Je te demande de me répéter ce que tu as dit.

Fous-moi la paix, tu veux !

En scène, s'il vous plaît. Oui, voilà.

Je sais où tu veux en venir, mais j'aurais plutôt ta peau.

Maman, quand est-ce qu'ils viennent les acrobates.

Bientôt, soit sage Mario.

Mesdames et messieurs

La direction vous demande de garder le plus grand silence.

Pendant que Serge et Daisy Parnell exécuteront leur périlleux numéro.

Il est inutile de vous présenter longuement ces deux trapézistes.

Le frère et la soeur dont la hardiesse sans égale a étonné le monde entier.

Et voici Serge et Daisy Parnell

c'est le frère et la soeur ! Oui, oui.

Mais ils se ressemblent pas

Parnell, c'est un nom anglais, ça, enfin plus exactement irlandais.

Pourtant, ils ont l'air gitans. À quoi le reconnais-tu.

Oh ! à la forme de leurs visages, de leurs yeux.

La femme surtout, elle a l'air d'une Espagnole.

Médecin, vite ! Rideau !

Amédée, veux-tu prendre Maria et le petit à la maison.

Je vais voir, si je peux être utile.

Emmenez-le par ici, allons-y.

Attention, doucement.

Téléphonez tout de suite à ce numéro pour une ambulance.

Vous avez une couverture.

Docteur, sauvez-le, sauvez-le, faites qu'il vive.

Je ferai de mon mieux, mademoiselle.

Alors, docteur.

Tout s'est bien passé, j'espère qu'il s'en tira.

Est-ce qu'il sera comme avant ?

Ah ! ça, on le verra plus tard, entrez, je vous en prie.

Qu'est-ce qui vous prend ?

Pardon.

Votre métier comporte des risques, hein !

On est payé pour les risques pas pour les remords, hélas.

C'était peut-être de ma faute. Hum !

N'y pensez plus, maintenant.

Je ne peux pas, ne plus y penser !

J'ai prié pendant l'opération

Et, pourtant, je suis plus superstitieuse que croyante.

Et je me disais à moi-même, s'il est sauvé.

Et alors !

Rien.

ça doit vous paraître stupide et enfantin.

C'est à vous que je dois de ne pas être criminelle.

Ah ! n'exagérez pas, voyons !

Une criminelle !!

Non, je sais ce que je dis !

Si vous connaissiez la vérité.

Quelle vérité !

Ah ! inutile, vous vivez tellement loin de notre monde et de notre métier.

Croyez-moi, en l'opérant, vous faisiez plus que sauver une vie humaine.

Pourquoi, donc ! parce que vous me sauviez, moi aussi.

Je ne comprends pas ce que vous voulez dire.

J'ai une dette envers vous, demandez-moi ce que vous voudrez.

En somme, je dis des bêtises, non !

Ah ! oui, ça, je le crois !

Soyez indulgent, les femmes ne sont que...

Je suppose que vous devez être très choqué que je me présente dans ce costume.

Merci.

Ah ! Maintenant, mademoiselle, excusez-moi, mais je suis attendu.

Bonsoir, monsieur le professeur. Bonsoir.

Je suis sa soeur.

Asseyez-vous donc !

Vous restez là un petit moment avec lui.

Dans ce cas, je vais en profiter pour en prendre un peu l'air.

Je n'ai pas quitté cette chambre depuis hier.

Derrière ce paravent, il y a un malheureux que je dois surveiller.

Il a la manie du suicide.

Je reviens tout de suite.

On a passé la consigne, hein !

On ne me laisse pas seul !

On a peur, vous êtes une femme.

Elle devait faire une drôle de circonstance, l'infirmière.

Quand elle vous a dit que j'étais un maniaque du suicide.

De quel droit, ils veulent me forcer à vivre.

Salauds, j'ai fait ce qu'il fallait pour crever.

Vous, vous mêliez de ce qui vous regarde pas !

Il y en a qui se battent pour vivre, moi je suis obligé de me battre pour mourir.

Le prochain qui me force à vivre, je le tue.

Je le tue !

Oh ! avec Antonio, tant qu'on est pas tout à fait mort, il y a toujours de l'espoir.

Ah ! voilà papa !

Bonsoir papa. Comment t'es pas couché toi !

J'ai pas sommeil, et l'acrobate, comment il va !

Oh, c'était pas trop grave. alors, il s'en tirera !

Oui, je pense !

Maria, comment se fait-il que le petit ne soit pas encore couché.

Il a voulu t'attendre.

Bon, eh ben ! aller maintenant, on va au lit mon bonhomme.

Parce que demain, t'as école

Bonne nuit, maman. Bonne nuit, mon chéri.

Bonsoir Amédée

Dis, tu l'as vraiment sauvé l'acrobate. oh ! je suis content.

C'est ennuyeux que le petit eût vu cet accident, parce que c'est difficile à oublier.

Mario croit que c'est la faute de sa partenaire, qu'il est tombé.

C'est un accident, voyons.

Moi, ces choses-là, ça me bouleverse.

Tiens, je prendrai bien un petit reconstituant.

C'est vrai, excuse-moi, j'oubliais, que tu avais le coeur sensible.

Tiens, voilà ce qu'on devrait donner aux boeufs et aux vaches.

La fièvre aphteuse disparaîtrait complètement.

Je suis sûr que c'est un accident.

C'est pas un accident, c'est une province infectée.

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