Les 200 premières lignes.
Très bien, madame, à 08:15.
Cliniquement, aucun obstacle empêcherait le garçon de marcher.
Selon le professeur, il reste la psychanalyse. - Ah, la psychanalyse !
Allô ? Oui, attendez. Continuez ma chère.
Pour votre départ à Hong Kong...
Le professeur conseille la doctoresse Carrari...
Comme suggéré.
Il faudra payer immédiatement 400.000 lires sur le compte de ma belle-sœur.
Salut, excuse-moi un instant !
Pour la cure d'Alvise ça devrait suffire.
Comme d'habitude mon cher. Pardon. Contrôlez la correspondance.
Oui, pour Alvise. Je dois me battre avec ces professeurs.
Ils sont plus intelligents que nous !
Ils cherchent uniquement l'argent et ne savent rien du tout !
Pour le faire marcher, ils me sortent la psychanalyse !
Non, ce n'est pas pour les courses, penses-tu. Mlle ! Pardon.
Autre chose : envoyez ces télégrammes puis téléphonez à Venise...
Et confirmez à la délégation chinoise la réunion de ce soir.
Appelez le restaurant et réservez pour six personnes.
On a nous aussi le psychanalyste dans l'usine !
Alvise ne fait aucun effort pour guérir.
Je n'ai qu'un fils et je le veux actif !
Marta, Luisa ! Mon Dieu, quel confusion.
Mais où sont-elles allées ?
- Je suis là, madame. - Mets-ça aussi dans la valise.
Quelle est la distance entre le Vietnam et Hong Kong, maman ?
Je ne sais pas.
Parce que là-bas, ils auront des informations plus précises.
Marta, le smoking de mon mari. Pends-le blanc.
Il dit qu'en journée, il fait une chaleur torride.
Pourrais-tu me faire parvenir le nombre des morts et des blessés.
Je n'ai pas le temps.
Au contraire, comporte-toi bien, ne fais pas comme les autres fois.
Où se trouve-til ? Ah, le voici. Non, trop lourd.
Pourtant, il était là.
Et soit gentil avec tante Léa.
Tu devras me donner 200.000 Lires si tu veux
que j'aille chez elle. Tu me l'avais promis.
Si ton père le savait !
Marta, Giacomo !
Tu pourras toujours dire que tu les as dépensés
chez la couturière ou chez le coiffeur.
Ou pour le maquillage.
Il ne te dira rien à toi ! Pas vrai, maman ?
Cette usine est à moi. Celle-là n'est pas à moi.
Celle-là n'est pas à moi.
Celle-ci est à moi. Celle-là n'est pas à moi.
Elle aussi est à moi, mais je ne l'aime pas !
Si tu veux, je te l'offre.
Mais tu y crois, mon vieux Giovanni, que je te l'offre ?
En fait, je ne te l'offre pas !
- Stefano, Alvise est arrivé ! - Oui, ton cher neveu.
Ne commence pas, il a besoin d'aide.
Alvise ! Alvise !
Bienvenue !
Silence esclaves. La première qui osera m'embrasser sera fouettée !
Voulez-vous que je vous fouette ?
Voulez-vous que je fouette vos misérables peaux ?
Il a toujours une blague de prête !
Que veux-tu, horrible et vieille sorcière ?
- Rigolo ! Rigolo ! - Je suis vraiment heureuse !
- Ça suffit, Emmenez-moi en haut. - Tout de suite !
Rez-de-chaussée...
- Il est lourd ! - J'ai dit doucement !
Doucement, doucement...
Doucement, doucement ! Doucement, doucement !
Alvise, tu ne salues pas ta tante ?
Ta chambre est en ordre.
Tu retrouveras tout ce que tu y as laissé.
Pas tout. Par exemple, tu as pris de l'âge !
Besoin d'aide, hein ?
Tu ne comprends pas que c'est un enfant gâté ?
Toujours avec cette arrogance, son air supérieur.
Pour qui il se prend ?
Stefano, Alvise n'est pas comme tu crois, tu sais ?
- Alvise a des qualités de fond... - S'il te plaît, quel fond !
Au centre de la Terre, tu veux dire.
Tu es la seule personne qui peut le supporter et il en profite.
Stephen, s'il te plaît, ne nous disputons pas encore.
Non, non.
Qui a occupé mon étagère ?
Laissez-moi seul !
- J'ouvre ce paquet ? - Non, je m'en occupe !
Brave, ma vieille. Nous ferons de grandes choses toi et moi.
Je lisais la dernière publication d'Umberto Eco.
C'est une réévaluation de Gozzano.
Oncle Stefano... Oncle Stefano Oncle Stefano ? Oncle Stefano.
Oncle Stefano ? Je ne l'aime pas.
Mais pour la bonne réputation de la famille,
ce mariage ne doit pas se faire.
Il me semble que cela ne te concerne pas.
C'est vrai ! Papa le dit aussi.
Mais tu sais que nous pourrions avoir des dommages économiques pour cela ?
- Et à cause toi. - Ah ! J'en parlerai à Stefano.
Non, blague à part, qu'est-ce que veux de plus, ma tante ?
L'époux a une position excellente, il gagne un million par mois...
En outre, il continue à faire la révolution.
Un mari idéal ! Un héros dans le fauteuil.
Alvise...
Et puis, c'est une question d'âge.
Maman dit que si tu ne te maries pas maintenant, tu ne te marieras plus.
Arrête !
Par ailleurs, quel âge avais-tu quand il t'a séduit ? 18, 16 ans ?
Environ.
Mais on peut savoir pourquoi tu en veux tant à Stefano ?
Tu sais, au fond... si je n'ai pas fini
comme ta mère, c'est aussi grace à lui.
Tu ne peux pas le traiter ainsi, c'est injuste.
Mais tu sais qu'à ton âge il était déjà dans la résistance ?
C 'est un homme lucide, politiquement engagé.
Il l'a toujours été et il l'est encore.
Encore ?
Sais-tu comment s'exprimerait Stefano ?
"Opportunisme politique..."
"Intellectualisme de petite bourgeoisie..."
"Populisme pleurnichard."
Alvise, tu es ridicule !
Tu sais quoi ? Ne l'épouse pas. Je me marie moi avec toi !
Ils vont en vacances et ils te laissent
leurs enfants, toi qui doit travailler !
Á quoi bon disctuer toujours des mêmes choses ?
Alvise est le fils de ma sœur, c'est une explication qui devrait suffire.
Tu le fait exprès ! Que devrais-je dire ?
Nous vivons ensemble depuis 15 ans et bien que je n'interfére pas
dans ton travail... je n'ai pas renoncé à t'avoir près de moi.
Moi à Rome, toi ici...
Es-tu vraiment sûr qu'il n'y a que ça ?
Ne dis pas d'idioties !
Nous avons voulu garder notre relation à un niveau rationnel.
Chacun de nous devait garder sa vie professionnelle, non ?
Jamais en mesure de trouver quelque chose en place.
Si ...C'était uniquement ces derniers temps
que je t'ai demandée de venir à moi...
C'est parce que nous avons d'abord pensé à organiser ton travail à Rome.
Je sais !
Je sais ! Je t'avais demandé du temps pour décider.
De toute façon, tu connais mon point de vue.
Je suis convaincue que mon travail ici en province est plus important.
Et puis, ça ne te semble pas un peu ridicule ?
On croirait une fugue d'enfants !
Comment ridicule ? Pour moi, c'est comme il y a 15 ans !
Voilà. Cigarette...
Stefano, s'il te plaît !
Allez, ta mère peut venir ! Ce n'est pas le moment.
Mais non, personne ne vient. Viens ici.
Tu te souviens ?
Nous l'avons fait ici la première fois.
Des bombardiers américains, ayant décollés de L'Entreprise...
ont effectué des raids dans le port de Hai Phong en Vietnam du Nord.
Un tapis de nuages et l'obscurité ont empêché les pilotes...
de faire une évaluation complète des objectifs.
Les 5-52 ont également frappé...
.des Concentrations de troupes communistes
à Quang Thang, sur la côte centrale.
700 morts, plusieurs milliers de blessés.
Également 154 prisonniers Vietcongs.
19 pilotes nord-américains sont tombés dans les mains de l'ennemi...
8 autres ont disparu.
Nous avons diffusé les dernières nouvelles du Journal Radio.
Le ciel de l'Indochine est noir, où les corbeaux sont la ruine.
L'agriculteur cultive le riz, tenant son visage vers le ciel.
L'agriculteur cultive du riz.
Quand le faucon vole bas, l'agriculteur tire une pierre.
Cela arrive à Dien Bien Phu et le faucon descend.
Et le faucon descend.
Le ciel de l'Indochine est noir, où les corbeaux sont la ruine.
L'agriculteur cultive le blé, les yeux vers le ciel, une pierre dans la main.
L'agriculteur cultive le blé.
L'agriculteur qui fait la guerre mange et dort debout sur la terre.
Qui 20 ans en Orient ne connait pas la paix.
Qui a 20 ans en Orient.
Le faucon, vient de loin, le visage doux et à la grenade dans sa main.
Court tant que tu peux, rentre dans ton pays.
- Tu es toujours en vie ? - Court tant que tu peux
Tu ne veux pas boire du Coca-Cola ?
Tu ne veux pas avoir une Ford dans ton futur ?
Tu ne veux pas voir un Carousel ? Ah, tu ne réponds pas, sale bâtard !
Nous allons t'apprendre, oppresseur que tu es !
Sale jaune, sauvage communiste chinois ! Tiens ! Tiens !
Tiens ! Tiens !
L'agriculteur qui fait la guerre, mange et dort debout sur la terre.
L'agriculteur cultive le blé, les yeux vers le ciel, une pierre dans la main.
L'agriculteur fait la guerre
Put...! Ma mère.
Lêve-toi ! Ne reste pas là comme ça !
- Tu n'es pas en colère ? - Non.
C'est trop drôle !
Donne-moi la cravate.
N'est-ce pas ridicule à ton âge ?
Qu'est-ce que tu voulais,
que nous allions chez toi ? Dis-moi-le !
- Allez, ne te fâche pas ! - Et qui est en colère ?
Lea.
Lea...
Lea...
Lea.
Lea...
Lea.
Alvise ! Ton père a écrit !
Quand il reviendra de son voyage, il veut te voir guéri.
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