Les 200 premières lignes.
C'est quoi, ça ? Je dois...
Q.G. du colonel Tan-Sun Moon Zone démilitarisée, Corée du Nord
Ouvrez le sac.
Ça t'apprendra à vouloir me donner des leçons !
Ouvrez la porte.
Trouvez-moi un nouveau punching-ball.
TRANSMISSION
Je suis Zao. Vous êtes en retard.
M. Van Bierk ! J'étais impatient de vous rencontrer.
Moi aussi.
Mes amis militaires africains vous doivent beaucoup, colonel Moon.
Peu osent vendre des diamants de guerre depuis l'embargo de l'ONU.
Je connais bien l'ONU. J'ai étudié à Oxford et Harvard,
option hypocrisie occidentale.
À voir votre petite collection de voitures, je n'aurais jamais deviné.
- Montrez-moi les diamants. - D'abord, les armes.
Apportez les armes.
Des armes dans une zone démilitarisée ? Vous êtes en terrain miné.
L'Amérique a posé
un million de mines sur lesquelles mes hovercrafts glissent en douceur.
Grenades, lance-flammes, armes à feu, assez de munitions pour une guerre.
Et mes diamants ?
Examine-les.
- Ne dilapidez pas tout en une fois. - J'ai des projets bien précis.
SERVICE DE SÉCURITÉ CONFIDENTIEL
Bond, un assassin britannique.
M. Van Bierk, j'ai quelque chose à vous montrer.
Notre nouveau joujou. Obus en uranium appauvri, bien sûr.
Comment comptez-vous me tuer... M. Bond ?
Dire que les Britanniques croient encore pouvoir policer le monde !
Vous serez mort quand la Corée du Nord contrôlera la Corée tout entière.
On a un point commun, alors.
- Qui est-ce ? - Où est mon fils ?
C'est le général.
- Père ? - D'où vient ce feu ?
J'arrive dans 5 min.
Faites disparaître les armes et tuez l'espion.
Sauvé par le gong !
Mon fils est mort.
14 mois plus tard
Je n'excuse pas leurs pratiques.
Parlez-en à mon cheval !
Toujours à plaisanter.
Insolent jusqu'à la fin.
Votre gouvernement vous a abandonné, a renié jusqu'à votre existence.
Parlez donc.
Cela n'a plus d'importance. Je ne peux plus rien, maintenant.
C'est la fin, M. Bond.
Épargnez-moi vos remarques.
Il y a 50 ans, les superpuissances ont coupé la Corée en deux.
Aujourd'hui, vous arrivez.
Un espion britannique. Un assassin.
Les durs du parti pourront dire qu'on ne peut pas faire confiance à l'Ouest.
Vous...
Vous avez tué mon fils.
Votre peloton d'exécution aurait dû le faire avant moi.
Son éducation à l'occidentale devait en faire un pont entre nos deux cultures.
En fait, elle l'a corrompu.
Finissons-en.
Mon fils avait un allié à l'Ouest.
Pour la dernière fois, parlez !
Qui l'a poussé à trahir son pays ?
Le même que celui qui m'a trahi.
Tournez-vous.
Avancez.
Continuez d'avancer.
Avancez !
Zao.
On m'échange.
- Contre toi. - Avancez, s'il vous plaît.
Ton heure viendra.
Pas avant la tienne.
Continuez à avancer.
Regardez-le.
On dirait presque un héros !
Tenez-le fermement.
- Attention à ses jambes. - C'est bon, on y va.
Pas d'agents biologiques dans l'examen préliminaire. Il est sain.
Pouls : 72. Tension artérielle : 120/80.
Traces de neurotoxines, d'histamine, de sérotonine, d'inhibiteurs d'enzymes.
- Venin de scorpion. - Traces de sérum immunisant.
Il a été mordu, puis a reçu un antidote.
Ses organes ne semblent pas touchés.
À part le foie. Pas de doute, c'est lui.
Bonjour.
Bienvenue parmi nous.
Quelle hospitalité !
Vous avez l'air ravie !
Si ça n'avait tenu qu'à moi, vous seriez toujours en Corée du Nord.
Votre liberté a été trop cher payée.
Zao.
Il a tenté de saboter un sommet avec la Chine.
Il a tué trois Chinois avant d'être arrêté.
Puis libéré.
Je n'ai jamais demandé à être échangé. Plutôt mourir que de le libérer !
- Vous aviez du cyanure. - Plus depuis longtemps. Qu'y a-t-il ?
Un agent américain du commandement établi en Corée du Nord a été abattu.
Selon les Américains, on l'a dénoncé dans votre prison.
- Ils m'accusent ? - Vous étiez le seul prisonnier.
Ils pensent que vous avez parlé sous la torture. On a dû vous sortir de là.
Vous en dites quoi ?
La drogue vous aura fait perdre la mémoire.
Je connais les règles.
Inutile de transiger. Une fois pris, on est abandonné à ses ravisseurs.
La mission a été compromise.
On m'a dénoncé auprès de Moon.
Il avait un contact à l'Ouest. Son père le savait.
- Peut-être, mais ça importe peu. - Au contraire.
Celui qui m'a dénoncé voulait libérer Zao. Je vais le retrouver.
Non. Vous partez dans les Malouines pour une évaluation.
- Votre permis de tuer est suspendu. - Ma liberté aussi ?
Tant que je le jugerai nécessaire.
Vous n'êtes plus utile à personne.
ARRÊT CARDIAQUE
- Il fait un arrêt cardiaque. - Le chariot d'urgence. Vite !
L'E.C.G. est plat.
200 joules. 300.
- De l'atropine. On va le perdre ! - Tenez-vous prêts.
Je libère ma chambre.
Merci pour le bouche-à-bouche.
Alerte pont 3. Mobilisation du personnel, code rouge.
L'usage de la force est autorisé.
YACHT-CLUB DE HONG-KONG
Ma suite habituelle.
Vous avez une carte de crédit ?
Des bagages ?
M. Bond, quel plaisir ! Cela faisait longtemps !
M. Chang.
La suite présidentielle.
Il me faudrait mon tailleur, et à manger.
J'ai un excellent homard et des œufs de caille.
- Il vous reste un Bollinger 61 ? - Bien sûr.
Vous attendez quoi ?
Vous étiez très occupé ?
Occupé à survivre, M. Chang.
Tout simplement.
Je suis Source de désir, la masseuse.
Le directeur m'envoie.
Très bien. Entrez.
Allongez-vous sur le ventre.
Mais bien sûr.
Je ne suis pas ce genre de masseuse.
Et moi, pas ce genre de client.
J'ai toujours su que vous faisiez partie des services secrets chinois !
- Hong-Kong est à nous, maintenant. - Je ne suis pas venu vous l'enlever.
Vos bras !
- Que voulez-vous ? - Vous aider à vous venger.
Zao a tué trois de vos hommes.
Introduisez-moi en Corée du Nord, je m'occupe de lui.
Qu'avez-vous à y gagner ?
L'occasion d'être quitte avec lui. Zao a des renseignements utiles.
- Je dois consulter Pékin. - Allez-y.
Sortez, à moins que vous ne vouliez vraiment me masser.
Avec tous nos remerciements.
- Cuba ? - M. Zao semble s'être perdu à La Havane.
Vous lui direz adieu de notre part ?
Avec plaisir.
LA HAVANE
- Je viens chercher des Delectados. - On n'en fait plus depuis 30 ans.
Je travaille pour Universal Exports. Demandez à votre patron.
Suivez-moi.
Votre passeport, señor.
Je croyais que personne ne fumait de Delectados.
Ils sont très dangereux pour la santé, monsieur...
- Vous savez pourquoi ? - C'est à cause du tabac, le volado.
Il se consume lentement et ne s'éteint jamais.
- Comme un dormant. - Désolé pour le réveil difficile.
J'aime mon pays.
Je ne vous demande pas de le trahir. Je recherche un Nord-Coréen.
- Un touriste ? - Un terroriste.
Pour d'autres, un défenseur de libertés.
Zao ne s'intéresse aux libertés de personne.
J'ai encore quelques amis haut placés.
Un service rendu, quelques dollars, et c'est bon !
On a trouvé votre ami ici, sur une île. À Los Organos.
Il y a une clinique étrange tenue par le Dr Alvarez.
Grâce à la thérapie génique,
il rallonge l'espérance de vie de nos dirigeants adorés.
Et de riches Occidentaux.
Les oiseaux
La révolution nous a arraché nos libertés,
pas notre système de santé.
Vous n'avez pas l'air à plaindre.
Chacun survit comme il peut.
Vous n'imaginez pas combien de hauts fonctionnaires viennent me trouver,
nostalgiques du passé.
- Je peux ? - Bien sûr.
Ce Zao a l'air dangereux. Je ne peux rien d'autre pour vous ?
Vous auriez une voiture puissante ?
M. Krug, vos papiers d'admission à la clinique Alvarez.
Il était temps, Fidel.
Envoyez donc quelques filles chambre 42.
Sauf si vous voulez devenir Fidel Castrato !
Quelle superbe vue !
C'est vrai.
Personne n'en profite.
Mojito ?
Vous devriez goûter.
Giacinta Johnson. On m'appelle Jinx, pour "poisse".
Moi, on m'appelle James Bond.
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