Les 200 premières lignes.
ON M'APPELLE ALLELUIA
Papa ! Papa ! Pourquoi ils t'emmènent ?
N'aie pas peur, mon fils...
- Non, laissez-moi ! - Oh, mon fils !
- Que t'ont-ils fait ? - Il est blessé ?
Oui... Ils n'ont aucune pitié !
Assassins ! Vive le Mexique !
Au nom de sa majesté Maximilien, Empereur du Mexique...
...la cour martiale de la seconde division condamne à mort le bandit Emiliano Ramirez...
...auto proclamé Général de l'armée rebelle...
...le prêtre Victoriano Pachecho...
...et les membres suivants de sa bande de rebelles :
Firmino Mendoza, Ignazio Bonarios...
...Francisco Bienvenides, Agostiono Uriedas...
...Pepe lbarra, Luis Enriquez, Eufemio Garancia.
Prêt, Bataillon !
Chargez !
En joue !
Feu !
Vive la révolution !
Vive la révolution !
Et elle fait même pas la couture ! heureusement qu'elle est sous garantie !
Tu en a mis du temps pour arriver !
Je ne savais pas si j'allais accepter ou pas.
- C'est une question d'argent ! - Exactement.
Je suis peut-être trop cher pour toi.
La révolution est pauvre, Gringo ! Suis-moi !
Allons-y !
Excuse-moi de te déranger.
- De quoi s'agit-il ? - Des bijoux.
Les bijoux de l'Usurpateur Maximilien. Des millions de pesos en bijoux.
Où sont-ils ?
En ce moment, ils sont en route pour les Etats-Unis.
Dans une belle sacoche... avec un aigle dessus.
T'as dit, plein de bijoux ?
Pourquoi tu t'en occupes pas toi-même ?
J'ai pas le temps en ce moment. Je dois faire la révolution !
Et puis je ne peux pas passer la frontière avec les Etats-Unis.
Tiens !
Bien joué, gringo. Suis-moi !
Désolé de t'interrompre Général.
C'est encore au sujet du sac...
Qui te dis que je ne vais pas garder les bijoux pour moi ?
C'est un risque à courir. 10%, ça te va ?
Disons plutôt 20, Général.
Je t'ai sauvé la vie, pas vrai ?
C'est vrai.
Ne perdons pas de temps, gringo.
On a un accord, non ? La diligence ne va pas t'attendre.
La diligence ?
- Quand commence t'on ? - Je ne sais pas.
- Il nous le dira. - Maintenant, je crois.
- Ils sont tous là. - Tais-toi !
Nous remercions Earl Mendoza, l'Ambassadeur de sa Majesté...
...qui, en route pour les Etats-Unis...
...a bien voulu honorer notre monastère de sa présence.
Nous nous réjouissons que cet heureux événement...
...coincide avec la fête de notre Saint Patron San Firmino.
Et reprenant les Saintes paroles...
...nous disons à l'Ambassadeur de sa Majesté:
"Guide-nous dans nos actions, maintenant et à l'heure de votre mort."
"Notre", Mon Père ?
"Votre !"
Vite, cherchez le sac !
Allez! bougez-vous un peu !
- Regardez à l'intérieur ! - Il n'y a rien !
Merde, y'a rien !
Bougez-vous !
Elle est là !
- La voilà ! - Donne-la moi !
Pour toi, Fortune!
Ils l'avait bien cachée !
Mais on a été plus malins.
Allons voir si on partage maintenant !
Bon travail les gars. Je vais voir le boss.
Attends un peu, Fortune!
J'avais dit qu'on devait partager le butin entre nous.
T'as dit ça, Calhoun?
Les gars aussi le disent.
- Partageons entre nous - Oui, entre nous!
- Calhoun a raison. - On t'a payé pour ce travail.
Mais si tu dis qu'on doit partager...
Voilà ta part !
Quelqu'un d'autre veut partager ?
Non, hein ?
C'est juste. Pas de partage ! Je prends tout !
Ne le laissez pas s'échapper !
Surveillez la porte !
Où est-il passé ?
Où est-il ? On n'y voit rien !
- Il y a trop de fumée ! - On voit rien !
Par là, vite !
Il y a trop de fumée !
Je suis là, mon frère, derriere toi !
Hé, qu'est-ce qui se passe ? Vous l'avez eu ?
Répondez, enfoirés !
Vous l'avez...
Paix à vous, mes frères !
Toi, va là-bas ! Envoie un garde sur le toit !
Continuez à chercher ! Il doit y avoir des munitions !
Regarde où tu mets les pieds !
Tu fais exprès de marcher dans les trous !
Tu t'en fous de ma jambe, hein ?
- Des munitions ? - Non, de la viande salée.
On va tirer avec des côtelettes ? Continuez de chercher !
Confessez-moi, mon Père, Je me meurs...
Mais non, Pablito, tu ne meurs pas.
- C'est seulement ton bras. - Si, je meurs dans le péché.
Confessez-moi ! Ecoutez, Mon père...
J'ai tué le Gouverneur de Chihuahua...
...j'ai fait exploser un poste de Police...
Arrête avec la politique, Pablito.
Confesse tes péchers.
Depuis combien de temps t'es pas venu à la messe ?
Général ! Mon Général !
On a eu de grosses pertes ! Même le Lieutenant Uriedas est mort !
Le pauvre. Bien ! Je te nomme Lieutenant!
Excusez-moi, Général, mais je suis déjà Capitaine !
Alors je te nomme Colonel ! Avance !
Finir la corde au cou pour des soldats, quelle vilaine mort.
- Pas vrai, Général? - Arrête ça !
Tu crois que je tue par plaisir ?
On ne peut pas faire la guerre en suivant les règles.
- On n'a pas de munitions à gaspiller ! - Général !
- Je vous parle en tant que prêtre ! - Vous parlez trop, vous les prêtres.
Vous fourrez votre nez partout.
Mais les choses vont changer !
Si le gringo revient avec les bijous.
On aura les moyens de faire la guerre sérieusement.
- T'as placé les sentinelles ? - Oui, mon Général !
- Personne ne doit rentrer. - Oui, mon Général!
Seulement le gringo. Et seulement sur mon ordre !
Général, le gringo est rentré et vous attend.
Rentré ? Comment a t'il fait ?
Allons-y !
Avancez !
C'est le vin du Général, Monsieur.
Il vaut mieux qu'il ne boive pas.
Il doit se concentrer sur la guerre.
Bonjour, Général !
- Comment va la révolution ? - Ne perdons pas de temps, amigo !
Donne-moi ce sac !
Une minute, Général !
C'est quoi cette petite plaisanterie ?
De quoi tu parles ? Je ne te comprends pas.
J'ai fait tous ces efforts pour ce tas de pacotille.
Malédiction !
Ils ont l'air faux !
Ils le sont.
Dis-moi ? Tu t'es trompé de diligence ?
Ou tu essaies de m'arnaquer ?
- Fils de... - Général!
- Pas devant un prêtre... - Tu cherches à saboter la révolution !
Général, si j'avais pris les vrais bijous...
...je ne serai pas revenu, non ?
ça fait un mal de chien ! J'en peux plus !
- Appelle le Docteur du village ! - Il est mort.
C'est un des pendus.
- Malédiction ! - Juste.
- Je peux y jeter un oeil, Général. - D'accord.
Mais attention, gringo ! si tu me tue...
...je deviendrais enragé !
Mieux vaut mourir que faire la révolution assis.
Mettez-le sur cette table.
Ma jambe !
Bande de vauriens ! Ma pauvre jambe !
Tenez-le bien !
Et toi, Curé, s'il bouge, frappe-le à la tête.
Avec plaisir.
- Alors, gringo ? - Une vilaine blessure.
La balle est juste à côté de l'aorte.
Ne change pas de sujet ! Où sont les vrais bijous ?
Passe-moi la bouteille.
Tu veux la vérité ? Je ne la connais pas encore.
Es-tu disposé à me payer en or si je les trouve ?
- D'avance, cette fois. - Vampire ! cette révolution est pauvre.
Malédiction !
Je peux te signer une reconnaissance de dette.
Pour quelques mois, le temps de gagner.
Une reconnaissance de dette ?
Me fais pas rire, j'opère.
J'ai aussi des principes, Général: Ne jamais travailler à crédit.
- Un tiers des bijoux, ça irait ? - Voleur !
C'est d'accord, voleur !
Je ne te savais pas si cupide, Général.
Tu les veux rien que pour toi ces bijoux, hein ?
Non, non, pas pour moi. C'est la révolution qui en a besoin.
Ces bijoux appartiennent au peuple Mexicain !
Le Tyran Maximilian veut acheter des armes avec !
Pour exterminer le peuple ! Des mitrailleuses !
Et si ce porc réussi,
...il nous fera un... - Général!
Désolé, mon Père.
Voilà pourquoi j'ai besoin de ces mitrailleuses !
Tu ne m'as pas encore dit qui les vend.
Il y a un gringo à Yucca, au-delà de la frontière...
...qui a proposé un deal. Mais il n'attendra pas longtemps.
Je ne le ferais pas attendre, General.
Connaissez-vous le taux de réussite pour une telle opération ?
Je parie que c'est une première avec un tire-bouchon.
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