Az első 200 sor.
Bienvenue à YUBA POPULATION 101 000
À Yuba, la récolte peut changer, mais les gens restent les mêmes.
J'ai hérité ma barbe rousse de mon grand-père. C'était un immigré.
Il a cueilli des fruits toute sa vie.
Il m'a appris tout ce que je sais sur la récolte.
Allez, tu prends du retard, pri.
- Ça fait combien de sacs ? - Quatro .
C'est mon cinquième.
On travaille sous contrat. On est payés pour chaque bac rempli.
Plus vite on remplit dix bacs, plus vite on a fini.
J'essaie de sortir d'ici .
L'idiot essaie toujours de partir. C'est même pas l'heure du déj.
Arrête de délirer, pri. Gagnons cet argent.
Sans blague.
Il va faire très chaud.
Le camion part deux fois par jour avec 50 bacs,
et chacune de ces pêches a été cueillie à la main.
Tu vas lui parler quand ?
On t'a porté la poisse, pri.
- T'as peur. - Je vous emmerde.
Tirons-nous d'ici et allons nous faire payer.
Bien dit.
- On y va. - À tout de suite.
Je t'aide avant qu'il fasse trop chaud ?
- Vraiment ? - Je vais t'aider.
Dieu te bénisse, chéri.
- Merci. - Pas de problème, chef.
Les jours défilent
- Tu connais cette chanson ? - Je me sens mal, après ça.
Les cavaliers avancent
Je peux tenir sept jours
Deux heures de sommeil Et je remonte en selle
J'ai encore du chemin à faire
- Moi le ranchero, un chapeau sur la tête - Un vrai ranchero
- J'éperonne mon cheval et on me paie - On me paie
Les animaux
- Savent à quoi s'en tenir - Les animaux
Tu connais la chanson, vato ?
C'est un vieux truc qu'on jouait avant.
Carrément, mais maintenant, on fait nos propres ballades.
On peut te faire écouter un truc ?
- Allez-y. - Joue, Flaco.
Dur d'être un saint
Entouré par tous ces démons
Pécher, quel délice
J'ajoute quatre joueurs
À ma liste
Des gens que je respecte
Non, arrêtez.
- Quoi ? - C'est quoi, ça ?
Comment ça, "c'est quoi, ça ?"
Les nouvelles ballades.
- C'est pas une ballade, vato. - Je t'emmerde, vioque.
T'y connais rien.
C'est quoi, le problème de ce con ?
Les anciens pensent ça.
Cet idiot ne sait rien. T'inquiète.
On est des gars chill.
Ce gars manque grave de chill.
Merde alors.
- D'accord. - Super cool.
- Tu viens ? - D'accord, tío.
D'accord, tío, t'assures. Tu l'as depuis quand ?
Une éternité ?
- Ça va ? - Ça fait un bail.
Comment va ?
Bon sang, tío, c'est la classe.
Un peu, Blunt.
- Vous récoltez des pêches ? - Merde, je sors du boulot.
On sort du taff.
Vous avez bossé, on dirait.
Je vais te montrer ce que j'ai récolté, perro.
- Bon sang, chaka. - Je peux voir ?
- Le sac est bien rempli. - C'est sûr.
C'est pour toi. Fume tout.
Merci, mon grand. Je t'adore. C'est ça, l'amour.
- Partez devant. - D'accord.
- Content de t'avoir vu, pap. - Adiós. Luego.
Quoi de neuf ?
Tu me laisses livrer quand ?
Ta mère me tuerait si elle savait
qu'on parle de ça.
Comment va-t-elle ?
Elle travaille, non ?
Plus depuis des mois. Et la banque envoie des lettres.
Tu rembourses pas l'emprunt ?
Ça va mal.
Monte.
Fiston, je t'ai préparé une assiette.
Comment s'est passée ta journée ?
Ça va, le boulot, ma sœur ?
Ça va.
Mercredi, c'est mon jour de congé.
Et jeudi, vendredi, samedi et dimanche.
Mauvaise blague.
Voilà.
Je ne suis pas venu pour me battre.
Je suis venu t'aider.
J'ai pas besoin de ton aide.
Tu en es sûre ?
Salut, maman. Ça fait longtemps, tío.
Ça va ? T'as grandi. Et l'école ?
- Dans la dernière ligne droite. - Dès que t'as fini,
viens me voir, j'ai quelque chose pour toi.
D'accord.
La maison sent bon.
Ta mère est comme mon jefito.
Si tu ramasses pas les merdes des autres,
si tu ramasses pas des fruits dans le champ,
c'est comme si tu travaillais pas.
On s'en fout, putain.
Vous allez toujours là-bas ou quoi ?
Oui, tu vas venir ?
Je sais pas. Je te tiens au courant.
Il sait pour la maison.
C'est une affaire de famille.
Tio est pas de la famille ?
Plus maintenant.
- Maman, c'est légal. - Ça reste de la drogue.
C'est une récolte, maman.
Je ramasse des pêches, eux des bourgeons.
- Papy a passé sa vie... - C'est à lui que tu dois ressembler.
C'était le rêve de grand-père de cueillir des fruits ?
Son rêve était d'élever une famille dans une maison qu'il possédait.
Il n'y a pas de raccourci pour tes rêves, mijo.
Je vais faire du café pour Chuy.
Les immigrés font les trucs que personne ne veut faire dans ce pays.
Et cette mentalité nous est imposée dès la naissance.
Quand commencera-t-on à agir pour nous ?
Quand va-t-on vivre notre rêve américain ?
Modeste
- Comment va, perrito ? - Ça va ?
Ça va ?
Je vais bien, mec.
Content de te voir. Quoi de neuf ?
Regardez-vous.
- Ça roule ? - Tío , salut.
Blunt, ça va ? Ça va, perrillo ?
- Bien, tío. - Oui, ça baigne.
- T'as ta guitare ? - Je suis toujours prêt.
On a l'air d'amateurs ?
Tu as l'air d'un amateur.
Va te faire foutre. Santé.
Un verre doublé Et un quart de sirop violet
Soda et glace C'est comme ça qu'on s'amuse
Je titube parce que j'ai bu
C'est pas terrible Sans vouloir me vanter
Tata Angelina nous refile le produit
C'est un quart de litre Et deux litres de Sprite
Toi, je te la fais à moitié prix
Notre contact nous arrange ça
On vend ça sur place Le double du prix
Sans jamais s'arrêter...
- Je ne t'ai jamais vue ici. - Je sais, je ne sors pas souvent.
- Ton copain t'enferme ? - Non.
Je suis à l'école vétérinaire.
- Tu es intelligente. - J'imagine.
Je dois y aller.
Je m'appelle Chito, au fait.
Je sais.
On se voit quand ?
Dimanche. À l'église.
À l'église.
AVIS DE SAISIE
La musique, ça va marcher ?
Blunt : Passe demain, mec.
Ces merdes coûtent 100 dollars sur Amazon,
mais je suis allé chez Meek, j'ai trouvé ça pour 8 $.
C'est la même chose. Ce sont des protège-gouttières.
On a encore besoin de micros.
Si on gère pas l'acoustique de notre studio,
même le micro le plus cher va être nul.
"Gérer l'acoustique du studio ?"
J'ai appris ça sur Youtube.
Bref, Flaco, c'est bien. C'est bien.
C'est un placard.
Il faut avoir une vue d'ensemble, viejo .
Une fois qu'on aura des câbles XLR,
des supports, un pied de micro, un micro, des casques,
ça deviendra un studio.
Putain de merde , je me tire.
Il faut avoir une vue d'ensemble, viejo.
Merde.
Merde. Allez.
Faire de la musique, c'est mon rêve.
Mais la banque se fout de mes rêves.
Je dois m'occuper de ma mère.
Je mets mes rêves de côté.
Merde ! Tío, tu es plein aux as ?
Non. J'aimerais bien.
C'est à Angelo.
Et on dit : "L'auto est l'extension de la personnalité."
Comme le 4x4 de grand-père.
Je me souviens du premier jour où il l'a ramené à la maison.
Il revenait du Mexique ce jour-là.
Nouvelle chemise, nouveau chapeau, nouveau pick-up.
Tout ça, fabriqué au Mexique.
Il en était fier.
Tu n'es pas venu pour parler de grand-père.
Dis-moi. Qu'y a-t-il ?
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