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Sous-titres par citizenfaguo
Non.
- Oui. - Non, je vois, mais non.
- Salut. - Salut.
- Salut. - Comment ça se présente ?
- Super. - Nul.
- Je te dis, je le vois pas. - Et moi je te dis que si.
Non, presque, mais pas encore.
Non, c'est le bon jour.
- Le bon jour pour quoi ? - Rien.
Elle rêve, mec.
Tu peux pas comprendre, t'es pas d'ici.
Je crois que si.
Non. Pas encore.
Tu vois, George, une fois par an, il y a un jour
- pas aujourd'hui... - Si.
Où la propriété des vagues
passe des locaux aux estivants.
Bon, personne ne possède les vagues.
Bon. Si tu veux jouer ton hippie.
Ils se pointent avec leurs boogies, leurs jet-skis
et les planches qu'ils appellent des longboards,
ils ne comprennent pas les règles et c'est la pagaille.
- La pagaille ? - Oui.
Oui, si tu es d'ici, tu ne surfes pas après ce jour.
Pas avant que les estivants ne soient partis.
- Je ne vois pas de différence. - Parce que tu n'es pas d'ici.
Ou tu as tort et c'est pas le jour.
Je n'ai pas tort.
Je vais surfer, car, apparemment je ne suis pas d'ici.
Oui, je suis avec toi, mec.
En fait, il faut que je te parle.
Ne dites pas que vous ne saviez pas !
La vie change à des moments.
Des moments qu'on ne peut pas prévoir.
Ils roulent sur nous comme une vague, donc on ne peut pas les prévoir.
Ce qui veut dire qu'on doit gérer les conséquences.
Il n'y a rien de différent aujourd'hui.
Oui, non, c'est Hannah.
C'est une pessimiste qui déteste les estivants,
même ceux avec lesquels elle sort.
Certains estivants sont en fait très bien.
Et certains sont si bien qu'on en oublie que ce sont des estivants.
C'est un problème que ce soit des estivants ?
Non, c'est juste... bizarre, tu vois ?
Pas vraiment.
C'est comme quand tu es au lit avec quelqu'un
et qu'elle te parle
de combien elle aime le marché fermier, hein ?
Et toi tu dis, non, pas trop,
parce que la plupart de ceux qui vendent aux marchés fermiers,
c'est pas vraiment des fermiers, George.
C'est juste des gens qui te vendent des trucs
qu'un fermier te vendrait s'il était pas occupé à la ferme.
Et quand elle comprend pas ça,
tu te rends compte que tu connais quelqu'un qui comprendrait...
et que c'est pas elle.
Je suppose que ça dépend l'importance que tu accordes aux marchés fermiers,
de façon générale.
Oui, pas du tout.
Mais ça te fait bien penser de façon globale.
Oui, c'est clair.
Oui, non, c'est pas clair, George. Pas du tout.
Parce que c'est ce que la loi des estivants fait à un homme,
ça perturbe sa pensée en étant tout frais, brillant... nouveau.
- Elle est à moi. - Les locaux d'abord !
George, les locaux d'abord !
Bien sûr, le moment d'un homme veut souvent dire
que quelqu'un d'autre a raté le sien.
Et le truc avec un moment raté...
c'est qu'on ne le retrouvera jamais.
Dubois !
George ! Allez, trois, deux, un, soulevez.
On ne se presse pas.
La dernière chose qu'on veut, c'est le lâcher.
- Ne me lâchez pas. - On te lâchera pas.
- Personne n'aime être lâché. - On ne te lâchera pas, Dubois.
Hé, je te ferai ce truc demain matin.
T'en fais pas pour ça, Dubois.
Dubois !
Qu'est-ce qui s'est passé ?
Dubois a pris un petit coup sur la tête.
- C'est vrai ? - Oui, Dubois.
Tu es si gentille et brillante.
- Toi aussi. - Reste tranquille, d'accord ?
Les jet-skis, ça fait vraiment mal quand vous les heurtez de la tête ?
Des gros cons de bouffons avec leurs méchantes machines.
On l'emmène à l'hôpital de Stafford.
- Je viens avec vous. - Oui, grimpe.
On ne peut pas choisir les moments qui changent votre vie.
Ça ne marche pas comme ça.
Non, ce sont eux qui vous choisissent et il vous reste à espérer le meilleur.
Cet idiot sur son jet-ski venait de nulle part.
Bon sang, qu'est-ce qu'ils font dans les mêmes eaux
que les surfeurs ?
- Je ne sais pas. - Bien sûr que tu ne sais pas. Désolé.
Pourquoi ?
- Pourquoi quoi ? - Tu as dit : "désolé".
Tu deviens néo-zélandais. Ils disent tout le temps "désolé".
Mais si tu es en colère contre ceux qui font du jet-ski,
il n'y a pas de quoi être désolé.
Écris là-dessus.
Oui, je devrais.
Mais maintenant, il faut que j'aille à Stafford.
- Il va s'en tirer. - Tu crois ?
Oui, Dubois m'a toujours semblé increvable.
Gloria, je ne suis pas bien sûr de la procédure,
mais, est-ce qu'on peut arrêter les rotatives ?
- Déjà fait. - Vraiment ?
À la lumière des événements récents,
J'ai pensé qu'on voudrait changer de titre.
Oui, ça serait sans doute mieux.
- On peut attendre. Voir comment ça évolue. - Bien. Merci.
J'ai envie d'écrire dessus, cependant.
Bien sûr. Vous devriez.
Quelque chose comme "les jet-skis sont mauvais et devraient être interdits".
C'est une position éditoriale forte, George.
Je me sens plutôt fort là-dessus.
Je vais à Stafford. Je l'écrirai là-bas, si je peux.
Vous pourriez le faire sur votre ordi maintenant.
Non, je veux aller à l'hôpital.
Bon, d'accord. Donnez-moi votre portable.
- Pourquoi ? - Donnez-moi votre portable, George.
Portable, portable.
Voilà.
Ce que je voulais vous dire,
c'est que vous avez un compte Twitter ?
Ah bon ?
Oui, dans votre rôle officiel de rédac' chef des "Nouvelles de Weld".
Vous avez des abonnés et tout.
Mais je n'ai jamais tweeté de ma vie.
Oui, je me suis occupée de tweeter pour vous.
Mais ne vous en faites pas. Tout s'est bien passé jusqu'à présent.
C'est à peu près ce que vous vouliez dire ?
J'ai utilisé une grammaire et une orthographe plutôt vieux-jeu,
parce que... c'est ce que vous êtes.
C'est ce que je veux dire.
Alors, tweetez.
Il n'y a qu'à toucher le mot "tweet".
Oui, ça, je le sais.
Bienvenue dans l'ère de l'information, George.
Envoyez une version longue de l'éditorial quand vous êtes prêt, d'accord ?
Les nouvelles vont vite.
- Big Mac ? - Du nouveau ?
Non. Je me dirige vers l'hôpital.
- Bien. Tenez-nous informés. - Bien sûr.
Et, pour la chasse aux sorcières, attendez qu'on ait tous les détails, hein ?
Pardon, la quoi ?
On peut difficilement baser une interdiction sur un seul incident.
Et je ne dis pas ça seulement
en tant que propriétaire d'une petite société de location de jet-ski.
Excusez-moi, vous avez lu le tweet ?
Oui, et je me rends compte que tout le monde est perturbé,
mais balancer des mots comme "interdire",
ça n'aide pas, hein ?
Vous devriez peut-être tweeter ça, Big Mac.
Quelqu'un le fera, George. Je dois y aller.
On pense à Dubois.
Je lui ai tweeté ce qu'il fallait, papa.
Oui.
Bonjour.
Bon, je comprends que les nouvelles aillent vite à Weld,
mais dans ce cas, je trouve que vous allez un peu vite en besogne.
- Quelle besogne ? - Dubois.
Aux dernières nouvelles, il était bien en vie.
Je suis ici pour passer une annonce pour mes cornichons.
Je les vends au marché fermier.
Bien. Vous allez voir ça avec Gloria.
J'espère que Dubois va bien.
Je le lui dirai.
Excuse-moi !
Bon sang, George, regarde où tu vas.
Oui, je sais. Ça va ?
Oui, jusqu'à ce que tu me fiches une de ces trouilles.
- Tu n'es pas au courant ? - Au courant de quoi ?
- Dubois. - Qu'est-ce qui s'est passé ?
Il a été heurté par un jet-ski. Il est en route pour l'hôpital.
J'y vais, là.
Allez, allez !
Je le dis à chaque été. Personne ne m'écoute.
Tu dis quoi ?
Les jet-skis, les surfeurs. Ça ne peut que produire une tragédie.
Maintenant, c'est fait.
On ne sait pas encore si c'est une tragédie.
Il y a un homme à l'hôpital, Arlo.
Oui, mais une tragédie, c'est un tout autre niveau.
Tu vas là-bas ?
Oui, et alors ?
Je n'y vais pas tant que les estivants y sont.
Pas après l'été dernier.
Qu'est-ce qui s'est passé l'été dernier ?
Je ne veux pas en parler.
D'accord.
Je pensais demander s'il y avait du boulot.
Bonne chance.
- Désolée. - Arrête ça.
Je suis désolée. Je ne dis pas désolée pour l'avoir laissé tomber.
Je dis désolée pour...
Je m'en fiche. Arrête.
Je ne peux pas m'en empêcher. Désolée.
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