200 baris pertama.
Gammes au piano.
-Doudou, le fleuriste va être fermé.
J'y vais.
-J'aimerais bien avoir une petite fleur pour ma robe.
Elle est si laide. -Elle est parfaite.
Tu lui reproches quoi ?
Depuis le temps que je la mets !
Pff ! Évidemment
Je vais acheter la fleur.
Caroline. -Oui ?
Viens voir.
-Pourquoi ? -Viens voir.
-Quand tu prends mes dictionnaires, remets-les bien..
..en place.
-Je ne m'en suis jamais servi de tes dictionnaires.
Je ne m'en servirai jamais.
Edouard !
Quoi ?
Oh !
Ha, ha, ha.
Bon vent !
Radio.
*Musique des îles.
Sonnette.
C'est toi, Doudou ?
-Ne vous dérangez pas, j'ai tout mon temps !
Flûte, la concierge !
-Je viens demander une faveur à madame.
Entrez, Mme Leroy.
La belle robe !
-Comme ça, vous pourrez juger. -C'est somptueux.
Aidez-moi à l'agrafer.
Avec plaisir, pensez donc.
Ouh !
-Pardon, j'ai les doigts froids. -C'est rien.
-Mes pieds sont toujours froids. -Comme toutes les femmes.
-Madame aussi ? -Bien sûr.
Là...
Ça y est !
Merci.
-Madame va au bal avec monsieur ? -Oui. Enfin, non.
Nous allons à une soirée. -Mmm !
-Excusez-moi, mais je dois finir de me préparer.
Je vous laisse.
Oh !
J'oubliais le principal. -Quoi ?
-Vous savez qui j'ai vu ? -Non.
-Mon neveu Ernest, celui qui est mobilisé !
Il a une permission de 24 heures. -Bien.
-Il veut entendre monsieur au piano.
Dans l'immeuble, on parle que du grand musicien.
Il veut pas rater ça. -On nous attend à 9 h.
-Il est 7 h 30. J'amène Ernest à 8 h, et on s'en va tout de suite.
Le temps d'écouter un beau morceau. -Bon, si vous voulez.
-Alors, à tout à l'heure. -C'est ça.
A tout à l'heure. -A tout à l'heure.
Eh ben...
*Samba.
Elle fredonne l'air.
La la la la la.
La la la la la la.
La la la la la.
La la la la la.
La la la la la.
Porte.
T'as trouvé ?
-Les fleuristes sont tous fermés. -Je m'en doutais.
Il éteint la radio. Oh !
Tu as fermé ? C'était mon air, "Tic tic tic".
-C'est terrible. Radio rallumée.
Oh, doudou !
"Oh, doudou" !
-Ce qu'elle est jolie. -Tu permets ?
-J'ai plus rien à te refuser. Elle éteint la radio.
Qu'est-ce que tu fais ?
Oh !
Il faut que je pense à acheter du dentifrice.
Edouard,
..quel pied ? Quel pied ?
Le gauche.
-J'aurais dit le droit, ça m'avantage mieux la jambe.
-Ta robe cache tes jambes, alors ! -T'as raison.
Je vais mettre ceux que tu dis.
-Tu vas craquer ta robe. -Je cherche le soulier.
Laisse-moi faire. -Relève-toi.
Oh !
Laisse-moi faire ça.
Tiens.
-C'est pas celui-là, laisse. -Je ne veux pas que tu abîmes..
..ta robe.
Tiens, tiens !
Quoi ?
Je les aurais remis, tu sais.
-Tu consultais mes dictionnaires ? -Oui.
J'avais besoin d'un renseignement. -Lequel ?
Un renseignement.
C'est mon droit, non ?
Je croyais que tu te servais pas..
..de mes dictionnaires.
-Il est près de 8 h. -On a le temps.
-Non. Habille-toi, lave-toi. -Oh !
Edouard,
..j'ai une idée formidable. Je regarde un modèle de Christian.
Terrible ! -Jacques Christian ?
Je vais te montrer quelque chose. -Quoi ?
Qu'est-ce que tu cherches ?
Tu permets ?
Ah, la voilà !
Je te présente Be-Bop !
Création Jacques Christian, recopiée par ta couturière,
..Mme Benoît. Tu la trouves peut-être bien, toi.
Gardons cette robe, ça peut servir.
Montre-moi ton nouveau modèle. -Pas question.
-C'est peut-être bien. -Non.
-Elle est si moche que ça ? -Atroce. Oublie, va t'habiller.
Elle chantonne "Le Beau Danube Bleu".
La la la la la.
La la la la la la la.
La la la la la la la.
Ça va pas ?
La la la la la la la.
-Elle est folle. J'ai épousé une folle !
La la la la la.
La la la la la.
Mais c'est Edouard !
Le bon petit Edouard. -Allons, allons, allons, allons.
-Il n'est pas bon du tout, c'est le méchant Edouard.
Tu cherches quoi ? Tout est là. -Sauf mon gilet.
Tu dissimules mes habits partout. -Je ne dissimule rien.
Je retrouve tout les yeux fermés. -Tellement tu as d'ordre ?
Du flair, c'est mieux.
Je vais te le trouver, ton gilet.
Tiens ?
Ton flair te trahirait-il ?
Comme c'est étrange.
Tu vas pas me faire ça ?
-Ne nous affolons pas. -Tu crois !?
-Si on ne le trouve pas, tu peux t'en acheter un.
Tout est fermé !
-Tu te feras ouvrir. -C'est ça. Et l'argent ?
Tu y as pensé ? Ça vaut au moins 2 000 balles, un gilet d'habit !
Non, il me faut mon gilet !
-Il faut, il faut ! T'es drôle. On va trouver une solution.
-Y a pas de solution. -Tout de suite le drame !
Je vais le retrouver. Un gilet, ça se glisse partout.
Vraiment !?
-Aide-moi au moins ! Au lieu de rester planté là !
Insensé.
C'est insensé. Sonnette.
C'est la catastrophe.
Qui est-ce ?
C'est la concierge.
Et alors ?
-Je te supplie, sois gentil. -C'est nous, madame.
Nous sommes là.
-Edouard, il faut, tu m'entends, il faut que tu joues un morceau.
-A la concierge ? -A son neveu.
Sinon, on devra déménager. -Pourquoi ?
-La concierge nous aime tant, elle ne comprendrait pas.
Sonnette. Voilà, voilà !
Edouard ! -Et mon gilet ?
-Je vais le chercher pendant que tu joueras.
Jure-moi que tu le feras. -Je te promets.
-Jure-le. -Oui. Ouvre.
Merci, doudou.
Je m'excuse, mon mari n'était pas visible.
Avance, Ernest.
Nous vous dérangeons pas ? -Non, entrez.
Avance, voyons.
C'est un morceau, hein ? -C'est vrai.
Bonjour, Mme Leroy.
Bonjour. Mon neveu, Ernest.
-Soldat ? -Oui.
Parfait, parfait.
Si vous détruisez mes instruments de travail.
-Pardon. -On ne dérange pas monsieur ?
On est montés pour que monsieur nous joue.
Ernest a une permission de 24 h. -Bien.
Si vous le permettez, j'y vais.
Malheureusement, on est un peu pressés. Pas vrai, chérie ?
-Il exagère. On n'est pas si pressés que ça !
Vous ne vous asseyez pas ?
On écoute mal debout. -Merci, madame.
Merci, madame.
Cherche, Caroline !
Chopin.
Le téléphone sonne.
-Non, continuez votre travail. Je vais répondre.
Allô, j'écoute ?
-Allô, Julien ? Je voudrais parler à M. Beauchamp.
Monsieur est occupé, madame.
-Attention aux carreaux ! Attention aux carreaux.
Julien, que faites-vous ? Arrivez ici.
Pardon, madame.
-Un instant, messieurs. Roulons le tapis.
Reculez, s'il vous plaît.
Sur le côté !
Pliez-le sur le côté, comme ceci.
Voyons.
En route ! Quand vous voudrez.
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