200 baris pertama.
TOHO PRÉSENTE
UNE PRODUCTION KATSU
La procession d'un seigneur.
On n'a pas le choix. Courons !
Quelle insolence ! Reculez !
Pardonnez-nous !
Pitié !
C'est impardonnable !
N'intervenez pas, maudits serviteurs !
Un policier ? Tuez-le !
Ne vous mettez pas en travers de notre chemin !
Imbéciles !
Alors comme ça, vous êtes policier.
Pourquoi importuner le seigneur Okubo, ministre des Finances ?
Ces deux-là ont essayé de s'enfuir quand ils m'ont vu.
Je dois les interroger. Je ne peux pas vous laisser les tuer.
Hé ! Attachez-les.
Même les policiers doivent respecter l'étiquette.
Vous êtes un violent, c'est ça ?
Quoi ? Dites donc !
Au nom de la loi, j'irai jusqu'au bout, même si je dois passer sur un ministre.
On ne peut pas tuer des gens assermentés pour impolitesse.
Mais dans le cadre d'un duel, c'est tout à fait possible.
Junai Mikoshiba, le maître d'armes.
Tue-le.
Je sers le seigneur Okubo. Pas vous.
Junai. Tu as peur ?
Je peux le tuer, mais mon rôle est avant tout de protéger mon maître.
Je ne me battrai pas en duel.
Junai.
Bats-toi. Je veux voir tes aptitudes.
Comme vous voudrez, maître.
Alors, c'est vous, Hanzo "le rasoir".
Je déteste les policiers.
Dégainez.
Junai, ça suffit.
Arrête !
Hanzo Itami, approchez.
Je vous pardonne votre impolitesse,
étant donné votre dévouement dans votre travail.
Cependant, Hanzo,
il est honteux d'enfreindre les règles des samouraïs de votre propre chef.
Cela fait du tort au gouvernement.
La prochaine fois, vous n'y couperez pas.
Ne recommencez plus.
N'apprécies-tu pas sa mansuétude ?
Non.
- Quelle arrogance ! - Silence !
Il y a des milliers de bandits à Edo.
Les policiers sont censés les arrêter et protéger les citoyens !
Hanzo, est-ce là une façon de parler à un seigneur ?
Bien sûr. Au diable, le rang !
Ce n'est qu'un vernis à deux sous.
J'emploierai toutes mes forces à briser les rangs et les codes !
Dites-moi.
Si j'étais...
le général en chef du shogunat, que feriez-vous ?
J'y mettrais d'autant plus de cœur,
parce que ça vaudrait la peine de se battre et de mourir devant lui.
Bien dit.
On vous convoquera plus tard.
Préparez-vous à mourir. En route !
Préparez-vous à mourir.
Ils ne vous tueront pas.
Mais moi, oui.
Ouvrez le sac.
- Des voleurs ? - Non.
- Nous sommes tombés sur une morte. - Menteur !
C'est la vérité.
Elle était dans le moulin à eau à Ushigome.
Nous sommes des paysans du village voisin.
Nous venions voler du riz
et nous avons trouvé son corps.
Elle a l'air de venir de la ville.
Peut-être la fille d'un riche marchand.
Mais c'est bizarre.
On dirait une traînée.
Regardez.
Ses tétons sont foncés.
Elle a dû avoir une liaison. Et l'homme l'a tuée.
Mais elle n'a pas été étranglée. Il n'y a aucune blessure.
De quoi est-elle morte ?
Les femmes sont une énigme.
La meilleure façon d'apprendre la vérité,
c'est de regarder ici.
Elle a avorté.
- Ce n'est pas un meurtre ? - Imbéciles !
Vous n'avez pas de nez ?
Elle pue le goma.
- Du sésame ? Et ça... - De la cendre de sésame !
Imbéciles !
Quand les moines et les prêtres prient, ils brûlent de l'encens appelé goma.
Prier pour se débarrasser des bébés est très courant à Edo.
Elle a eu une liaison, est tombée enceinte et a avorté.
J'ai compris. Après l'avortement, elle est tombée malade et est venue ici.
Elle est donc morte seule.
Vérifiez les temples et les sanctuaires aux alentours.
Bien sûr.
THE SNARE
Produit par Shintaro Katsu et Hiroyoshi Nishioka
Scénario Yasuzo Masumura
Directeur de la photographie Kazuo Niyagawa
Musique Isao Tomita
Avec
Shintaro Katsu
Toshio Kurosawa
Ko Nishimura Kei Sato
Kazuko Inano Hosei Komatsu
Keiko Aikawa Masami Sanada
Réalisé par Yasuzo Masumura
Maître, nous en avons trouvé un près du moulin.
Il y a un sanctuaire où les femmes viennent avorter.
Il est dirigé par une femme, qui n'est assistée que par des femmes.
C'est interdit aux hommes.
Mais les sanctuaires ne relèvent pas de notre juridiction...
Chef.
Si on les embête, on va encore avoir des ennuis.
Il vaut mieux éviter.
On suivra les criminels jusqu'au bout du monde !
C'est notre mission !
Amenez le cercueil.
Plus vite que ça !
Seigneur ! Aidez-nous à supprimer le bébé !
Oshizu de Mikawaya, approche.
Viens.
Déshabille-toi, comme moi.
Allonge-toi.
Oshizu.
Seigneur ! Aidez-nous à supprimer le bébé !
Oshizu.
Seigneur ! Aidez-nous à supprimer le bébé !
Oshizu.
Je suis de la police, je m'appelle Hanzo Itami.
Je vous arrête toutes pour avortement illégal !
Pardonnez-nous.
Mon mari est un pauvre commerçant.
Nous avons déjà trois enfants.
Nous ne pouvons pas nourrir un autre enfant.
Je vous en prie, ayez pitié.
Allez-vous-en !
Les prix s'envolent !
C'est à cause du gouvernement.
Ils ont voulu faire des pièces de monnaie de mauvaise qualité.
Ça fait monter les prix.
Les pauvres gens ne peuvent pas s'en sortir.
Ils sont obligés de tuer leurs bébés.
Trêve de beaux discours !
J'ai amélioré la méthode classique d'avortement.
J'en ai mis au point une nouvelle.
Les pauvres peuvent échapper à la mort. C'est bon pour le monde.
Échappent à la mort ?
Pourquoi se déshabiller ?
Les patientes doivent être nues.
Elles ont honte.
Elles ont peur.
Alors, moi aussi je me déshabille,
pour éliminer leur timidité et leurs craintes.
Vous êtes folle.
Mais folle ou pas, vous ne pouvez pas tuer impunément.
Vous avez tué une femme.
Moi ? Tuer quelqu'un ?
J'ai aidé beaucoup de femmes, mais je n'en ai jamais tué.
La victime portait l'odeur de cet encens.
Son nom ?
J'ai aidé plus d'une centaine de femmes.
Comment voulez-vous que je me souvienne de leurs noms ?
Une folle escroquant les pauvres.
Amenez-la !
Ça vous rafraîchit la mémoire ? Qui est-ce ?
Je m'en souviens. C'est Omachi.
- Nom de famille ? - Surugaya. Une fille stupide.
Elle est sortie d'ici vivante.
Si elle est morte, ce n'est pas ma faute.
C'est à vous d'en découvrir la raison.
Vous avez besoin de vous faire soigner.
Vous êtes libre, mais ne recommencez plus.
Bonjour et...
Police, Itami Hanzo. Laissez-nous passer.
Êtes-vous Rokuzaemon Surugaya, le maître de cette maison ?
Oui, monsieur.
Voici ma femme, Oko.
Regardez.
Est-ce que c'est votre fille ?
Oui, monsieur.
Nous la cherchons depuis trois jours.
Nous ne savions pas qu'elle était morte.
Vous n'avez pas assez veillé sur elle.
Elle est tombée enceinte et a décidé d'avorter.
- Enceinte ? - C'est impossible !
Elle était vierge.
Elle n'a jamais eu de liaison.
Imbécile !
Une vierge enceinte ?
Je vois.
Votre fille était très belle.
Vous ne vouliez pas la confier à un autre homme.
- Alors vous l'avez violée. - C'est faux.
- L'inceste n'est pas rare. - Non !
Et vos employés ?
Non.
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