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RUE DE LA TERREUR "36 hours aka 36 heures"
Nous allons bientôt passer la côté.
Et dans 20 minutes, la ville sera là.
On en ajoute 10 pour le rasage et la douche...
et prends garde Londres, j'arrive!
Pop, c'est vrai ce qu'on dit des Anglaises?
Je suis un homme heureux en mariage.
Bill, tu es déjà venu ici, les autochtones sont sympas?
- Qui? - Les Anglaises.
Bien sûr, certaines!
Je vois, tu n'as pas épousé une...
La voilà.
Ma maison pour les 36 prochaines heures.
Et reviens à l'heure.
- C'est valable pour toi aussi, Bill. - Hmm?
Fais en sorte de revenir à temps à l'aéroport,
sinon, je serai obligé de partir sans toi
et tu auras des ennuis, de gros ennuis.
Je sais. Je sais.
Pas seulement toi, moi! Ton passé ne durera pas toujours.
Si jamais tu sors, je pourrais pas te couvrir.
Je sais, Pop. Je serai là.
- Je vous emmène, Monsieur? - Merci.
- Vous allez à Londres, Monsieur? - Oui.
Je vous emmène jusqu'à Hammersmith.
- Là-bas, vous pourrez prendre un taxi. - Merci.
J'ai rendez-vous avec une fille à Hammersmith.
Une sacrée nana. Hors du commun.
Elle a une soeur aussi. Très jolie.
Non. Merci quand même.
Vous avez aussi un rendez-vous galant, hein?
Oui, j'ai un rendez-vous.
Bill!
Entre!
Comment ça s'est passé à l'école, Bill? C'était quoi, les moteurs à réaction?
Ned en a parlé. Assieds-toi, Bill.
Ned est allé en Extrême-Orient. Aussi loin que Singapour.
- Ned est toujours en voyage. - Où est Katie?
Bill, je ne sais pas où elle est.
Me fais pas perdre mon temps, Pam.
Juré. Je sais juste qu'elle est partie.
Tu me mens!
Ned n'aimerait pas t'endendre dire ça, Bill.
Je suis ton amie. Ned et moi sommes tes amis, Bill.
Laisse-moi te servir un verre. Ça va te détendre.
Je sais à quel point c'est important pour toi.
Tout le monde l'adorait. Elle était formidable avec toi.
Où est-elle?
Si j'étais toi, Bill, je ne lui en voudrais pas trop d'être partie.
Tu ne sais pas ce que c'est d'être la femme d'un pilote.
Toutes ces nuits à être seule.
Tout ce qu'on a, ce sont 4 murs et l'attente.
Parfois, une femme en a marre d'attendre,
tu es parti pendant presque 1 an.
Tu avais dit que ce serait seulement 3 mois.
Où est-elle?
De nombreuses femmes quittent leurs maris, Bill,
tout comme Katie.
Elle n'est pas partie comme ça, sans raison.
Peut-être que si.
Sans m'écrire, ni m'expliquer.
Je veux savoir où elle est, Pam.
Tu dois me le dire.
D'accord.
J'ai promis à Katie de ne jamais dire à quiconque où elle était.
Je ne suis même pas bonne à tenir mes promesses.
Elle a un appartement dans le West End.
Mme Rogers, signez ici, s'il vous plaît.
D'accord.
Je vivais comme ça avant l'arrivée de Jim.
J'ai compris.
- Je pense qu'il y a un autre moyen. - Y en a pas.
Vous feriez mieux de m'écouter ou je ferai les choses à ma façon.
Mais vous devez me laisser une chance.
- Vous avez déjà eu votre chance. - Non.
Katie Rogers, quel appartement?
En haut à droite, mais elle n'est pas là.
Donnez-moi la clé, j'attendrai à l'intérieur.
- Nous n'avons pas le droit. - Je suis son mari.
Elle n'a pas de mari.
Vous voyez le nom, Rogers?
Ecoutez, il y a un tas de Rogers.
Ecoutez mon pote, vous préférez me donner la clé...
...ou que j'informe votre chef
que vous écoutez des conversations privées?
Allez!
Ça vous dérange pas de prendre ça aussi?
Tu te souviens de nous, Katie?
Moi oui....de tout.
Deux tasses, s'il vous plaît.
La première fois que je t'ai vue.
A la gare.
Pendant la guerre, tout le monde était pressé.
D'où j'étais, je ne pouvais pas deviner
que tu étais aussi étrangère en terre inconnue.
Humm...Savez-vous quelle heure il est?
Huit heures moins dix.
J'espère que vous ne penserez pas que je suis tout nouveau,
mais c'est difficile pour un Américain de faire des connaissances en Angleterre.
Je parie que je sais ce que vous pensez.
C'est une vieille réplique. Tous les Yankees la sortent, mais...
Honnêtement, j'ai pas l'habitude de parler comme ça en public
à une inconnue. C'est juste que ...
vous êtes si jolie. Je...
Vraiment?
Vous n'êtes pas mal non plus pour un Yankee.
Je finis à 9h si ça vous dit.
Tout ce que j'ai pensé est que je ne te reverrai probablement jamais.
Mais j'avais tort, nous nous sommes revus.
Quand je commençais ma première permission en Angleterre,
en ayant hâte de passer un week-end tranquille à la campagne.
Venez les filles, il y a de la place ici.
Regardez, il y a un homme!
Où ça? Laisse-moi voir!
Oh oui et mignon. Un Américain en plus.
- Les filles, on a trouvé un homme! - Oh, tais-toi Eileen.
Ne vous dérangez pas pour nous. Vous étiez là avant.
C'est bon, je descends au prochain arrêt.
- Et il parle bien! - Oh vraiment?
- Oui ...prenez ma place. - Oh, merci beaucoup.
- Vous avez des collants, Yankee? - Pas sur moi, désolé.
- Et des gommes à mâcher? - Désolé, je ne mâche pas de gommes.
Alors, pourriez-vous me dire quelle heure il est..?
Vous!
Et vous vous souvenez. L'autre jour, à la gare.
Vous avez apprécié votre rendez-vous avec la serveuse?
Avec la...oh...bien sûr, nous nous sommes mariés trois jours après!
Oh, super.
Vous devriez venir rencontrer la famille.
Désolée, j'ai dû vous sembler un peu snob ce jour-là...
mais bon, je ne suis pas le genre de filles
à tomber dans les bras d'un homme dès la première rencontre et...
Oh, la deuxième fois, c'est différent, hein?
- Hmm. - C'était le début.
Et nous avons passé le reste de la guerre amoureux fous.
Ne bouge pas.
C'est sûr, tu auras un Oscar pour ça.
Oh...
Comment peut-on embrasser si bien?
Je ne peux pas seule. Il faut être deux!
Et je pense que ça devrait durer toujours.
- Juste entre nous, bien sûr. - Oh, bien sûr.
Alors, ne crois-tu pas que nous devrions régler les choses
pour que personne ne puisse légalement s'immiscer entre nous?
- Il y a moyen de le faire? -Hmmm.
Une vieille coutume européenne.
Tu ne veux pas dire le mariage...?
- Comment as-tu deviné? - Oh, le mariage!
- Hmm. - Comme ça, tout devient très légal.
Et ça rend les femmes très heureuses.
Un peu contraignant pour un homme, je suppose.
J'ai la permission de rester en Angleterre encore 3 mois.
Serait-ce un peu trop long si nous
décalions la noce à... demain?
Eh bien... Si tu ne veux pas m'épouser aujourd'hui,
j'imagine que demain fera l'affaire.
Je t'aime, Katie.
Je t'aime, Bill.
Comme je n'avais pas d'attache aux Etats-Unis,
et que tu avais perdu ta maison en Norvège,
nous avons décidé de nous installer où nous nous étions rencontrés, à Londres.
Oh, Bill.
Le dîner ne pouvait vraiment pas être prêt, c'est ça?
Eh bien, il était prêt, il y a 2 heures.
Je sais que je suis très en retard, mais je n'ai pas trouvé de téléphone.
- Tu aimes manger froid? - J'adore ça!
Bien, tout est réglé.
- J'ai eu l'accord aujourd'hui. - Qu'est-ce qui est réglé?
Si j'accepte une affectation en tant qu'instructeur,
je pourrai garder ma commission et rester ici.
Oh, c'est merveilleur, mon chéri.
- Mais, Bill... - Mais Bill, quoi?
Ce n'est pas ce que tu voulais? Rester ici dans cet appartement?
- Notre premier foyer. - Si.
Mais si tu deviens instructeur... ça ne veut pas dire que tu ne voleras pas?
Et alors?
Tu as toujours dit que voler était toute ta vie.
Tu es toute ma vie, Katie.
Je m'occupe de ton dîner.
C'était des moments merveilleux.
Je ne pense pas que quiconque ait pu être plus heureux que nous!
Jamais!
Katie!
Nous avions un tas de bons amis,
comme Ned et Pam qui habitaient juste à côté.
Nous sortions toujours avec eux et d'autres amis.
Je les aimais tous, Katie. J'aimais tout de notre vie.
Mais ce jour-là, j'avais des nouvelles, et je ne savais pas comment tu les prendrais.
Pam et Ned, entrez, tous les deux!
Comment allez-vous? Vous êtes exactement ceux que je voulais voir.
- J'ai des nouvelles pour vous. - Quel genre de nouvelles, Bill?
J'ai l'opportunité de suivre une formation de six mois
sur le développement des avions à réaction aux Etats-Unis!
Bien, ce serait bête de ne pas la saisir.
Tu as dit aux Etats-Unis?
Quel est le problème avec les USA?
C'est loin!
- Bonjour. - Bonjour, ma chérie.
Tu dois être terriblement heureuse de le voir.
- Dis-lui la bonne nouvelle, Bill. - Il y a une nouvelle?
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