Les Brigades du Tigre

Les Brigades du Tigre

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Stagione 2

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Les brigades du tigre S02-E04 (Le Défi) 1975 HQ version restaurée v2 FR
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Pubblicato il: 2026-06-30
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Le prime 200 righe.

Automne 1911.

La bande de Bonneau porte ses premiers coups.

Bandit pour les uns, anarchiste dévoyé pour les autres,

leurs actes n’en instaurent pas moins une nouvelle forme brutale de criminalité.

En quelques mois, Bonneau, le bandit tragique,

prend place parmi les figures à la mode.

Mais son règne est assez bref.

Il est abattu le 28 avril 1912, et en mai il ne reste plus rien de sa bande.

Pourtant, son passage météorique marque profondément l’époque.

Au nom de Bonneau, Calmain, Garnier, Soudy, Caroui,

reste attachée une certaine part de romantisme.

Et leur exemple ne peut manquer de susciter des vocations tragiques.

Monsieur Clemenceau, vos policiers sont désormais

devenus des cerveaux anonymes.

Ils ont laissé leurs vélos, leurs chevaux.

Pendant ce temps, dans les romans, certains racontent comment

faire un casse tranquillement pour tuer le temps.

Je voudrais les voir faire.

À notre place, pour ne pas prendre vingt ans.

Et bien, heureusement j’ai un peu de temps devant moi.

On descendrait ?

Oh, forêt dangereuse, il y a des fourmis partout.

On va bien s’amuser.

Que voulez-vous ?

Ton portefeuille est vide.

Je n’ai pas d’argent sur moi, je vous jure, je n’ai rien.

Menteur, son portefeuille est plein de billets.

Je l’ai vu quand il a payé au restaurant.

Tu ne pensais quand même pas que c’était pour tes beaux yeux ?

Comme il est laid.

Regarde-le trembler de peur, ce gros porc.

Et tu sais quoi, un porc ça saigne.

Non, je vous en supplie, ne me faites pas de mal.

Vous avez mon argent, prenez ma voiture, mais laissez-moi tranquille.

Fais-le taire, il me dégoûte.

Tu as peur, hein ? Tu as raison.

Une lame fine qui perce la chair d’un petit bourgeois… quelle horreur.

C’est bien ce que tu es, n’est-ce pas ?

Alors, réponds.

Es-tu marié ? As-tu des enfants ?

Alors monsieur voulait s’offrir une petite aventure.

Tu es ignoble, dis-le.

Oui, monsieur.

Et pas contrariant en plus, hein ?

Tout ça à cause d’un petit couteau de rien du tout.

Et maintenant file, on en a assez vu.

Ne le laisse pas partir, Eloi.

Tue-le. - Qu’est-ce qui te prend ?

Il a posé ses sales mains sur moi, ça ne suffit pas ?

Catherine, tu ne peux pas être sérieuse.

Je suis très sérieuse, tue-le, je te dis.

Écoute… - Si tu ne le tues pas, je te quitte.

Tu réalises qu’il n’y aura pas de voiture rien que pour nous ?

Tout ce qu’on pourra faire avec.

Il faudra d’abord savoir s’en servir.

Cela peut être très compliqué.

Regarde, ça c’est le frein.

Et ça c’est le levier de vitesse.

Regarde.

Mieux que Bono, Catherine.

Je te jure qu’on fera mieux que lui.

Un coup de feu !

Oui, bien sûr.

Oui, monsieur le ministre, mais…

Oui, j’ai vu le préfet de Seine-et-Oise.

J’ai entendu.

Oui.

La gendarmerie avait le colonel Bodin dans mon bureau.

Oui.

Comptez sur moi, monsieur le ministre, mes respects.

Elle avait décidé, bon, c’est le moins mauvais combat.

Et pour un résultat bien mince.

Après 15 jours de recherche, tout ce que nous avons

appris, c’est le prénom de la fille Catherine.

Ce n’est pas beaucoup.

Vous voyez, il dispose d’un avantage considérable sur nous.

D’abord l’urgence.

Et puis se déplacer vite, apparaître, disparaître.

Où et quand ils veulent.

De toute façon, nous ne sommes pas équipés pour ça.

Notre système est lourd, peu mobile. Nous n’avons même pas de véhicules motorisés.

Je sais bien, entrez !

Vous m’avez fait appeler, monsieur ?

Oui, Valentin, il s’agit d’une mission spéciale.

Qu’est-ce qu’on fait ?

Un petit chemin à droite, on le prend. - Stop, et si on passait quand même ?

Tu es folle !

Je croyais que tu n’avais peur de rien.

Vas-y ! - Donne-moi l’arme.

Voilà, prends.

Catherine Barré, 1m60, cheveux rouges.

Née le 29 avril 1894 à Conflans-Sainte-Honorine.

Oui, son prénom a attiré notre attention. C’est la seule

Catherine parmi les filles disparues de la région.

Allez voir ses parents, ils nous ont donné cette photo.

Aucune erreur, c’est bien elle, plusieurs témoins l’ont reconnue.

Une garce, c’est sûr, elle a toujours été comme ça.

Une fille élevée dans la rigueur du Seigneur.

Donnez-vous du mal pour les enfants.

Autant me cracher dans la rivière.

Est-ce qu’elle a tenté de vous joindre depuis son départ ?

Qu’elles viennent. Je les attends : elles ne passeront pas le coin du bureau. Un coup de fusil, oui.

Pas le coin du bureau. Un coup de fusil, oui.

Pour moi, c’est ce garçon qui lui a tourné la tête.

Depuis qu’elle le fréquentait, elle n’était plus la même, je vous dis.

Vous prendrez bien un petit verre, monsieur ?

Et ce garçon, vous le connaissez ?

Un type des bas quartiers de la ville, oui.

Vous ne l’avez jamais vu. - Si.

Elle a même eu l’audace de vouloir l’amener ici.

Cette nuit-là, elle a eu droit à ma ceinture, garanti

Elle vous a donné son nom ?

Bien sûr, sa mère possédait une propriété dans les environs.

C’est ainsi qu’ils se sont rencontrés.

David, il s’appelle.

Eloi David.

C’était un enfant délicat, vous savez, commissaire.

Ravachol.

Caserio.

Bono.

Des modèles pour le moins discutables.

Vous étiez au courant de ses activités ?

Je pensais que c’était de l’enfantillage.

C’est difficile pour une veuve, commissaire, d’élever un garçon.

Vous auriez dû signaler sa disparition.

Je croyais à une fugue passagère.

C’est un brave petit, commissaire.

Il m’aime beaucoup.

S’il n’y avait pas eu cette fille, un monstre de perversion.

Qu’est-ce que tu fais ?

Je prépare le terrain, on ne sait jamais.

Pourquoi ne pas changer d’endroit ?

Et comment on va trouver de l’argent,

maintenant qu’on n’a plus de munitions ?

Tu veux que je neutralise quelqu’un ?

Non Catherine, pas ça.

Je n’en veux plus.

Plus jamais.

Tu es jaloux ?

Tu es idiot, tu sais bien que ça ne compte pas.

Laisse-moi tranquille, d’accord ?

J’ai une idée.

Je sais où mon père cache son magot.

On y va.

Arrête de faire cette tête.

Il n’y a personne.

Dans la cave, derrière un tonneau.

Il y a une boîte en fer blanc. - Tu es sûr que ton père n’est pas là ?

Non, je te dis, à cette heure-ci il est au champ.

Et ta mère ?

Elle est toujours avec lui.

Viens.

Sacrée garce. Tu vas voir.

Espèce de petit saligaud. Je vais t’apprendre.

Jeanne, mon fusil au milieu.

Mon fusil.

Bien, merci.

Laissez quelques hommes dans les environs, au cas où ils reviendraient.

La gendarmerie confirme.

Le père de la fille vient de prévenir : ils auraient tenté d’entrer dans la ferme.

Ils doivent être à court de moyens.

Au four. - Ça y est, j’ai les clichés.

Je pense que les agrandissements sont bons.

Tu vas transmettre ça à la presse.

Avec le signalement détaillé.

D’accord.

Chez les parents de la fille.

Je ne serais pas surpris qu’ils essaient la mère de David.

Tu vas leur tendre un piège là-bas pour les arrêter avant qu’ils ne s’échappent.

D’accord, j’y vais.

Ah, j’emmène le moine ?

Oui, oui.

Eloi !

Eloi !

Eloi ! - Tu as apporté l’argent ?

Oui.

Il est là-dedans avec quelques affaires.

Je ne sais pas si… - Les mains en l’air, vite !

Et vous aussi, mademoiselle Barré.

Et maintenant, descendez de la voiture. - Le vieux carnet nous a trahis.

Allons ! Allons ! Allons !

Allons ! Allons ! Allons !

On y va !

Il y a un jeune homme !

Le moine ! Le moine !

Le moine !

Le moine !

Alors, qu’est-ce qu’il se passe, nom de Dieu ?

Elle a brûlé cette merde. - Tiens ça.

Ces deux-là ont une sacrée baraque.

Un parcours totalement imprévisible.

Et dépourvu de logique.

Il faudrait une armée.

Ou des coups de chance incroyables pour les coincer.

Entrez !

Un message vient d’arriver par téléphone.

Voilà.

Ils viennent de piller l’arsenal d’une gendarmerie.

Trois fusils et un revolver.

Pourtant, leur signalement a été diffusé dans la presse.

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