The Last Queen

The Last Queen (La dernière reine)

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Pubblicato il: 2023-09-25
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Le prime 200 righe.

Elles se fichent de nous.

Les Espagnols nous étranglent et elles festoient.

Qui d'entre vous sait mordre dans la neige comme moi ?

Regardez.

À l'approche des portes d'Alger,

nous avions cru être sauvés.

Mais, devant l'entrée...

des gens aux visages haineux...

nous interdirent le passage.

Nous reprîmes notre marche.

Plus nous avancions,

plus ces bêtes humaines perdaient leurs voix,

jusqu'à devenir muettes.

En nous approchant,

elles devinrent petites comme des puces.

Nous entrâmes dans la Casbah.

Nous réussîmes à entrer.

Ce rêve,

les parvenus enrichis sur notre dos ne peuvent le comprendre.

Mais les enfants de Sidi Abderrahmane et Bologhine

peuvent ouvrir les mers, abattre les montagnes

pour que cette terre

reste vivante.

Vive Alger !

Aroudj !

Aroudj !

Mon Dieu !

Aroudj !

Yahia !

Zaphira.

Ce n'est pas grave Zaphira, laisse-le.

Tiens.

Tiens.

J'en ai d'autres si tu veux.

Oui, j'en veux de toutes les couleurs.

Tout ce que tu voudras.

Yahia !

Je dois partir, je suis recherché.

Mais pourquoi ?

Approche.

Yahia, viens par là !

Ta mère te cherche depuis ce matin.

Au palais de la Djenina, tu devras...

- Reviens, je te parle ! - Non !

Yahia ?

Yahia, où es-tu ?

C'est toi, chéri, qui chantes comme un chardonneret ?

Sois gentil.

Sors de là.

Yahia...

Tu ne peux plus rester avec les femmes.

Tu es un homme maintenant.

Tout le monde rêve de vivre au Palais de la Djenina.

Tu seras avec ton père, ton frère et tes sœurs.

Ma Reine, ils sont là !

Yahia.

- Sors. - Non !

- Ton père arrive. - Non.

- Ne me fais pas honte ! - Non !

Ça suffit !

- Laisse-moi ! - Tu es devenu fou ?

Qu'est-ce que tu tiens dans tes mains ?

Laisse-moi !

Bonjour, Yahia.

C'était ton chardonneret ?

Ne t'inquiète pas, il y en a cent au palais.

Ils seront à toi.

- Tu viens avec moi aujourd'hui ? - Oui.

Tu es content ?

J'ai un cadeau pour toi.

- Elle te plaît ? - Oui.

C'est la dague de nos aïeux.

Je te l'offre.

Mon père me l'a offerte

et son père auparavant, Sidi Abderrahmane Thaalibi.

Que Dieu les bénisse.

Amen.

Bienvenue au Palais des Rois.

Embrasse ta mère.

Yahia.

Vas-y.

Ne t'inquiète pas,

il ne manquera de rien.

Il te rendra visite.

J'ai l'habitude d'être seule.

Il sera avec son grand frère et ses sœurs.

Et leur mère à eux, pas sa mère à lui.

Yahia est mon fils aussi, et si quelqu'un l'approche,

il aura affaire à moi.

Viens te laver les mains.

Le déjeuner est prêt.

Je dois partir.

Tu ne manques de rien ?

Tu ne restes pas ?

Je pars pour l'Espagne avec le roi de Ténès

pour renégocier avec le roi Ferdinand.

Je m'absenterai un mois.

Allez-y, négociez.

Que Dieu t'accompagne.

Je reviendrai te voir.

Pars un mois ou un siècle...

Qu'est-ce que cela change pour moi ?

Pour toi rien, mais pour le sort du pays, beaucoup.

Que de paroles !

Comment ?

Répète.

Tout te paraît simple, comme la vie que tu mènes ?

Chaque jour à festoyer dans ton palais.

Tu n'as pas honte ?

Les femmes pleurent le pays et tu fais l'insolente.

Elles peuvent pleurer,

si les hommes désertent leurs couches depuis l'arrivée des Espagnols.

Je ne te répondrai pas.

Cette fois, tu vas répondre Salim !

- Si tu ne peux... - Plus un mot !

- Réponds ! - Tais-toi !

Je sais ce que tu crains.

Si Yahia vient vivre avec moi, je vais te délaisser ?

- Mais... - Mais quoi ?

Tu ne te rends pas compte ?

Que veux-tu à la fin ?

Je veux que tu me reviennes.

Je suis ta femme aussi.

En désertant ma couche, tu n'es plus mon époux devant Dieu.

Je ne suis plus ta femme.

Je retourne à Miliana chez mon père.

Tu es ma femme, que tu le veuilles ou non,

et tu resteras ici.

Je te déteste.

Vous voyez ?

Vous revenez à mes mots.

Les Arabes andalous ont raison.

Appelons Aroudj, c'est la seule solution.

Vous savez ce que cela signifie ?

Oui.

Ça s'appelle une alliance.

Aroudj se bat pour les musulmans contre les Espagnols.

Il faut s'allier à lui.

Une alliance ?

Les Arabes andalous n'ont pas de conseils à nous donner,

ici ce n'est pas leur pays.

Je jure par Dieu

Alger s'est enrichie grâce à eux !

Ne jure pas.

Parle pour toi.

Qu'on me laisse tranquille.

Qui donne son pays à un étranger ?

Cherfaoui, attention à ce que tu vas dire.

Celui qui donne son pays à un étranger s'appelle un traître !

Comment ?

Maintenant !

J'exige des excuses ou je quitte le conseil.

Beaucoup me suivront.

Bon débarras !

- Va-t'en ! - Opportuniste !

Tu le paieras !

Silence !

Silence !

Plus jamais vous n'en viendrez aux mains ici.

Ni en ma présence, ni en mon absence.

Et personne ne s'en va !

Nous restons ici.

Nous prenons nos responsabilités.

Pourrions-nous nous unir pour protéger ce pays ?

C'est impossible, Roi Salim.

Les Espagnols nous encerclent, s'armer prend du temps.

Nous prendrons le temps qu'il faudra.

Salim, tu es un homme juste

et personne ne dira le contraire.

En dix ans de règne,

Alger n'a connu ni guerre ni razzia.

Tu es un homme de paix.

Mais aujourd'hui,

tu dois laisser le conseil voter au sujet d'Aroudj

et approuver sa décision.

- Aroudj a libéré Jijel... - Et échoué à Bejaia.

Il y a même perdu son bras.

Vous imaginez s'il échoue ici ?

Respire.

Ça va aller.

Nous sommes dos au mur, Chegga.

Soit tu négocies une alliance avec Aroudj,

soit tu imposes ta décision par la force au prochain conseil.

Tu as les hommes pour te soutenir.

Chegga, où me suis-je trompé ?

Tu as fait ton devoir.

Nous faisons ce que nous pouvons, le reste revient à Dieu.

Ils sont plus nombreux et bien armés.

Et veulent assiéger la ville.

Frappons avant qu'ils nous encerclent.

Nous sortirons par les roseaux de Bab El Oued.

Couteau.

Le premier assaut ici.

Puis cette plage, et celle-ci.

On remonte pour nettoyer l'Ouest.

Nous prendrons l'Est.

De Tafoura à la grande plage, avec les cavaliers.

Nous frappons aux racines, vous au cœur.

- Avant qu'ils n'atteignent la ville. - Exactement.

Nous vous rejoindrons ensuite sur la grande plage.

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