Le prime 168 righe.
Merci beaucoup. Comment ça va ?
Bienvenue dans Subtract .
Je l'ai déjà dit en ligne, mais l'histoire de cet album,
c'est que quand j'ai fini mon premier, Plus ,
le suivant devait être Subtract .
J'ai retrouvé Rick Rubin
et on a enregistré cet album acoustique,
qui est devenu Multiply ,
car je ne me sentais pas prêt pour un album acoustique.
Je voulais faire "Sing" avec Pharrell,
"Thinking Out Loud", "Photograph", tous ces morceaux.
Puis Divide est arrivé, et ensuite,
j'ai voulu faire Subtract , mais c'est devenu Equals
avec la pandémie, et quand ça s'est terminé,
j'ai voulu faire danser les gens avec "Bad Habits".
Ça fait donc dix ans que je prépare cet album
avec toutes les chansons acoustiques que j'ai écrites.
Il était censé sortir cette année.
Mais en début d'année dernière,
j'ai passé le mois le plus sombre de ma vie,
j'ai dû régler des choses.
J'ai rencontré Aaron avant ça.
Faites du bruit pour lui.
Je l'ai rencontré grâce à Taylor,
qui nous a mis en contact par mail.
Puis on est allés dîner.
C'était en novembre 2021.
On est allés dîner,
je lui ai dit que j'allais sortir Subtract .
Mais qu'après, je voulais me réinventer,
avec des guitares électriques, etc.
Il m'a envoyé des instrumentations.
Je les ai longtemps mises de côté, en me disant
que je les écouterais plus tard,
après avoir sorti Subtract .
Puis février est arrivé,
et j'ai écrit des paroles pour toutes ces instrumentations.
On est allés en studio boucler ça.
Et ce qui en est sorti,
c'est ce que Subtract devait être : cet album.
Je vais donc jouer
toutes les chansons, et expliquer leur histoire.
Celle-ci est intitulée "Salt Water".
Ça parle
des hauts et des bas que j'ai depuis très jeune.
En grandissant et en devenant parent,
on a honte de ressentir ça, on évite de voir tout en noir
quand on a des enfants.
Cette chanson fait référence à tous ces "et si ?",
voici "Salt Water".
La dernière fois que je suis venu ici, c'était avec mon ami Jamal.
On est venus voir un humoriste, on était assis là-bas...
Ça fait drôle de revenir,
je n'étais pas venu depuis.
Jamal a inspiré la chanson qui arrive.
Maintenant que c'est sorti,
comme je l'ai dit plus tôt, la musique m'appartient
quand je l'écris. Quand elle sort, elle est à vous.
La toute première fois que j'ai chanté cette chanson,
j'ai pleuré au début, pendant,
et à la fin. Je vais sûrement pleurer là aussi.
On t'aime, Ed !
Ça risque de se reproduire.
Mais cette chanson a été très salvatrice à écrire
et à sortir, car...
On est filmés, en plus.
Ces deux derniers jours,
les gens ont partagé leur histoire
et ça a été bouleversant de les lire,
c'est un sujet qui nous touche tous.
C'est...
Apple, quand vous ferez le montage, rendez ça regardable.
Tout ça,
ce sont des choses que j'ai réalisées l'an dernier.
C'est ça, être adulte,
il nous arrive à tous des trucs.
Et on est qu'à trois chansons.
Voici "Eyes Closed".
Tu comptes ?
Un, deux, trois, quatre.
C'est étrange,
car je chante tout le temps,
mais sur des événements réels qui se sont produits,
donc les émotions interfèrent, sur scène.
La suivante s'intitule "Life Goes On".
Quand Jamal est mort, je voulais que le monde s'arrête
comme pour la reine.
Quand elle nous a quittés,
le monde s'est arrêté une journée.
C'était le cas.
Tout le monde s'est rassemblé le lendemain et ensuite,
chacun a repris sa vie.
Et c'est bien normal.
Les gens ont un travail, des obligations.
Mais je n'étais pas prêt, je ne le suis toujours pas.
Quand vous êtes en deuil,
vous avez le droit d'être triste
quinze jours, un mois.
Tout le monde est là pour vous
les premières semaines, ensuite,
vous devez avancer.
Ça fait un an, et je n'ai pas avancé.
J'en ai pas envie.
J'aime être touché.
Ça me connecte à mes émotions, c'est une bonne chose.
Donc...
Il n'y a rien de pire pour les cordes vocales
que de pleurer.
Elles sont rouillées.
Donc, Apple, soyez sympas.
Voici "Life Goes On".
J'ai deux filles merveilleuses.
Quand tout ça est arrivé, j'en avais une et demie,
car l'une d'elles était encore un fœtus.
C'est fou comme les enfants comprennent ce qui se passe,
et s'en fichent en même temps.
Je me couchais en pleurant, et je me réveillais
avec une boule d'énergie : "Allons nous amuser !"
Quel contraste
de passer des ténèbres
à cette petite fille qui vous réveille
pour écouter de la musique le matin.
Pendant toute cette épreuve, on se réveillait,
on choisissait un album et on le mettait.
On prenait le petit-déj, et tout allait bien.
C'était super.
D'où cette chanson.
On a mis Dusty in Memphis ...
Ma fille a du goût.
Cette chanson s'intitule donc "Dusty".
Comme je disais à Aaron...
quand on a fait cette chanson, c'était gai.
En préparant la liste des chansons, je me suis dit :
"Dur, dur, dur... Ajoute un peu de légèreté."
Repartons sur de la lourdeur.
Ce que j'ai retenu du deuil...
c'est que ça vous fait devenir adulte.
C'est la première fois que vous vivez ça...
Et pas que le deuil, toutes les épreuves de la vie.
Ça vous force à devenir adulte.
J'avais beaucoup d'amis au lycée
qui avaient perdu un parent alors qu'ils étaient ado,
ou même certains à qui c'était arrivé à 3 ans.
Ils ont été confrontés à ces choses très jeunes
et ont dû devenir adulte.
Vous perdez toute votre insouciance.
Tout s'arrête, fini l'enfance.
Même si vous avez 12 ans, c'est terminé,
vous êtes confronté à la vraie vie...
Tout ça m'a fait réfléchir.
J'ai discuté avec des amis à qui c'est arrivé,
je leur ai demandé comment ils l'avaient vécu.
J'ai donc écrit "The End of Youth",
dont les paroles sont :
"On passe notre jeunesse bras et cœur ouverts,
puis l'obscurité arrive, et ça s'arrête."
Je l'ai vécu.
Dès que l'obscurité frappe à votre porte,
c'est la fin de la jeunesse. Youpi. Allez.
Bien qu'être amoureux soit...
une chose merveilleuse, ce n'est pas non plus le conte de fées.
L'amour, c'est du travail.
Le mariage aussi, c'est de nouvelles teintes
chaque jour.
Un jour, le rouge vif, la colère,
l'autre, bleu, la sérénité.
Puis un autre plein de passion.
Tout un spectre de couleurs.
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