Le prime 168 righe.
Magnifique robe, ma chère.
Merci.
Fabuleuse.
Qui portez-vous ?
Eloise Turner.
Qui portez-vous ?
Eloise T, évidemment.
E.T.
Ellie Turner.
C’est une bonne nouvelle, n’est-ce pas ?
Eloise, courrier !
- Ellie ? - J’arrive !
Alors, qu’est-ce que ça dit ?
Je pars à Londres.
Je le savais.
Je pars à Londres !
Je pars à Londres.
Je pars à Londres. Je pars à Londres.
Je pars à Londres.
Tu es sûre que je peux tous les prendre ?
C’est ma faute si tu es devenue accro à ces disques.
Je ne peux pas te les enlever maintenant.
Tu vas avoir assez de place ?
Hein ?
Tu n’as pas besoin de chaussettes ?
Des chaussettes.
C’est l’une des premières fois où ta mère et moi on est allées à Londres.
Mon dieu, les boutiques.
On passait notre temps à admirer toutes les tenues.
Liberty. Selfridges.
Carnaby Street.
Ces vendeuses snobs savaient qu’on ne pouvait rien acheter,
Mais elles ne se doutaient pas qu’on pouvait les copier.
Emmène là.
Nan mamie, je ne peux pas.
Ramène là quand je serai installée.
On ira manger au Criterion, comme sur la photo.
On n’a pas mangé là bas. C’était bien trop cher.
On a juste pris une photo devant et on est allées au Windy.
On ira là-bas quand je serai une styliste super connue.
D’accord ?
Je ne suis pas sûre que les Windys existent encore.
Tu sais bien ce que veux dire.
Je sais à quel point ça te tient à cœur.
C’était aussi son rêve,
Mais Londres c’est loin d’être ce que tu imagines.
Mamie.
Il faut que tu fasses attention à toi.
- Je sais. - Mais je vais quand même le répéter
- Il y a des méchants partout. - Tu dois être prudente.
- Beaucoup de vilaines personnes. - Je ferai attention.
Il y a de vraies crapules.
Je suis bagarreuse. Je peux m’occuper d’elles.
Je dis juste, Londres peut-être éprouvant.
Ça l’était trop pour ta mère, peut-être,
et elle n’avait pas ton don.
Mon don ?
Elle ne ressentait pas, ne voyait pas des choses, comme toi.
Je… J’ai peur que tu sois à nouveau submergée.
Mamie, c’est… Ce n’est pas que pour moi que je dois faire ça.
J’ai besoin de le faire, pour elle.
Et peut-être que tout se passera bien.
Peut-être que là bas je ne penserai pas autant à elle.
D’accord.
Et puis…
Ca fait une éternité que je n’ai pas vu maman.
Au revoir.
Tu m’appelleras ?
Évidemment.
Et si ça devient trop dur pour toi,
tu me le diras ?
En ville ?
Là dedans.
Ne t’inflige pas ça s’il te plait.
Et ne me l’inflige pas non plus, d’accord ?
Je t’aime.
Oh, Ellie.
Je veux qu’on soit là toutes les deux.
Je ne vous décevrai pas.
Tu ne pourrais pas.
- Charlotte Street, s’il vous plait. - Avec plaisir ma chère.
Première fois à Londres ?
J’ai visité une fois avec ma mère, mais j’étais petite.
- Tout semble tellement différent. - Ah ça, tout change vite.
Mais t’inquiète pas ma jolie.
En dessous c’est toujours le bon vieux Londres.
Tant mieux.
Qu’est-ce qui t’amène ici du coup ?
J’étudie.
Le London College of Fashion.
Ah, alors t’es mannequin ?
Non.
Je dessine des vêtements.
Enfin j’ai envie. Je veux dire…
Je veux être styliste.
Ouais, mais tu pourrais être une mannequin nan ?
T’as les jambes qu’il faut.
Alors, qu’est-ce qu’il y a à Charlotte Street ?
Euh, une résidence étudiante.
Entièrement féminine ?
Si tous les top models sont du côté de Charlotte Street,
tu vas souvent me voir passer, t’inquiète pas.
T’as peut-être trouvé ton premier admirateur.
Je vais descendre ici.
Oh, non, on arrive dans quelques rues, chérie.
Non mais j’ai pas assez de monnaie.
Oh, je suis sûr qu’on peut trouver un arrangement chérie.
En plus c’est pas un quartier très sûr le soir
pour une jeune fille seule.
Je dois faire une course de toute façon.
Comme tu le sens.
Excusez-moi.
Je peux vous aider ?
Euh, désolé.
Hey, besoin d’un coup de main ?
Ça va.
Ça a pas l’air.
Si, ça va.
- T’es Eloise ? - Ouais.
Ouais, tu ressembles à une Eloise.
Enfin, Ellie.
Jocasta.
Ils ont mal écrit ton nom de famille ?
Oh, non, j’ai juste décidé de le laisser tomber parce que
c’est beaucoup plus unique d’être connue
juste avec son prénom.
Tu vois, genre, tellement connue
qu’on peut juste t’appeler Kylie.
- Minogue ? - Jenner.
Oh.
OK, mauvais exemple mais… Combien de Jocasta tu connais ?
Aucune.
Exactement, chérie.
J’ai chopé le lit près de la fenêtre, ça t’embête pas hein ?
- Nan. - Si on s’étrangle pas d’ici le prochain trimestre,
On réfléchira peut-être à un échange.
Ouais.
- Alors, tu viens d’où ? - Euh, Redruth.
C’est en Cornouailles.
Pardon.
Tu sais, la Cornouailles, à la campagne.
Nan, nan, je t’avais entendue chérie.
Je suis juste désolée.
Euh…
Et toi ?
Manchester de base, mais j’ai, euh,
déménagé ici pendant mon année de césure.
Euh, j’avais un stage dans un atelier à Savile Row.
Oh, wow. Je suis restée à Redruth à fabriquer mes tenues.
Je me disais bien que tu avais fait ça.
Ouais, c’est du Bouchra Jarrar.
Avant qu’elle vende son âme à Lanvin, évidemment.
- Cigarette ? - Nan.
On a le droit de fumer ici ?
Oh, J’ai juste enlevé les piles de l’alarme.
Mais je peux aller dehors si t’as vraiment une problème avec ça.
Nan.
- Nan, c’est bon. - J’ai essayé de vapoter.
Mais ça te fait tellement passer pour une vraie conne.
Ouais, c’est clair.
Il fait quoi ton père ?
Oh, je le connais pas.
M’en parle pas.
- Et ta mère ? - Ma mère est morte.
Bah voilà, je savais qu’on finirait par se trouver des points communs.
Ouais, j’avais 15 ans quand ma mère est morte.
Et toi ?
Sept ans.
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