Le prime 200 righe.
Allez, tu vas y arriver.
Je te demanderais pas de le faire si j'avais un doute.
- Qu'est-ce qui t'arrive ? - Rien.
Ça te ressemble pas.
Tu dis que tu sais ce qui va arriver, mais c'est faux.
- Je le sais. - Non, on a jamais fait ça.
C'est pas vrai.
C'était pas exactement le même scénario,
mais presque.
Le terrain change, pas le jeu.
C'est pas l'impression que j'ai.
Bon, Lucky,
écoute-moi.
Il y a davantage de bonnes personnes que de mauvaises.
Et les bonnes personnes, les personnes ordinaires,
sont programmées pour aider
ceux qui sont en difficulté.
Quelqu'un t'aidera.
Facile à dire pour toi.
À ton avis, c'est facile pour moi
de te demander ça ?
Crois-moi, j'en ai pas du tout envie.
Donc, t'es inquiet.
Bien sûr.
Je m'inquiète pour toi.
Pourquoi ?
Soi-disant, tu sais exactement ce qui va se passer.
Lucky, quoi que vous ayez en tête,
mieux vaut oublier.
Me faites pas chier.
Pas aujourd'hui.
Ça vaut pas le coup.
Je me disais juste que j'aimerais ressortir vivante.
Pour ça, vous avez pas le choix.
Et s'il refuse de négocier ?
Alors, je ferai le nécessaire.
Vous êtes sûre de vous ?
À quel sujet ?
Tout ça.
Elle aura l'argent.
Je préférerais venir.
Tu n'es pas invité.
J'ai trouvé ça.
C'était à Cary.
Vous voulez peut-être la garder.
Salut, Dutch.
Comment ça va ?
Je suis au top.
Bonjour.
Elle porte un micro ?
Absolument.
Voilà le topo.
L'agente Rand vous a sûrement déjà tout expliqué,
mais je préfère répéter.
Vous n'êtes pas seule.
Je serai avec l'agente Rand, le reste de l'unité est à 2 km.
On entendra et on enregistrera tout.
Votre rôle, c'est d'obtenir des preuves incriminantes.
Ne leur donnez rien sans avoir la confirmation que Whittaker
était au courant de l'arnaque et qu'il en a profité.
Complicité et préméditation, compris.
Exactement.
- Vous avez un mot d'alerte ? - Oui.
Dites-le.
Génie.
Faites une phrase avec.
Sans être un génie, on sait que si on dit ce mot,
il est déjà un peu trop tard.
C'est ici que vous attendrez.
Bien.
On sera juste là.
On vous aura en visuel.
À tout à l'heure.
D'APRÈS LE ROMAN DE MARISSA STAPLEY
Elle va y arriver ?
Tout va bien, elle assure.
Elle a pas l'air d'aller bien.
Elle craquera pas.
Tu es bien silencieuse.
Je réfléchis.
À quoi ?
La prison.
Je ne crois pas t'avoir remercié de m'avoir fait sortir.
En effet.
Mais c'était un cadeau empoisonné.
Je suis fidèle à moi-même.
J'aimerais croire que tu l'aurais fait, malgré tout.
Désolée d'avoir mis si longtemps à retrouver la trace de l'argent.
Cible en approche du point de rendez-vous, à 500 m.
Allez, c'est parti.
Tu as été un peu distraite, pendant quelque temps.
Ton fils était mouillé.
Même si je t'ai pas demandé de l'impliquer,
sache que je regrette la façon dont ça a tourné.
Je sais, j'aurais dû le dire avant.
J'ai du mal à exprimer mes sentiments.
Mon père m'en a dégoûté à force de raclées avant la puberté.
Du coup, j'ai pas eu d'enfant.
Tu as eu un enfant, Wayne.
C'est toi qui l'as voulu, pas moi.
Tu connaissais ma position.
Je crois qu'on a tous les deux intérêt
à regarder devant nous, pas derrière.
Tu crois pas ?
Si, bien sûr.
Voici la fille qui a causé tous ces problèmes.
Moi aussi, je vous voyais autrement.
Je m'en doute.
Tu me fais de la peine.
Tu devrais pas en être là.
C'est pas toi qui as volé mon argent,
c'est ton père.
Il a fait ça sous votre nez, pas vrai ?
Tu trouves que ça lui a réussi ?
D'après ce qu'on m'a dit, tu es très maligne.
En d'autres circonstances, tu aurais pu travailler pour moi.
Non, merci.
Je sais comment vous traitez les femmes.
- Elle va tout faire capoter. - C'est bon.
Elle prend ses marques.
C'est bizarre,
on s'est jamais vus, mais Cary parlait de vous.
En bien, je parie.
C'était quand on parlait d'avoir des enfants.
Cary voulait une fille
parce qu'il se voyait pas élever un fils.
Il comprenait pas
pourquoi son père refusait d'entendre parler de lui.
Il avait peur
que ce qui manquait à son père ne lui manque aussi.
On le saura jamais, pas vrai ?
Mieux valait qu'il sache pas
quelle ordure vous êtes.
Mais pour info,
quand Cary a volé l'argent, c'est pas à moi qu'il l'a volé.
Ni à Priscilla
ni à John, d'ailleurs.
C'était sa façon à lui de dire :
"Va te faire foutre, Wayne."
Elle fait quoi ?
Il se passe un truc.
Tu es venue à bout de ma patience.
Comme tu disais, on s'était jamais vus.
Mais je vais te donner un conseil d'ami.
L'argent n'est pas une fin en soi pour moi.
C'est une question de principe.
Une arnaqueuse minable comme toi ne pourra jamais comprendre.
Et si tu me pousses au point que j'envisage
d'éprouver une certaine satisfaction à te tuer…
je considérerai que ça en vaut la peine.
Alors, je repose la question.
Où est mon fric ?
D'accord.
C'est quoi ?
Tout est là.
Dix millions de dollars.
À quelques milliers près.
Cary a eu des frais.
Tu as tout converti en crypto ?
Pas moi.
Cary.
Tu n'as pas évoqué ce détail quand tu as demandé
ce rendez-vous.
Ça a dû me sortir de l'esprit.
Le compte doit donc avoir un code d'accès.
J'imagine que tu l'as aussi.
Oui, le code d'accès
me permettra de repartir.
Pour le moment, il existe à un seul endroit.
Bref, je repars indemne,
vous avez votre argent.
Je peux aussi dire à mes gars de t'ouvrir le bide
et de te retirer les organes un par un pour te faire parler.
Autre solution.
Ce n'était pas prévu comme ça.
Elle n'a pas parlé de ça.
Ça me semblait inutile, vu que Wayne savait déjà.
Pas vrai ?
Quoi ?
Wayne savait
que l'argent était converti en crypto,
comme il savait que Cary était à La Jolla.
De quoi elle parle ?
Tout comme il sait que le FBI est ici…
en train d'écouter
tout ce qu'on dit.
L'agent Kershaw l'a prévenu.
Puisqu'on est tous réunis,
autant mettre les choses au clair,
vous trouvez pas ?
C'est une mauvaise idée.
Vous avez mieux ?
Billie…
N'avancez pas.
Vous avisez pas de broncher.
Bien joué, Lucky.
Comme ça, on est tous à égalité.
Vous saviez pas, pour Kershaw.
J'ignore à quoi tu joues, mais ça finira mal pour toi.
J'ignore quand Kershaw a rejoint l'équipe,
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