Le prime 200 righe.
Que les vagues soient douces !
Que le poisson abonde !
- Qu'est-ce qu'il y a, Tamara ? - J'ai soif.
Tiens. Allez !
- Calme, la mer ! - Sois propice à Marat !
- S'il te plaît, la mer ! - Que le poisson abonde !
Sois propice à Marat !
Alors, Mardouni ?
La mer aujourd'hui ne me plaît pas.
Il ne faut pas sortir pendant trois jours.
C'est chaud.
Il y aura beaucoup de poissons cette année.
N'y va pas, on annonce de la tempête !
Ce n'est pas tous les jours que le poisson entre dans la baie.
- Justement, c'est bizarre. - Oui.
Tiens, signe ! Je t'aurai prévenu.
Je m'abriterai sur les hauts fonds.
- Ton problème. - A plus tard !
- Bonjour, capitaine. - Salut.
- Bonne pêche ! - Dieu vous entende.
- Tu n'es pas à bord, Kvidak ? - Je suis malade.
Soigne-toi.
Marat !
Marat !
J'ai un mauvais pressentiment. N'y va pas ! Tu ne pêcheras rien.
Mais si. Je voudrais bien voir ça !
- Je ne crois pas aux pressentiments. - Tu es sûr que ça ira ?
- Oui. - Alors, je viens avec toi.
Pas aujourd'hui.
Tu m'as promis d'exaucer tous mes désirs.
Je viens avec toi !
Alors ?
Viens.
Et moi, pourquoi tu ne m'emmènes pas ?
Tamara, ton père va s'inquiéter.
S'il vous plaît, emmenez-moi !
Tu entends ? Fille !
Allez, viens !
Quoi ?
Colombe, aide Marat.
Protège-le en mer. Envole-toi !
Mon Dieu...
Stoppez les machines !
Fermez les écoutilles ! Tous à l'intérieur, vite !
Descends, Dari.
Dépêche-toi !
EN ATTENDANT LA MER
Quelques années plus tard
200.
- Votre monnaie. - Gardez-la.
Tamara, tu sers la 3 !
- Hé, fais attention ! - Excusez-moi.
Ne sois pas si nerveux !
- Tu le connais ? - Non.
Si.
Un parent à moi.
Un parent éloigné...
- Je vous écoute. - Une limonade.
- Duchesse ? - Oui.
- Ou Bouratino ? - Non, Duchesse.
Et le vin ?
Je n'ai pas oublié. Une seconde.
- Je peux avoir du poisson ? - Il n'y en a plus.
- Alors une goulache. - Je vois ce qu'on peut faire.
Monsieur !
Vous êtes triste ?
Que voulez-vous ?
Faut se distraire. Une fille ?
Quelle fille ?
- Quoi ? - Pour se détendre.
Une eau minérale. Combien de thés ?
Glacée, l'eau minérale ?
- Glacée, oui. - Et mademoiselle ?
Où est le marin ?
C'est pas tes oignons !
Je te tue, vieux entremetteur !
- Tu me connais ! - Dans le fourgon à bagages.
Il a le droit de s'amuser.
Pas un mot !
Promis.
Tamara ! Quelle mouche te pique aujourd'hui ?
Un chien m'a mordue.
Tu vas voir la fille... à tomber par terre.
Vodka, whisky, tomates, cornichons... suffit de demander.
Ferme la porte !
C'est le fourgon à bagages, mais tu seras tranquille.
Tout va bien se passer.
Attends là !
Courage !
- Tu es sur mon territoire. - Fous le camp !
Tu le regretteras !
Marat...
Je t'ai retrouvé !
C'est toi ?
Tamara !
Qu'est-ce que tu fais !
Moi ou une autre, quelle différence ?
Tu n'as pas honte ?!
Tu es à moi ! Je t'ai retrouvé !
Tu es folle ! Dari est ma femme !
- Elle était ta femme ! - Ta sœur !
Elle n'est plus là !
Qu'en sais-tu ?!
Tu l'as enterrée ? Elle a disparu !
- Moi, je suis là! - Ne me touche pas !
Je veux une glace.
Plombières, avec du chocolat.
Tu étais jalouse d'elle.
Tu attendais sa mort.
C'est toi que j'attendais.
Je t'attendais, pour qu'on parte ensemble, très loin.
A quoi bon ?
Marat...
Je te donnerai un fils.
Marat...
Je ne voulais pas la mort de Dari.
Je n'ai pas demandé à la mer de la prendre.
C'est toi qui l'as emmenée.
- Vous allez à Abasta ? - Oui, on y va.
T'as purgé ta peine, Marat ?
C'était rapide.
Je n'ai pas trouvé.
- Tu rentres au village ? - Oui.
Tu as tort. Tu vas te faire accueillir.
C'est possible.
Aéroport ABASTA
- Bonjour. - Bonjour, monsieur.
Vire les chameaux ! C'est pas un zoo.
Approche au cap : 2-3-6.
Visibilité normale.
Pression atmosphérique au sol : 761.
Le service est assuré par le contrôleur aérien,...
...Balthazar Kuhn.
L'aéroport est prêt.
Balthazar, à ton poste ? Tu attends des avions ?
Oui.
Eh bien, attends.
T'es qui ?
- Tu veux quoi ? - C'est capitaine Marat.
Y a quoi dans le sac ? Prends-lui !
- Tu vas voir ! - Fais gaffe !
Arrête, mon oncle !
Je suis le fils de Balthazar !
- Quoi ? - Le fils de Balthazar.
- Comment va ton père ? - Bien. Il attend des avions.
Le sac !
Bon, ben...
Tout est en règle.
Bonne chance !
Bonjour, Marat.
Bonjour, Mardouni.
- Pourquoi revenir ? - Pour te voir.
Tout est calme, tranquille.
J'aimerais qu'une baleine m'avale.
Peine perdue ! Les baleines se sont changées en pierre.
Écoutez tous !
Chers invités, buvons à la santé de ces jeunes,...
... pour leur souhaiter une heureuse vie commune, des enfants, garçons et filles !
Regardez !
Parasite !
Pourquoi revenir ?
Fiche le camp, assassin !
Je les ramènerai.
Je retrouverai le bateau.
Tu ramèneras qui ?
La mer ne tue pas.
Elle rend tout.
- Et les orphelins ? - Je le jure.
Le retour du héros...
Hé, Marat ! C'est moi, Balthazar !
Attends ! Je descends !
Marat !
Poussez-vous !
Marat !
Je t'attendais !
Arrête...
Tu es là !
Tu vois ce qu'est devenu le village.
Cinq ans déjà que la mer est partie.
Je sais. Que fais-tu désormais ?
Je dirige tout.
L'aéroport, les affaires maritimes...
Je suis un homme important, comme on dit !
D'accord, je vois.
- On a retrouvé mon bateau ? - Que veux-tu en faire ?
- Il est tout rouillé. - Rouillé...
Il est là où il a coulé ?
- Pas tout à fait. - Il est où ?
La mer l'a ramené vers la côte.
Quand la mer s'est retirée,
les familles des victimes sont allées voir l'épave.
Elles ont cherché, creusé,
mais n'ont trouvé personne.
Et ta voiture ?
Tu voulais une voiture, pour remplacer ce tas de ferraille.
Dari n'était pas là.
Son père l'a longtemps cherchée.
Il a retourné tout le sable autour du bateau,
sans la trouver.
C'est plat comme un aéroport.
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