Le prime 200 righe.
Cette histoire tient autant de la légende que de la réalité.
Quand les émeutiers détruisirent la Bastille,
ils découvrirent dans ses registres cette inscription mystérieuse
"Prisonnier n° 64389000
l'Homme au Masque de Fer."
Toujours pas mort ?
L'HOMME AU MASQUE DE FER
Aramis !
Désolé, mes chéries. Ça vous aurait plu.
Il est monté comme un âne.
Comme toi.
C'est vrai ?
Elle dort depuis si longtemps que j'avais oublié ça.
Partez.
Laissez Sa Sainteté tranquille.
Revenez demain quand il sera de meilleure humeur.
Cesse de prier et réjouis-toi avec moi.
Je dois me changer les idées. Je suis vieux, faible.
Mes forces m'ont abandonné.
- Je prie. - C'est ce que je te reproche.
Tu es sourd en plus d'être aveugle ?
La vue de ces nichons aurait dû te faire pleurer.
Il n'y a pas que les nichons dans la vie.
Vraiment ?
Si tu peux citer une seule chose
plus sublime
que la sensation d'un mamelon rose et potelé entre mes lèvres...
je te bâtis une cathédrale.
Le pardon.
Le pardon ?
Pardonne-moi.
Je suis pardonné ?
Ton pardon est moins doux qu'un mamelon.
Tu ne comprends donc pas ?
J'essaie de prier !
Tu pries tout le temps !
D'Artagnan !
Comment vas-tu, jeune homme ?
Tu interromps une discussion théologique.
- Je vois. - Assieds-toi.
Je le voudrais bien, mais...
le roi m'envoie. Il veut te voir.
Toujours aussi loyal
alors qu'on jette des œufs pourris sur son emblème.
Tu as l'air si jeune
et je me sens si vieux.
Il a dit : "Immédiatement".
Un pour tous.
Tous pour un.
Jadis, nous étions tous mousquetaires.
Je me demande ce que devient Athos.
Détends-toi, Raoul. Tu es mon fils.
Quelle femme pourrait te résister ?
Quand te déclares-tu ?
Aujourd'hui, en arrivant.
Ou en partant.
Quand j'y pense, je m'embrouille.
Ça peut t'aider ?
La bague de maman. Je ne peux pas.
Elle est morte à ta naissance.
Je veux mourir en sachant qu'elle est au doigt de l'amour de mon fils.
Ramène ta fiancée.
Majesté, l'attaque aura lieu à l'aube.
Non, ne sous-estimez pas les Hollandais.
Nous couperons leur retraite ici. Placez-les ici.
Nous serons en surnombre là. Transmettez cet ordre.
- L'écharpe jaune. - Nous estimons...
De notre devoir.
Oui, de notre devoir, de vous informer
des émeutes, dans Paris.
Des émeutes ?
Mais Paris est la plus belle ville du monde.
Pourquoi mon peuple ne ressent-il pas que fierté et contentement ?
Certes, Majesté. Je suis sûr qu'il est content et fier.
Mais il meurt aussi de faim.
Distribuons un peu des vivres
destinés à l'armée, nous aurons le temps de nous réapprovisionner...
Père Aramis.
Sa Majesté rencontre quelques difficultés avec les Jésuites.
Pour eux, les guerres du roi sont injustes
et source de vindicte populaire.
Sa Majesté devrait parler à leur chef.
Mais qui est-ce ?
Les Jésuites savent garder un secret.
Vous êtes prêtre mais vous fûtes mousquetaire.
Comme mon père, je vais vous confier une mission de confiance.
Découvrez qui est le chef des Jésuites.
Quand ce sera fait,
pour Dieu et pour la France,
tuez-le.
Je sais que ma demande est terrible, surtout pour un prêtre.
Pouvez-vous accepter cette mission
et la garder secrète ?
Quand je découvrirai l'identité de ce rebelle,
je le tuerai ainsi que mon indicateur.
Vous resterez toujours un mousquetaire.
Quant à ces émeutes,
n'avons-nous pas des réserves à quai ?
Distribuons-les.
Cette nourriture se gâte sinon on l'aurait envoyée à l'armée.
Alors faites vite.
Excellente idée, Majesté.
Tu as vu ces coutures ?
Ne sont-elles pas magnifiques ?
Pas autant que toi.
Qui est-ce ?
Raoul, le fils d'Athos.
Vous prisez peut-être les jeunes soldats,
mais je parlais de la beauté à ses côtés.
Elle s'appelle Christine.
Quoi, des assassins vont tomber du ciel ?
Je ne sais rien de cette chasse.
Voyez ces hommes,
ils vous admirent et vous craignent.
Le grand d'Artagnan veillant sur moi, quel fou oserait m'agresser ?
La lame d'un fou est plus affûtée que son esprit.
Jouons à un jeu.
Imaginons que je sois le roi,
vous, le capitaine des mousquetaires
et mes désirs, des ordres.
Et mon désir, c'est d'apprécier cette fête.
Faites de même.
Christine, depuis mon arrivée...
Je vous présente Christine Belfort.
D'Artagnan est le meilleur ami de mon père.
Je suis honoré que vous m'autorisiez
à devenir mousquetaire comme mon père et vous.
L'honneur est pour moi.
Un pour tous.
Tous pour un.
Je t'aime.
Je t'aime aussi.
Je ne serai jamais riche mais mon cœur est à toi.
J'en suis plus riche que le roi.
Je te donne
ce qui a appartenu à ma mère.
Je vous propose un concours de ruse et d'agilité.
Voyez notre licorne !
Celui qui capturera notre licorne
gagnera son trésor.
En chasse. Je l'ordonne.
Ce pendentif sera à toi.
Je vois que l'excitation de la chasse vous a rendue encore plus belle.
Sire, je vous remercie.
Vous rougissez.
Vous ne souhaitez pas me plaire ?
Non, Sire.
Je veux dire... Oui ! Oui, bien sûr.
Vous ignorez les usages de la Cour.
Condition à laquelle je puis remédier avec plaisir.
Vous feriez une belle dame d'honneur.
Sa Majesté est très gentille
mais je suis fiancée à Raoul.
Quand il osera se déclarer.
Vous préférez un soldat,
un soldat qui ne s'est pas déclaré, plutôt que votre roi ?
Je fais confiance à mon cœur.
Ce cœur est-il digne de confiance ?
Attendez !
Nourris ton peuple.
Les Jésuites.
Trouvez un général.
Sa Majesté souhaite vous parler.
Vous avez sauvé la vie de mon fils.
Dieu nous a souri.
Vous n'avez pas été blessé ?
Non, ma reine.
C'est bien.
Raoul a retiré sa demande de rejoindre les mousquetaires.
Tu as fait des progrès.
Depuis le temps !
C'est vrai, mon ami.
Qu'est-ce qui t'amène ?
Ça faisait trop longtemps.
Pour le grand d'Artagnan, je dois offrir le meilleur vin.
Si c'est le grand Athos qui offre, le grand d'Artagnan doit boire.
Je viens trop rarement.
Toujours chef des gardes du corps ?
Tu dois avoir du travail.
Surtout avec ce roi.
N'empêche, je devrais venir
plus souvent.
J'appartiens au temps de l'uniforme noir porté par des adultes.
Tu peux ainsi pratiquer
le violon.
Et me plaindre sur mon sort.
Mon fils est élevé. Il va se marier,
rejoindre les mousquetaires. Les mêmes erreurs que moi.
Il aura la vie que je lui ai souhaitée et va quitter la maison.
Tu as fêté ça toute la nuit !
Regarde qui nous rend visite.
Que se passe-t-il ?
Je ne veux pas risquer d'en faire une veuve.
Mon régiment me rappelle.
Ça ne rime à rien.
Tu as déjà servi sur le front.
Il y a eu un désastre ?
Les autres ont été rappelés ?
Le regard du roi s'est posé sur Christine.
C'est vrai. Le roi l'a remarquée,
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