Le prime 200 righe.
Enfants nous tissâmes une toile Une toile d'air ensoleillé
Enfants, nous fîimes jaillir l'eau D'une source pure et claire
Le sénevé que jeunes nous avons semé
Le brin d'amandier Que nous avons cueilli
Se sont-ils desséchés sous la terre Aujourd'hui que nous avons mûri ?
Sont-ils flétris, ternis, fanés ? Sont-ils retombés en poussière ?
Car l'ombre obscurcit la vie Et ces joies passent, éphémères
Mais que se passe-t-il ?
Qui sont ces gens ?
Ils vont nous mettre en pièces.
Je n'ai jamais vu ça même dans l'Arctique.
Attaquons-les immédiatement.
Courez !
Sachez que je garantirai votre protection, pas pour vous,
mais pour ces martyrs que vous tenez dans la main.
- Comment s'appelle le tien ? - Wellesley.
Celui-ci est Gravey. Il a l'air grave.
- Le mien. - Laquais.
Ah bon ? Pourquoi ?
Parce qu'il a une drôle de tête, comme toi, Anne.
- Tu peux parler... - Voilà Perfide.
Vous êtes sous ma protection. Je veillerai sur vous.
Je vous promets
qu'un jour, vous serez rois.
Chère Ellen. I ! était 22 h quand je suis arrivée à la maison.
Branwell était souffrant.
Cela lui arrive souvent ces jours-ci, et c'est de sa faute.
Je n'ai donc pas été surprise.
Mais quand Anne m'a informée de la cause de sa maladie,
j'ai été abasourdie.
- Charlotte, tu as fait bon voyage ? - Agréable.
Comment va Mlle Nussey ?
Bien. Ma malle est arrivée ?
On l'a montée dans notre chambre.
- Quoi ? - Branwell. Il s'est remis à boire.
Il a reçu une lettre de M. Robinson jeudi dernier.
- ll a été renvoyé. - Comment il fait ?
- C'est toujours pareil. - Je sais, mais c'est différent.
En quoi ?
Rien n'est expliqué dans la lettre, mais...
J'ai des raisons de croire que Mme Robinson et lui entretenaient...
une relation.
Je ne suis pas sûre,
mais j'imagine que M. Robinson s'en est aperçu et l'a renvoyé.
Continue... Comment ?
La bagatelle ? Avec l'épouse de M. Robinson ?
C'est la raison de ma démission.
J'avais honte. Je le sais depuis des mois.
Papa ignore la raison de son renvoi.
Je l'ai quand même dit à Emily. Mais je ne suis sûre de rien.
Où est Emily ?
Tu dois bien savoir ce dont il s'agit !
Vous croyez que répéter la question à l'envi
m'aidera à répondre ?
Alors qu'on écrive à cet homme pour lui demander une explication.
Il me déteste. Il n'en donnera aucune.
C'est un prétexte pour se débarrasser de moi.
C'est un monstre. Un tyran. Il dicte sa propre loi.
- C'est un idiot ! - Pourquoi te déteste-t-il ?
Pourquoi veut-il se débarrasser de toi ?
Parce qu'il est vieux, souffrant et jaloux de moi.
Non, non, non. Tout ceci n'a aucun sens.
Il doit s'agir d'un malentendu.
Quelqu'un t'aurait présenté à lui sous un faux jour ?
Bon sang... Cette maison !
Allez vous coucher. Ras-le-bol de vos foutues questions.
Rien ne t'oblige à rester ici.
Tu ne nous manqueras pas. Pas dans cet état.
Je dois connaître la vérité !
Dis-le-lui.
Branwell a eu des relations avec la femme de son employeur.
Elle se sentait seule.
Elle se sentait seule.
Quel dommage que vous ayez entrepris de vous autodétruire aveuglément.
Sous de meilleurs auspices, j'imagine que vous et moi
aurions pu bien nous entendre.
Je méprise tout ce que vous représentez.
La révolution est en marche, et seule une idiote comme vous peut l'ignorer.
Si le pasteur et votre tante Branwell étaient là,
vous feriez moins de vacarme.
Au village, tout le monde croit que vous êtes calmes et studieux !
M. Brown est là.
- Tu vas bien, mon gars ? - Oui, je dois juste...
Ils se conduisent avec bienséance...
John est là. On part.
- Ne vous levez pas. - Non. J'aimerais le voir.
- Comment allez-vous, John ? - Très bien, merci, M. Brontë.
Tant mieux. Faites bon voyage.
Le temps nous est favorable.
Prends bien soin de toi.
Merci.
Je pense qu'avec de la bienveillance,
de la compréhension et des prières,
nous réussirons quand même,
en dépit de sa naïveté
et de ses égarements,
à le remettre dans le droit chemin.
Rapportez-nous des souvenirs de Liverpool, papa.
Tenez-vous bien et on verra.
Pauvre abruti... Tu t'es fait attraper.
Anne a décidé de quitter son poste à Thorp Green en juin 1845.
Branwell est parti.
Nous sommes en bonne santé, à part papa et son problème oculaire,
et à l'exception de Branwell
qui, je l'espère, ira bientôt mieux et se ressaisira.
Je suis rarement oisive
et je souhaite simplement que tout le monde
soit aussi serein et apaisé que moi.
La vie en serait bien plus tolérable.
Ils sont partis.
Bien.
Je suis peut-être vieux jeu,
mais je trouve ça sympathique d'avoir tout le monde à la maison.
En théorie.
- Que s'est-il passé ? - Tu les as entendus se disputer.
J'avais la tête sous l'oreiller et j'ai raté les détails.
Tu as de la chance.
Alors, il a fait l'imbécile et en guise de punition,
il part en vacances une semaine avec le père de Martha ?
Parti en vacances ou congédié temporairement.
C'est une question de point de vue, Tabby.
Si tu le vois comme ça.
- Tu n'as rien de mieux à faire ? - Oh si, j'ai de quoi m'occuper.
Assis.
- Tu écris toujours des histoires ? - Parfois.
Au sujet de Gondal ?
Quand je le peux.
Emily aussi ?
Tu la côtoies plus que moi.
- On n'en parle jamais. - Jamais ?
Tu.
écris toujours ?
- Plus trop. - Et le monde infernal ?
J'ai abandonné ma plume.
- Pourquoi ? - Elle m'effrayait.
Elle menaçait de rendre le monde réel
vain, fade et morne.
C'est la voie de la folie.
Le monde réel est tel qu'il est. Il faut l'accepter.
Écris si ça te rend heureuse.
Je m'inquiète pour ma vue.
Et je repense à la réponse de Southey :
"La littérature ne peut pas être l'affaire de la vie d'une femme."
Sur le moment, je l'ai ignorée.
En y repensant souvent, au fil des années, je me dis...
À quoi bon ?
En ce qui me concerne...
je me sens vivante quand j'écris.
Toi aussi, sans doute.
Mais sans espoir d'être publiée...
ce n'est qu'un jeu, n'est-ce pas ?
Alors, on joue ?
Tu ne trouves pas qu'on est un peu vieilles pour ça ?
Ce n'était pas ton avis il y a deux semaines à York.
Non. Je ne voulais pas tout gâcher à York.
J'y pense depuis quelque temps.
Alors, pourquoi m'accompagnes-tu ?
- Pour parler. - De quoi ?
De choses, de la maison.
- Tu ne penses jamais à. - À quoi ?
À l'avenir. Que fera-t-on sans papa et Branwell ?
Papa n'est pas éternel et il devient aveugle.
Notre maison appartient à l'Église, pas à nous.
Et Branwell, que lui arrive-t-il ?
Sa compréhension de la réalité de l'avenir est désespérante.
N'est-on rien à ses yeux ? Nous voit-il au moins ?
Si on ne se prend pas en main, et Dieu sait qu'on a essayé...
J'ai été gouvernante dans cet endroit ridicule pendant cinq ans.
Que va-t-on faire, Emily ? Qu'allons-nous devenir ?
Quand je suis rentrée de Roe Head, je l'ai trouvé à la maison.
Branwell.
Ce n'était pas prévu.
Tu étais partie à Roe Head avec Charlotte
et il était censé être à Londres
pour essayer de travailler à la Royal Academy.
C'est là que j'ai compris que c'est un sacré menteur.
- Des bandits ? - Des voleurs !
Ils t'ont attaqué ? Ils t'ont pris tes affaires ?
- Ils étaient quatre ? - Je crois.
En plein jour ? C'est. Il a dû y avoir des témoins.
Tu n'es même pas arrivé là-bas ?
Non, ça s'est passé au relais de St Martin le Grand.
Je connaissais mon chemin car j'avais étudié les cartes,
mais Londres est bien plus grand que je ne l'imaginais.
Vous ne m'aviez pas prévenu, hein ?
Et je ne savais pas où aller sans argent alors je suis rentré.
Des témoins. Quelqu'un a dû voir ce qui s'est passé.
Il n'y avait pas de témoins. Tout le monde a repris ses occupations.
Alors, les 30 shillings... Envolés ?
Tante Branwell s'est couchée et papa a regagné son bureau.
Alors, je l'ai accusé de mentir.
Il l'a admis.
Il n'est jamais allé à Londres et encore moins à la Royal Academy.
Il a dit qu'il se rendait au Highflyer, à Bradford,
avec ses toiles et ses croquis.
Mais quand il s'est retrouvé face à la réalité du voyage à Londres,
il s'est rendu compte qu'ils n'étaient pas très bons.
Ils sont mis en valeur à la maison,
mais à côté d'un Lawrence ou d'un Gainsborough...
Donc il s'est soi-disant donné du courage
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