Le prime 200 righe.
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Votre attention, s'il vous plaît...
Annonce à l'intention de tous nos fidèles auditeurs,
papas, mamans, parents.
Stella Films organise un grand concours.
On recherche une petite fille âgée de six à huit ans.
Une jolie petite italienne !
Rendez-vous chez Stella Films, Studios Cinecittà, via Tuscolana.
La chance pourrait vous sourire !
Toutes les fillettes de six à huit ans
entreront dans le calme
pour être auditionnées par M. Blasetti, le réalisateur.
Elle cherche sa fille.
- Comment s'appelle-t-elle ? - Maria Cecconi.
Silence, s'il vous plaît ! Silence !
Avec les bonnes, on obtient tout.
Nous pourrons mieux voir vos petites filles,
avec calme et tranquillité. Bien.
Tout est prêt ? On peut commencer ?
Glori, appelle la première.
Courage, petite.
Que vas-tu faire ?
Une imitation de Betty Grable.
Très bien. On t'écoute.
- Bien ! Quel âge as-tu ? - Onze ans.
Donne-lui son numéro.
On se dépêche. Suivante !
Silence !
Bien... Fais taire ce gosse !
- Que fais tu ? - Une chanson.
Bien. Chante.
C'est bien...
- Très bien ! - On ne l'entend pas.
Un peu plus fort, s'il te plaît.
Bravo ! Donne-lui son numéro.
- Suivante. - Silence !
Habillée en petite chinoise... Silence !
Trois heures que je te cherche !
Comment pouvais-je aller à la maison sans toi ?
Dans quel état tu es !
Regarde-moi ça ! Allez, debout.
Tu mérites une fessée.
Bon sang ! Regarde-moi ça !
Tu me rends folle. Ils t'ont appelée au mégaphone.
- Maman ! - Quoi, "maman"?
Qu’est-ce que cette petite fille a fait de mal, Madame ?
J'ai failli mourir d'inquiétude.
Je l’ai cherchée dans tout Cinecittà ! Ils ne nous laisserons plus entrer.
- Vous venez pour le concours ? - Oui.
Regardez-moi ça. On dirait Saint Lazare.
- Je la laisserais comme ça. - Toute débraillée ?
Décoiffées et sales, elles sont plus belles et sympathiques.
- C’est vous qui êtes sympathique ! - Elle a une jolie frimousse.
Photogénique.
Elle a deux beaux yeux. Fais voir...
Deux yeux magnifiques !
Tant mieux ! Si seulement ils te choisissaient !
- Je me suis perdue. - Ils sont au nº 5.
- Quoi ? - Au plateau nº 5.
Comment j'y vais ?
- Je vous accompagne. - Vous voulez bien ? C'est gentil.
Allons-y. On verra ça à la maison.
La petite s'était perdue.
- Fais-la monter par ici. - Comme vous voulez.
J'ai apporté des photos. J'ai bien fait ?
Elle est vraiment mignonne.
Elles le sont toutes, à cet âge.
C'est vrai, mais je préfère leurs mères.
Je vais vous donner un conseil.
La compétition va s'accroître. Ces photos ne serviront à rien.
- Elles sont laides ? - Oui.
Elles doivent être grandes, belles et prises par un bon photographe.
Je connais une adresse. Allez-y de ma part.
Alberto Annovazzi... C'est moi.
Son studio est au 14 via Quattro Fontane.
- Il est vraiment doué. - J'irai.
- Merci. - Ce n'est rien.
Comment vous remercier ?
- Pouvons aller ? - Par ici.
Si je n'étais pas tombée sur vous...
Bonne chance, petite.
- Ne t’éloigne plus ! - Je ne la lâche pas.
Mario, donne-lui un numéro.
Que la candidate suivante veuille bien s'approcher.
Madame, nous ne sommes pas aux courses de chevaux !
L'incident est clos. Retournez à vos places.
L'incident est clos.
C'est celle qui s'est perdue.
Je l’avais perdue.
- Où était-elle ? - Je ne sais pas.
C'est grand, ici, on se perd facilement.
- Elle était près du bassin... - Un peu de silence.
- Où était-elle ? - Elle pêchait dans le bassin.
- Elle s’est salie. - Oui.
J’ai eu tant de peine à repasser la robe !
- Comment t'appelles-tu ? - Maria !
- Dis ton nom. - Maria.
Maria, comment ?
Zecconi.
- Zecconi ? - Non... Elle zozote un peu.
- Quel est son nom, alors ? - Cecconi.
- Répète : "Maria Cecconi". - Maria Zecconi.
Elle ne fait pas la différence.
Vous étiez dehors quand j'en parlais aux mamans,
mais nous cherchons une petite fille de six à sept ans, pas en dessous.
- Elle a sept ans. - Elle est un peu...
Vous la trouvez petite ? C'est à cause de la robe.
Elle n'a pas beaucoup grandi cette année.
Elle a tout le temps !
Que vas-tu nous faire ? Une danse ? Une chanson ?
Venise !
M. Blasetti n'a pas compris. C'est une poésie sur Venise.
Récite-nous "Venise".
Venise, voici ta dernière heure venue. Martyre illustre, tout est perdu.
Nous sommes affamés, La peste se répand,
Le drapeau blanc claque dans le vent.
C'est vous qui la lui avez apprise ?
C'est une étoile.
Elle ne l'avait pas aussi bien récitée à Noël.
On a intérêt à se dépêcher.
Si on arrive trop tard au stade, on restera debout comme des cons.
- Il faut se grouiller. - J'ai plus envie d'y aller.
Tu ne viens pas au match ? Tu entends ça, Bruno ?
Je me fais du souci pour ma femme.
Elle est partie ce matin, avec la gamine.
N'insiste pas. Je reste ici.
Elle a dû aller à Monteverde, voir une malade.
Pas besoin d'aller aussi loin pour faire des piqûres.
Le dimanche, le ticket de tram coûte 40 lires l'aller-retour,
plus la petite qui paye plein pot. Dis à ta femme qu'elle est cinglée.
Bois ton café, Franco.
Fais attention ! Et lui qui se marre sans arrêt !
Et après ? Bois ton café.
Laisse-moi le temps. Il est brûlant.
Maman, j'ai laissé tomber. Elle n'en fait toujours qu'à sa tête.
Fais-toi respecter !
Fais-toi respecter, pour une fois !
Je ne crois pas qu'elle soit allée à Monteverde.
Qu’est-ce que tu dis ? Elle a même emmené la petite !
C’est justement pour ça !
Allons-y.
On bavarde, et il est déjà 15 h.
Spartaco, viens avec nous.
Fais-lui un autre baiser ! Maman, tu ne changeras jamais.
Embrasse-moi.
- Un petit sur le front ? - Attention au soleil !
Quand tu verras Maddalena...
Je lui dirai d'arrêter de trimballer la petite.
Il est 2 heures et elle doit encore manger !
Amusez-vous bien.
Spartaco ? Voilà ta femme !
Tu t'inquiétais pour rien.
Où étais-tu passée ?
Doucement. Il n'y a pas le feu.
- On y était ! - Où ça ?
A Cinecittà, pour le concours.
- Tu es folle ? - Ils l'ont prise !
- Qui ça ? - La petite, pas moi !
Encore des bobards !
Laisse-la tranquille, tu sais comment elle est, elle bavarde toujours !
Dépêchons-nous, le match aura déjà commencé.
De quoi tu te mêles ?
Change de ton avec mon frère.
- Je viens avec vous. - Tu dois faire manger la petite.
- Ta mère s'en occupera. - Non, tu le feras toi !
- On va au ciné, ce soir ? - Je t'en donnerai, du cinéma !
J'aurai deux mots à te dire, à mon retour. Allons-y !
- Elle parle toujours ! - Arrête !
Ce soir on va au cinéma !
Ne fais pas la maline ! Va faire manger la petite.
Rabat-joie ! Viens, ma chérie.
- Madame Molteni ? - Que veux-tu, Maria ?
Je ne t'entends pas. Plus fort !
Quel bazar ! On commence tôt le matin à réveiller les gens !
Qu'y a-t-il ?
- Maman est là ? - Non, Maria.
Elle est chez Margherita, pour sa piqûre. Je l'appelle.
- Qu'est-ce qu'il y a ? - Maria vous cherche.
- Qui ça ? - Votre fille vous cherche.
- Qu'est-ce que tu veux ? - Une dame veut un café.
- Je n'entends rien. - Une dame veut un café.
Ne me fais pas perdre mon temps. Je finis et je descends.
Maman arrive bientôt.
Elle fait une piqûre à une dame.
Tu vois cet œuf ?
Dieu voit et pourvoit.
- Votre fille vous appelle. - Je sais.
- Elle est malade ? - Non.
Elle est sélectionnée. On va chez le photographe.
Et ce bébé, c'est pour quand ?
Toujours à traîner dans les escaliers !
Votre fille pourrait-elle faire les devoirs de Maria ?
Nous allons chez le photographe. Elle a été prise ! Au revoir !
Complètement cinglée... Quelle malade !
Ne vous étranglez pas !
- C'est elle la dame au café ? - Pardonnez-moi.
Comme je craignais une crampe à l'estomac.
Je lui ai demandé un peu de café.
Nous n'avons que des œufs.
- C'est mieux. - C'est vrai. C'est conseillé.
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