Snails in the Rain

Snails in the Rain (Shablulim BaGeshem)

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Shablulim BaGeshem AKA Snails in the Rain 2013 720p BluRay x264-Le0
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Pubblicato il: 2023-11-15
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Le prime 200 righe.

TEL AVIV (ISRAËL), ÉTÉ 1989

Cher Boaz ! Il est midi... les plantes...

LETTRES D'AMOUR D'UN INCONNU

Boaz Refaeli Boîte postale 1 551, Tel Aviv

Je reviens à notre première leçon, la métaphore du professeur suisse de Saussure.

Vous vous souvenez du jeu d'échecs ?

Il n'y a aucune différence entre celui qui suit chaque déplacement du jeu...

et celui qui vient seulement regarder à un moment stratégique.

C'est la même chose avec les langues.

Nous pouvons examiner leurs règles linguistiques et leurs éléments à tout moment,

mais nous pouvons également voir comment ces règles changent dans le temps.

Tu es en retard !

- Le cours était plus long. - « Le cours était plus long » !

Dis à ton professeur que tu dois arriver à l'heure au travail.

Qu'est-ce que c'est ?

Cher Boaz ! Ne me demande pas qui je suis et comment je te connais.

Je pense beaucoup à toi.

Je suis gêné de m'asseoir ici, près de mes plantes, et de t'écrire une lettre,

mais je n'ai pas le courage de faire autre chose.

- C'est toi qui as écrit ça, non ? - Ouais, ouais ! « Je pense beaucoup à toi » !

Allez ! Attrape ce placard !

Tourne-le !

Ne pousse pas trop !

- Il pleut ? - La dernière pluie de la saison.

Allez, vas-y ! Il manquait plus que la pluie maintenant !

- Tu as reçu une réponse de Jérusalem ? - Pas encore.

- Pourquoi tu transpires et tu es tout mouillé ? - Il a plu.

- La pluie ? - Oui, la dernière de la saison.

J'étais persuadé que tu aurais une réponse aujourd'hui pour ta bourse.

Touche pas à la marmite !

Quoi ?

Non ! Pas maintenant !

Allo ?

- Bonjour Noa. Comment ça va tous les deux ? - Bonjour Ruth. Ça va bien. Comment allez-vous ?

Je voulais parler à Boaz pour sa bourse. Il est à la maison ?

- Boaz ? - Oui, il est là ?

Non, non. Il n'est pas encore revenu de l'université.

- Et comment allez-vous, Ruth ? - Bien. J'ai juste un rhume...

- Il va voir les enfants ? - Les enfants ?

- Au karaté. - Ah... le judo...

Judo, karaté... peu importe, dîtes-lui de m'appeler !

Je vais lui dire. Bye, Bye !

T'es un coquin !

J'aimerais beaucoup être là lorsque ta maman découvrira

que son fils travaille comme porteur de colis, et livreur de meubles.

Elle tombera raide morte par terre !

Elle m'a demandé comment tu as fait pour être aussi musclé.

Et tu lui as dit quoi ?

Je lui ai dit que tu enseignais le judo aux enfants.

Allez, vas prendre une douche.

Je veux que vous regardiez tous Arik. Quand il a commencé avec nous, il était...

Regardez maintenant comme il a progressé ! La réussite par l'effort.

Arik, retourne à ta place. Merci !

Si je ne transpirais pas, je t'embrasserais. Félicitations ! Commençons !

Depuis le début !

Sur vos positions. Votre corps bien droit... et sourirez !

6, 7, 8...

Regardez-vous ! Chacun !

Vous êtes beaux ! Très fiers !

Tournez !

- Arrête de te moquer de moi ! - Désolée, je ne peux pas m'en empêcher !

Je dois quitter ces atroces chaussures.

Nir, remplace Yoni. Boaz, réveille-toi !

- Boaz ! Boaz ! - Quoi ?

Tiens bon, mec. On est ensemble. Souris !

Souris !

- Déconne pas ! Souris ! - Fermez vos gueules ! Courez !

Vous êtes sous le feu !

Allez, Boaz ! Fais de ton mieux !

Je sais que tu es là.

Ta barbe pique.

Je t'aime !

Cher Boaz ! Il est midi maintenant et je suis assis dans mon bureau à la maison.

Dans un instant, je vais arroser mes plantes.

J'ai planté un géranium près de la fenêtre de la cuisine.

J'ai une Misère et une énorme plante appelée Yucca.

Un nom exotique avec une consonance indienne. Tu y crois ? Yucca !

La plupart du temps, je reste à la maison,

et j'ai rarement le courage de faire quelque chose qui change du quotidien.

Mais je ne voudrais pas t'ennuyer avec mes occupations sans intérêt.

Ici, entouré de ces murs, je vis avec mon amie la plus chère...

ma solitude.

Ma solitude et moi, on se tient la main dans le noir et on regarde la télé.

Le temps est notre pire ennemi, Boaz. Il n'a aucune pitié !

Un jour, tu t'en rendras aussi compte... ou peut être pas.

Tu vas bientôt partir de la poste

pour rejoindre l'université avec ta voiture, une Subaru de 1981.

Pendant la pause entre les cours, tu prendras un café avec un gâteau aux pommes,

et tu souriras à toutes les filles.

Ensuite, tu rentreras chez toi, avec ta copine qui t'aime.

Mais moi, Boaz ? Qui m'aimera ?

La nuit, tu la tiens dans tes bras. Mais qui me tiendra dans ses bras ?

J'en ai déjà trop écrit. Je ne peux pas te cacher mes secrets.

Je pense à toi tout le temps.

En Égypte, à Tel-El-Amarna, sur les rives du Nil et en hiver 1887,

on a découvert des tablettes d'argile écrites en langue akkadienne cunéiforme.

L'akkadien était la langue parlée internationale, la lingua franca,

pour l'Empire égyptien à cette époque et pour de nombreuses nations du Moyen-Orient.

En quelque sorte, l'anglais d'aujourd'hui.

Par conséquent, comment ces lettres venant de Canaan

peuvent-elles signifier quelque chose aujourd'hui ?

Comment peuvent-elles nous aider à comprendre l'hébreu, la langue que nous parlons aujourd'hui ?

Qui révéla les secrets des lettres d'Amarna ?

- Professeur Richlin ? - Ah, Boaz !

Avez-vous reçu une réponse au sujet de la bourse ?

C'est pour ça que je voulais vous parler.

J'ai pensé que vous pourriez peut-être m'aider pour ça ?

Je ne fais que des recommandations. Tu dois être patient. Ça prend toujours du temps.

Nous n'avons pas de logement à Jérusalem et je voulais savoir si je devais en chercher un.

Prends patience ! Ça prend du temps.

- Un café, monsieur ? - Oui.

Serré avec un sucre, s'il vous plaît.

Merci, professeur Richlin.

Tu te souviens de cette chanson ?

« Il y avait un rêve, près de la fenêtre... »

Noa, tu t'es inscrite à l'institut technologique d'Haïfa ?

Quoi, Haïfa et quelle école ? Nous allons à Jérusalem !

Pourquoi étudier l'architecture à Haïfa, si elle peut le faire à Jérusalem ?

Elle devrait étudier pour devenir chef, non ?

Chef pâtissier...

Depuis combien de temps tu es avec Boaz ?

Ça fera un an et 3 mois la semaine prochaine. Et vous deux ?

- Tu veux encore du café ? - Quatre ans et demi...

Ça fait 2 jours.

Tu ne m'as pas dit que tu voulais t'inscrire à l'institut technologique ?

Ouais... mais je ne sais pas.

Ça va ?

Je vérifie juste des choses pour mon examen demain.

Depuis quand tu t'inquiètes pour tes examens et tes tests ?

Prends-moi dans tes bras.

Boaz, cette voiture tombe en ruines !

Tu as dit la même chose la dernière fois.

Boaz ! Je dois t'avouer quelque chose.

Je nique ta voiture exprès car j'aime te voir souvent ici.

Oh mon garçon, je t'ai eu ! Détends-toi, mec !

Pourquoi t'es si sérieux tout d'un coup ? L'université te détraque le cerveau.

Hezzi, finis ça et occupe-toi de sa voiture après.

Tu pourras la récupérer dans 2 jours, O. K. ?

Comment est le gâteau ?

C'est juste un gâteau...

Quand est-ce que Boaz rentre à la maison ?

Il est toujours à l'université.

S'il avait su que vous veniez...

Je dois appeler pour vous dire que je viens ? Ça sert à rien d'appeler !

Bien, je pense que j'ai assez attendu...

- Je suis désolée ! - Ne le soyez pas ! Ce n'est pas de votre faute.

Dîtes-moi, Noa... vous envisagez de vous marier ?

Je ne sais pas.

Je peux seulement parler pour moi-même.

Vous n'en parlez jamais ?

- C'est peut-être trop tôt ? - Comment ça, « tôt » ?

Dîtes-lui de m'appeler, d'accord ? Et arrosez le géranium. C'est l'été !

Je vais le dire à Boaz. Il arrose les plantes.

Et vous ? Que faites-vous ? Ah... vous cuisinez...

Enfin bref...

Je ne fume pas.

Allez, essaye.

- Je vais être en retard pour les cours. - Et alors ? Moi aussi.

Je préfère être à l'heure.

Vous avez demandé « Introduction à la syntaxe des langues sémitiques » ?

- Oui, merci ! - Je vous en prie, Boaz.

Comment connaissez-vous mon nom ?

J'ai vu votre carte d'étudiant sur la table.

Arrête ! Boaz, ça suffit !

Calme-toi, beau-gosse !

C'est le professeur Richlin, mon prof à l'université.

Maman !

Pourquoi t'as l'air terrorisé ?

- Tu as dit que tu venais ? - Pourquoi je devrais le dire ?

J'ai simplement pris le bus et je suis venue. Où vas-tu ?

À l'université.

J'ai apporté ton gâteau préféré et du miel du village de Yossi et Nitza.

Nous y étions et ils nous ont demandé de les emmener à Tel Aviv.

Je ne sais pas pourquoi les gens veulent visiter Tel Aviv.

- Maman, je suis pressé ! - Je ne te retiens pas !

- On a également visité le village Nir-David. - Tu as oublié quelque chose, Boaz ?

- Ruth ! Qu'est-ce que c'est ? Un gâteau ? - Oui, le préféré de Boaz.

Je voulais juste vous apporter des choses, et ensuite je m'en vais.

Quelle est cette odeur dans la maison ? Ah... vous cuisinez encore ?

Boaz, tu me cours après ?

Les bruits de ta voiture provenaient du carburateur.

Tu pourras la récupérer demain matin.

Boaz ?

Qu'est-ce que tu veux ?

Tu n'as pas eu ta bourse ?

Comment ça ? Je n'ai pas encore reçu de courrier.

Ah... tu es si serein.

Boaz, il y a quelque chose qui te tracasse ?

Non. Pas du tout.

Merde ! Je déteste ça !

C'est pas grave. On dit que ça porte bonheur, non ?

Je n'en sais rien !

Je ne crois pas à ces conneries.

Il n'y a rien à croire. Les choses sont comme ça.

Boaz ? Si on allait prendre un bain ensemble ?

Combien de temps il faut pour qu'une lettre arrive ici, de Jérusalem ?

J'en ai marre d'aller tous les matins au bureau de poste.

Tu veux que j'y aille demain matin ?

Non, c'est bon. C'est sur le chemin de l'université.

Arrête d'y penser maintenant.

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