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Ordinary Men The Forgotten Holocaust 2022 1080p NF WEB-DL DDP2 0 H 264-FLUX
Un commento di lolo1734
France / Marjorie Seguin

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Pubblicato il: 2023-09-13
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Le prime 200 righe.

Des policiers allemands dans l'Est occupé, en 1942.

Chargés d'imposer la domination allemande dans les territoires conquis.

Ils exécutent scrupuleusement leurs ordres.

Ils ont une mission spéciale...

abattre des Juifs par milliers.

À bout portant.

Les historiens ont fait des études exhaustives

sur ces hommes devenus bourreaux.

Leur but : découvrir comment un tel massacre a pu se produire.

Le résultat est stupéfiant.

Ces hommes n'étaient pas obligés de tuer.

Rien ne les forçait à obéir.

Ceux qui avaient le courage de dire non étaient considérés comme des lâches,

et ce refus était consigné dans leur dossier,

mais ils n'étaient pas sévèrement punis.

Vingt ans après la guerre,

on juge les policiers de Hambourg qui ont commis ces assassinats.

Quelle était leur motivation ?

Pourquoi ont-ils tiré ?

Ces bourreaux n'avaient aucune motivation idéologique.

Ce n'étaient pas des tueurs professionnels.

Ils avaient des emplois civils, comme chauffeur de taxi ou plombier.

C'étaient des hommes ordinaires à tous les égards.

UN CHAPITRE OUBLIÉ DE LA SOLUTION FINALE

Hambourg, durant l'été 1942,

trois ans après le début de la guerre.

Le régime recrute des hommes pour une mission spéciale.

En 1942, les effectifs sont au plus bas

en raison des pertes humaines

que subit l'armée en Russie

et des effectifs nécessaires

pour occuper l'empire allemand qui ne cesse de grandir.

Ils engagent le plus d'hommes possible

pour pallier la pénurie de main-d'œuvre.

Des hommes trop âgés pour s'engager dans la Wehrmacht sont aussi appelés.

Nombre d'entre eux ne sont ni sympathisants nazis

ni particulièrement hostiles aux Juifs.

Ils appartiennent plutôt à la mouvance social-démocrate.

Il s'agissait de boulangers, d'artisans,

de menuisiers ou encore de petits patrons.

Ce bataillon de police reflétait

la population active moyenne de Hambourg.

SOCIOLOGUE

Ils sont mobilisés en tant que réservistes de la police.

Mais leur formation ne leur laisse pas le temps

de se préparer à ce qui les attend.

Le 21 juin 1942,

ils font leurs adieux à leur famille et quittent leur foyer.

On leur avait donné une description assez abstraite de leur mission,

qui consistait à sécuriser les zones occupées par les Allemands.

On les emmène en Pologne.

Le 25 juin, le 101e bataillon de réserve de la police

arrive au sud du district de Lublin.

On ne les avait pas préparés.

Ils ignoraient la nature de leur mission, tout comme les officiers.

Le commandant Trapp lui-même ne l'a appris que la veille.

Le 13 juillet 1942,

le bataillon prend son service tôt le matin.

Le commandant Trapp, qui donne l'ordre, est un homme plus âgé

très apprécié de ses hommes.

Il n'est pas autoritaire comme les autres commandants.

PSYCHOLOGUE SOCIAL

Les hommes l'appellent "Papa" Trapp,

ce qui démontre bien le genre de relation qu'ils ont.

Le commandant Trapp dit au bataillon :

"J'ai un ordre terrible à vous donner."

Il a la gorge nouée. Des larmes coulent sur ses joues.

Physiquement, il a du mal à se contrôler.

Pour lui, c'était terrible et difficile

d'expliquer à ses hommes ce qu'on attendait d'eux.

Leur mission : fusiller 1 500 hommes, femmes et enfants juifs.

C'est là qu'il leur propose :

"Si vous ne vous en sentez pas capables,

"écartez-vous, vous n'aurez pas à y participer."

Dire aux gens de s'écarter s'ils préfèrent s'abstenir

les oblige à agir.

Quand on doit prendre une décision

et qu'on ne sait pas exactement ce qu'il faut faire,

en général, on ne fait rien.

Un homme décide de s'écarter.

Son chef de compagnie, gêné que l'un de ses hommes

soit le premier "lâche"

à s'abstenir, se met à le réprimander.

Trapp le coupe et prend l'homme sous son aile.

Une dizaine d'autres suivent son exemple.

Garde-à-vous ! Rompez !

D'un point de vue historique, c'est une situation très intéressante.

En effet, les ordres étant documentés,

il est clair que rien n'obligeait ces hommes à tuer.

Après la guerre, on a dit que refuser de participer,

c'était signer son arrêt de mort.

Là, on voit clairement que ce n'était pas le cas.

Ils avaient le choix.

Il en aurait été de même pour toutes les unités.

À ce jour, il n'existe aucune preuve

indiquant qu'un subordonné risquait sa vie en refusant de fusiller des civils.

Tout commence en septembre 1939. La Wehrmacht envahit la Pologne.

En quelques semaines, le pays est vaincu.

Des millions de Polonais tombent aux mains des Allemands et doivent être surveillés.

Pour ce faire, le régime a besoin de forces de sécurité.

Dans le Reich allemand, des milliers d'hommes s'engagent

pour être policiers dans les territoires occupés,

dans l'espoir d'échapper au service militaire en première ligne.

Vu le nombre de candidats, le régime a le luxe d'être très sélectif.

Sur les 160 000 hommes qui ont postulé auprès de la police,

seuls 26 000 à 30 000 ont été acceptés.

HISTORIEN

Ils ont été formés pendant six mois.

Cela incluait une formation idéologique

qui leur a permis de comprendre ce qu'on attendait d'eux.

On leur a dit qu'en tant que race supérieure,

la politique nationale-socialiste

devait être mise en place dans les territoires occupés.

Une fois formés, les hommes découvrent ce que cela signifie vraiment.

Leur rôle consiste à mettre en œuvre

les mesures brutales des nazis dans les territoires occupés.

D'où la nécessité de choisir des sympathisants nazis.

Regroupés en bataillons de police, ils sont envoyés en Pologne,

où ils vont opprimer, persécuter et assassiner des civils,

en particulier des Juifs.

Dès octobre ou novembre 1939,

ces unités ont commencé à abattre des civils.

Les résistants polonais, le clergé, les intellectuels, et même les Juifs,

se font chasser, déporter.

Dans l'ensemble, on peut dire que ces unités

ont mis en pratique la politique d'extermination nationale-socialiste.

Deux ans plus tard, ils envahissent l'Union soviétique.

C'est une guerre de conquête et d'annihilation.

L'Allemagne prévoit que,

pour faire de la place, 30 millions de Soviétiques doivent mourir.

Composées de policiers et de SS, les unités mobiles d'extermination,

appelées "Einsatzgruppen", soutiennent les troupes au combat.

Le 27 juin 1941, le 309e bataillon de police arrive à Białystok.

Formés à l'idéologie nazie, ces hommes enferment 800 Juifs dans la synagogue

avant de l'incendier.

Ensuite, ils en tuent encore plus.

Le lendemain, on honore les policiers qui ont "sécurisé" la ville.

En tout, 18 000 hommes avancent dans les villes et villages.

Des tireurs, pour la plupart jeunes et endoctrinés,

abattent tous les hommes, femmes et enfants juifs.

C'est le début de l'Holocauste, l'extermination systématique des Juifs.

Face au traumatisme de nombreux tireurs,

on érige de grands camps d'extermination,

comme celui d'Auschwitz, fin 1941.

POLOGNE SOUS DOMINATION NAZIE

Il s'agit de rendre le processus d'extermination de masse plus efficace

et moins perturbant pour les bourreaux.

Si l'on tente de déterminer

le pourcentage des victimes de l'Holocauste

selon les causes de leur mort,

je dirais qu'environ la moitié, soit près de trois millions,

sont mortes dans les chambres à gaz.

Près d'un million sont mortes dans des conditions d'incarcération :

affamées pendant les épidémies, dans les ghettos, les marches de la mort.

Plus de deux millions ont donc été abattues par des pelotons d'exécution

durant ces massacres.

Deux millions de personnes assassinées, confrontées à leurs bourreaux.

Ce fait méconnu est un "chapitre oublié de la Solution finale".

Liepāja, durant l'été 1941,

dans la zone d'opération de l' Einsatzgruppe A .

Voici le seul film que l'on a découvert

qui montre la fusillade de Juifs sur le front de l'Est.

Il est interdit de filmer,

le massacre étant censé rester secret.

Ils ont commis deux erreurs.

La 1re : avoir tout consigné par écrit.

AVOCAT AMÉRICAIN

Les documents ont été envoyés à Berlin,

où sont venus s'ajouter les rapports des unités B, C et D.

Grâce à ça, nous avons une idée précise de qui ils ont tué et dans quelle ville,

quelle unité, sous quel commandement, à quelle heure.

Leur 1re erreur : faire les rapports. Leur 2e : que je les trouve.

Nuremberg après la guerre.

Le Reich "millénaire" est en ruines.

Dans la ville où avaient lieu les rassemblements du parti nazi,

les Alliés veulent punir les crimes de guerre nazis.

Au palais de justice de Nuremberg a lieu le procès des principaux criminels.

Ceux qui ont commandité les crimes seront poursuivis en conséquence.

Mais qui a commis les assassinats ?

Chargé de le découvrir, Benjamin Ferencz, jeune avocat de 27 ans,

part à la recherche d'indices.

Début 1947, son équipe d'enquêteurs fait une découverte importante.

Un jour, un de mes enquêteurs m'a dit : "Regardez ce que j'ai trouvé."

Il m'a donné des papiers intitulés "Ereignismeldungen aus der UDSSR".

Voici des listes de victimes des unités SS Einsatzgruppen .

Documenter le meurtre de centaines de milliers de personnes

démontre le succès des opérations.

J'ai pris une calculatrice

et j'ai additionné les rapports de l' Einsatzgruppe A .

Dix mille tués ici. Quinze mille là. Vingt mille là.

Je les ai donc additionnés.

Quand j'ai dépassé un million, j'ai dit : "Ça suffit."

Ferencz compte poursuivre les responsables en justice.

Mais son supérieur s'y oppose,

faute de moyens et de temps.

Je me suis énervé et j'ai dit : "Vous ne pouvez pas les laisser filer.

"Ils ont tué un million de personnes, ne les laissez pas s'en tirer comme ça !"

Il m'a demandé de le faire en plus de mon travail.

J'ai accepté. Il a dit : "D'accord. Ça marche."

Et donc, pour ma première affaire en tant qu'avocat,

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