Schumacher

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Pubblicato il: 2021-09-15
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Le prime 200 righe.

On doit faire corps avec la voiture.

Savoir exactement combien de tension on peut donner à la voiture.

Car il y a toujours une limite,

et il faut être prudent, comme avec tout ce qu'on aime,

il faut ressentir cette limite, sans la franchir.

Et si on y parvient, on est tous les deux satisfaits.

La voiture et moi.

La perfection à 100 %.

Mon objectif est d'atteindre ces 100 %.

C'est ma façon d'être. Je ne pourrais pas vivre en deçà.

Je n'aime pas parler de mes qualités,

j'ai l'impression d'être arrogant.

Je n'aime pas parler de mes faiblesses, car c'est à vous de les trouver.

SPA, BELGIQUE 24 AOÛT 1991

PREMIER GRAND PRIX DE F1 DE SCHUMACHER

Il y avait de l'excitation dans l'air dans le paddock.

Tout le monde savait qui sortait du lot.

On sentait qu'il était très prometteur.

Il y avait de grands pilotes quand Michael est arrivé en Formule 1.

Senna était champion du monde avec McLaren,

Mansell pilotait pour Williams,

Prost était chez Ferrari. Et ce sont de très grands noms.

Ils avaient tous plus de 27-28 ans, et beaucoup d'expérience.

Et Michael était le plus jeune.

Quand Michael est arrivé, tous les pilotes l'ont jugé :

"Trop jeune, trop tôt."

La plupart des pilotes de F1 passent par le kart ou la Formule 3.

Et il avait été aidé à faire la transition en Formule 1

grâce aux courses de voitures de sport qu'il avait faites pour Mercedes.

La chance l'a amené en Formule 1.

Un pilote avait abandonné, il en fallait un nouveau.

Michael est arrivé en F1 par chance,

lorsqu'Eddie Jordan a eu une place de disponible,

soudainement, en cours de saison.

Quand je l'ai su, j'ai tout de suite appelé Eddie Jordan.

J'ai dit : "Eddie, il faut me donner cette chance."

Et il m'a dit : "C'est qui ce Michael Schumacher ?"

J'ai répondu : "Souviens-toi. En Formule 3, il a gagné Macao, Fuji."

"Je me souviens, maintenant."

Je l'ai vu en Formule 3.

Et j'ai, enfin l'écurie a décidé

de donner leur chance aux jeunes. C'est comme ça qu'on forme l'équipe.

Ce qui nous attendait, la possibilité qu'il puisse montrer

ce qu'il avait dans le ventre,

c'était incroyable, mais on ne le savait pas encore.

Ce soir-là, on mangeait une pizza dans un square, incognito.

L'endroit était bondé, quatre ou cinq cents personnes peut-être.

Et personne n'est venu nous voir.

C'était la dernière fois qu'on était tranquilles.

On entendait les gens dans le haut-parleur

CHAMPION DU MONDE DE F1 1996

décrivant ce qui se passait en qualifications.

Et ce nom, Michael Schumacher, revenait sans cesse.

Il faisait sensation.

Quand Michael s'est qualifié septième, il était "la nouvelle star !"

Tout le monde était tellement ravi

que ce nouveau pilote fasse une entrée fracassante.

Je suis très heureux.

Mais je dois dire qu'avec cette voiture,

il est facile de se qualifier. Elle est super à piloter.

Et oui, je suis très heureux.

Tout le monde l'avait remarqué. Les autres équipes l'avaient remarqué.

Il est immédiatement devenu une valeur montante.

Après la course à Spa, j'ai appelé Willi Weber.

Et on a rencontré Michael, le lundi suivant, je crois.

Lundi ou mardi, à Londres.

À l'époque, notre écurie jouait déjà une place sur le podium.

On ne se battait pas pour le titre de champion,

mais parfois, on s'en rapprochait.

On a donc signé un contrat.

C'était très soudain, et j'ai été très surpris.

Après ma première course,

la quatrième meilleure écurie mondiale me fait une offre.

J'étais estomaqué.

J'étais stupéfait que ça puisse arriver si vite,

et j'étais ravi du contrat.

C'était une situation absolument fantastique.

Il avait cette fraîcheur.

La peau lisse et ferme,

toujours rasé de près.

La confiance émanait de lui.

Il était un gamin qui tenait la dragée haute à des pilotes endurcis.

SPA, BELGIQUE 30 AOÛT 1992

Voilà Schumacher en quatrième position dans la Benetton.

Schumacher pousse incontestablement Ayrton Senna.

Michael Schumacher mène le Grand Prix de Belgique.

Michael Schumacher va-t-il remporter son premier Grand Prix

sur son premier circuit de Grand Prix ?

À peine 23 ans.

Le plus jeune vainqueur du Grand Prix depuis longtemps.

C'est la première victoire de Michael Schumacher.

Et il lève le bras. Évidemment, il est fou de joie.

"Oui ! J'ai réussi !" dit-il.

Je ne peux pas le décrire. C'est fou.

Les supporters allemands attendaient ça depuis longtemps,

une victoire au Grand Prix de Formule 1.

Je veux leur offrir cette victoire.

Un dernier mot pour votre famille peut-être ?

Mes parents regardent.

Je leur passe le bonjour.

Tout a commencé à mes quatre ans.

Mon père aimait bricoler

des motos ou des petits engins.

Et il avait adapté le moteur

d'une de nos vieilles mobylettes, qui roulait à 40 km/h,

sur un kart à pédales pour enfant.

Et dès le début, ça m'a beaucoup plu.

J'ai toujours adoré ça.

Quand j'avais six ou sept ans,

mon père a commencé à louer des karts pour le club.

Et j'étais toujours avec lui pour bricoler,

pour l'aider et essayer les karts.

Quand il finissait un kart, je l'essayais pour vérifier.

J'étais toujours avec lui et les karts.

On faisait tout ensemble, j'adorais ça.

À huit ou neuf ans, il s'occupait de son frère si nécessaire.

Je pouvais lui demander de vérifier si tout était bien verrouillé,

et il le faisait.

Je pouvais toujours compter sur lui.

La famille Schumacher avait un snack au début,

et plus tard, un restaurant.

Sur le plan financier, les Schumacher étaient…

Rolf a commencé sa carrière en tant que maçon,

et a fini par diriger un circuit de karting.

Élisabeth devait rester jusqu'au soir,

jusqu'au dernier client.

Mes parents ont dû travailler dur pour nous donner une vie normale.

Beaucoup d'enfants riches sont pauvres, car leurs parents ne s'en occupent pas.

Les nôtres étaient sur le circuit, qui était un grand terrain de jeu.

On utilisait toujours l'équipement le moins cher.

Je fixais des vieux pneus jetés à la poubelle à mon kart,

et je gagnais des courses avec.

J'ai toujours été fier de gagner avec le pire des équipements.

Avoir à me battre comme ça était une motivation en plus pour moi.

Bonjour et bienvenue à Kerpen,

pour le Championnat du monde de Karting Junior.

Un total de 18 nations s'affrontent ici, avec environ 80 pilotes.

Un pilote allemand qui ne court pas pour l'Allemagne,

Michael Schumacher, est le grand favori ici.

Pourquoi représenter le Luxemburg ?

Parce que les courses qualificatives en Allemagne coûtent cher.

Si on est éliminés, on n'est pas qualifiés pour le Championnat du monde.

Au Luxembourg, on est les seuls concurrents

ça ne coûte rien et on est qualifiés.

Dès l'enfance, il s'entraînait déjà comme un champion du monde.

Il savait déjà ce qu'il voulait.

Il faisait tout pour atteindre le sommet.

Il était investi d'un grand professionnalisme,

dès son plus jeune âge.

Un seul faux pas pouvait le faire échouer.

En 1983 à Kerpen-Manheim.

C'était la première fois qu'on courait ensemble.

Ça fait partie des souvenirs les plus forts

que j'ai gardé de ma carrière de pilote,

Bien sûr, Michael courait chez lui,

un circuit à domicile,

donc il connaissait tous les recoins à 100 %.

C'était difficile de courir contre lui sur cette piste.

Son style de conduite était incroyable.

Une partie de la piste passait devant les baraques,

et il y avait une chicane très rapide, c'était fascinant de voir Michael

passer cette chicane,

avec un style de conduite totalement différent des autres.

Très contrôlé.

C'était très physique.

Le niveau d'erreurs qu'il faisait

dans cette chicane était très faible.

Pour les autres, au premier tour, c'était bien,

le deuxième était raté.

Mais Michael avait cette constance, il maîtrisait.

Et quand je l'ai regardé, j'ai vu tout de suite,

que ce type était fort.

On avait 13 ou 14 ans.

On était gonflés à bloc.

En première place, Michael Schumacher.

Il a déjà gagné 460 marks aujourd'hui

et en reçoit maintenant 236 de plus !

Après ces années, j'étais convaincu de faire carrière dans le kart.

Je n'imaginais pas une seconde la faire en Formule 1,

d'abord pour des raisons financières.

En 1988, un jeune homme a attiré mon attention. C'était Michael Schumacher.

Pas pour ces victoires. Mais pour sa façon de piloter.

Je lui ai demandé de venir courir pour mon écurie.

Bien sûr, l'argent était un problème.

Michael Schumacher n'avait rien à l'époque,

pas même 500 marks pour financer une saison,

qui coûtait, même à l'époque, entre 600 et 700 000.

Willi Weber nous a dit : "Venez chez moi ce soir."

"Je lui offre un contrat de cinq ans, une voiture et 2 000 marks par mois."

Ça, bien sûr, c'était dingue !

Tous ceux qui font de la course automobile

rêvent un jour de participer à une épreuve de Formule 1.

Et c'est aussi mon rêve.

D'abord,

j'ai été très chanceuse de rencontrer Michael.

C'est la personne la plus aimable que j'aie jamais rencontrée.

J'avais organisé un dîner d'anniversaire pour lui, une fois.

Il avait été le seul à m'aider à faire la vaisselle.

Et je me suis dit : "C'est un mec bien !"

Il était très drôle, et c'est ce que j'ai vu en lui.

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