Le prime 200 righe.
LES HUMBLES RECEVRONT LA TERRE EN HÉRITAGE,
MAIS PAS LES DROITS D'EXPLOITATION MINIERS. - J. PAUL GETTY
INSPIRÉ D'UNE HISTOIRE VRAIE
En 1907, quand l'Oklahoma est devenu un État,
les lois Jim Crow ont privé les noirs de leurs droits fondamentaux.
Sarah Rector ?
Mais étant une descendante des affranchis des Creeks,
des gens de couleur qui avaient été esclaves des Creeks,
j'avais droit à une concession de terre.
Étant fille d'affranchis...
Mes parents avaient reçu la même chose.
Ils avaient construit notre maison sur ce terrain.
C'était à mon tour de réclamer ce qui me revenait de droit.
Jolie signature, jeune fille.
Elle sait lire aussi.
Voici votre titre de propriété.
Gardez-le en lieu sûr.
CERTIFICAT D'ATTRIBUTION
Cette terre était une chance
et un dédommagement pour l'esclavage subi par mes ancêtres.
EST DE L'OKLAHOMA
J'ignorais quoi en faire ou si ça pouvait servir à quelque chose.
Je savais juste que ça m'appartenait.
Je l'ignorais, mais ce titre changerait ma vie à jamais.
Les gens pensaient que la terre ne valait rien,
qu'elle était juste bonne pour les tornades et les serpents.
Mon père disait de la vendre,
mais j'étais bien décidée à la garder.
T'entends ça, Blue ?
Un jour, cette terre m'a appelée et m'a dit ses secrets.
Je crois que le Seigneur m'a mis ça en tête.
Je l'ai bien entendu.
Je l'ai entendu tourner et tournoyer sous terre
comme une rivière d'eau vive.
Je savais ce que c'était.
LA TERRE DE SARAH
L'OKLAHOMA EN PLEINE EXPLOSION !
"Les grandes compagnies pétrolières et les prospecteurs
se ruent en Oklahoma
depuis la découverte de puits à Cushing-Drumright
et sur le territoire indien."
C'est pas loin d'ici.
"Des millionnaires comme ceux de l'Est du Texas
vont voir le jour."
- C'est quoi, un millionnaire ? - Quelqu'un plus riche que nous.
S'il y avait du pétrole sur cette parcelle...
ils te l'auraient pas donnée.
Ils viennent d'en trouver.
Même en territoire indien !
L'État demandera 30 $ pour l'impôt foncier.
Tu comprends ?
Je le paierai. Je sais qu'on a du pétrole.
Et comment tu le sais ?
Je l'ai entendu.
On l'entend.
Il y en a tout un océan là-dessous.
C'est le bruit du vent et de la terre.
C'est tout.
Dieu m'a donné des oreilles pour l'entendre.
Je préfère ça à tous ces "moi, moi, je".
Il m'a donné cette terre pour une raison.
D'accord ?
Regarde, papa.
Non, Sarah.
Allez, viens.
À l'époque, il faut savoir que Muskogee était une ville en plein essor,
pleine de pétroliers, de prospecteurs,
d'hommes d'affaires, d'avocats et de spéculateurs.
Sans parler des escrocs et des voleurs.
"Condor Oil Company."
Tout le monde voulait sa part du gâteau.
Moi y compris.
Vous désirez ?
Condor Oil.
C'est ici. Que voulez-vous ?
Parler à un employé.
Il n'y a personne à qui parler.
Allez-vous-en.
Viens.
Il n'y a pas beaucoup de noirs ici.
C'est pas une raison pour baisser la tête, entendu ?
D'accord.
« J.J. Ransom Oil Company. »
Papa, ça va ?
Toujours debout.
Mais je suis plus sûr pour le pétrole.
"Pan-Oklahoma Petroleum."
Quel joli nom !
Allez, viens.
Reste ici.
- Bonjour. - La poubelle du bureau de M. Devnan.
Vous l'aviez oubliée ?
C'est réservé aux blancs.
Je veux juste de l'eau.
J'ai un penny pour un verre d'eau.
Prends ton penny et va-t'en.
Pour l'amour du ciel, Karla, donne-lui un verre d'eau.
Écoute, sers-lui un verre de limonade,
je paierai.
RUBRIQUE NÉCROLOGIQUE
Merci.
Merci, monsieur.
- Pour la limonade. - Avec plaisir.
Je m'appelle Sarah. Sarah Rector.
Ah oui ?
File, maintenant.
Allez, va-t'en.
Allez.
Sois pas si méchante.
- Vous êtes nouveau ? - Oui.
Tenez.
L'autre est là-bas.
C'est faux. Je suis pas là pour le ménage.
Pourriez-vous chercher
du pétrole sur la parcelle de ma fille ?
Elle a 65 hectares.
Et c'est où ?
Où est mon père ? Je veux le voir.
Reviens ici !
C'est bon.
Tout va bien. C'est bon.
- Ça doit être votre fille. - Oui.
- Comment allez-vous ? - Bonjour.
Je suis Sarah Rector.
J'ai 65 hectares près de la rivière Cimarron.
Il y a du pétrole.
Comme le sais-tu ?
Je le sais, c'est tout.
Eh bien, Mademoiselle Sarah Rector,
je suis "Big Jim" Devnan, un des associés de cette société.
La foi aveugle est une chose étrange.
Elle nous saisit, nous fait virevolter
jusqu'à l'ivresse...
et elle nous abandonne, comme une catin un sam...
Bien...
La rivière Cimarron ?
D'accord.
- Où est... - Juste là.
Mlle Tant nous a appris à lire des cartes.
Ah oui ?
Fais venir Trozer.
Oui, monsieur.
Et si on faisait un petit tour ?
Il fait quoi ?
Du repérage pour la Pan-Okie.
Il a plus d'instruments que tu ne pourrais l'imaginer.
Tom Slick a trouvé du pétrole sur les terres de Frank Wheeler
juste ici, à Glenn Pool.
C'est qu'à huit kilomètres.
Ils discutent.
Ils ont trouvé quelque chose.
Allez chercher les papiers. Prenez votre temps.
Je vais parler à la petite et à son père.
Oui, monsieur.
Eh bien...
Ça va être dur de forer du pétrole ici.
C'est pareil partout ailleurs.
Oui.
La Pan-Okie va devoir tout financer
pour la recherche.
Il faut installer un derrick...
creuser profondément,
vraiment très profondément.
À des centaines de mètres.
C'est un projet complexe !
Ça pourrait prendre des mois.
Vous devez d'abord louer le terrain.
Tu as aussi appris ça à l'école ?
D'accord.
Un contrat standard.
Bail de 6 mois à partir d'aujourd'hui.
25 cents le demi-hectare.
Je veux bien monter à 50.
Je ne sais pas pourquoi, tu fais ressortir ma générosité.
La norme, c'est 1 $.
Et si on disait 75 cents ?
Un dollar le demi-hectare, six mois.
Et les royalties ?
Tu connais ça aussi ?
Les Osages touchent un huitième.
Bien, jeune fille, voici ma dernière offre.
Un dollar le demi-hectare, bail de six mois,
et je te reverse 8 % s'il y a du pétrole.
Non, un huitième.
Ça fait 12,5 %.
Elle est douée en maths.
Oui, c'est adorable.
8 %, à prendre ou à laisser.
Je veux lire le contrat.
D'accord.
Bien sûr, petite, vas-y. Lis le contrat.
C'est quoi, les royalties ?
L'argent qu'on touche sur ce qu'ils trouvent.
La Pan-Okie a commencé à forer avec des hommes et des machines...
un derrick, une chaudière et un truc appelé "tambour de levage".
J'étais comme Dorothy et Toto qui découvrent Oz pour la première fois.
J'ignorais si ça me rendrait riche.
J'ignorais ce que c'était qu'être riche.
Je me demandais seulement
s'ils trouveraient de quoi payer l'impôt foncier pour garder le terrain.
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