Le prime 200 righe.
À vos postes !
On démarre la chaîne !
Coupez vos téléphones !
- Tu me remplaces ? - Je suis à l'accroche.
Je m'en occupe.
Arrêtez de discuter !
Va au chargement.
Auner !
T'es pas en pause.
Aide à décharger les moutons.
- Au boulot ! - J'ai une urgence.
- Sales Gitans, tous fainéants ! - Quoi ?
Les entreprises de plus de trente salariés
peuvent obtenir 56 000 de plus de l'UE.
- Et notre apport ? - Il augmente en proportion.
Mais les équipements en leasing sont pris en compte.
Il y a eu d'autres appels ?
Hier, quelqu'un de Toplița.
Quand je lui ai dit qu'il devrait déménager, il a hésité.
J'ai peur que Traian nous quitte aussi.
Comment va son fils ?
Il est en cure d'halothérapie avec sa mère.
Ça sert à rien, toute cette paperasse,
si on ne demande pas la subvention de 136 000.
Ça va être dur de trouver cinq ouvriers qualifiés avant la deadline…
Et si on n'avait pas annoncé le salaire ?
On aurait eu plein d'appels pour rien.
On n'a qu'à passer une autre série d'annonces.
Sans préciser le salaire. Juste "Heures sup payées double".
Je dis quoi à l'agence de recrutement pour les trois ouvriers ?
Gagne du temps, envoie la nouvelle annonce.
On verra après.
Bonjour.
Salut !
- Bonjour ! - Bonjour.
- Le prêtre est arrivé ? - Pas encore.
Je peux coller une autre annonce ?
Vas-y, c'est ouvert.
- Merci. - Au revoir.
Je t'ai pris une bière.
- Salut. - Bonjour.
- Tu viens à la répétition ? - Je vais essayer.
Tu l'as toujours, cette moto ?
Ça te titille tant que ça de l'enfourcher ?
Je peux remettre une annonce ?
- Pas de candidats ? - Pas vraiment.
- Des nouvelles de ton cousin ? - Il a trouvé du boulot, à Stuttgart.
- Il peut faire venir Mara ? - Il vit dans un container.
Comme sa mère vit en Italie, je m'occupe de Mara et des vieux.
- Envoyez-la aux répétitions. - Je l'en empêche pas !
Ça va, Mara ?
- Tu répètes chez toi ? - Ouais.
Sur son smartphone !
C'est pas vrai,
Papi m'oblige à aller à la chorale de notre église.
Tu peux faire les deux.
- On répète à l'école. - Je lui demande.
J'arrive.
Je peux ?
ATTENTION AUX ANIMAUX SAUVAGES
C'est mieux, non ?
Merci, Papa Otto.
- Dès lundi, on répète à l'école. - Bien.
Quelqu'un passera récupérer les instruments.
Merci.
- Vous passez par Miercurea Ciuc ? - Monte.
Bonjour. Papiers, s'il vous plaît.
- Vous venez d'où ? - Münster, en Allemagne.
Tous ?
Sauf lui, il vient de Regensburg.
Auner ?
Oui.
Baisse le son !
Bonne route.
Merci.
Tais-toi, Kaiser !
On garde "Boulangers qualifiés, expérience requise".
"Transport pris en charge".
Ajoutez "Heures supplémentaires doublées".
Payées double, c'est ça.
Non, on ne met pas le salaire.
C'est tout, oui.
En ligne, c'est dispo tout de suite ? Je règle immédiatement.
Merci.
Ça va, toi ?
Qu'est-ce que tu fais là ?
Pourquoi t'as pas appelé ?
J'ai cassé mon téléphone.
Enlève tes chaussures.
Comment va Rudi ?
Toujours pareil.
Il parle ?
Non.
- T'as vu un docteur ? - Je me suis renseignée, oui.
Inutile de le brusquer, il parlera quand il sera prêt.
Tu lui as acheté quelque chose pour Noël ?
J'ai pas eu le temps.
Je lui prendrai un truc ici.
Rudi ?
Éteins. Papa est là.
Viens.
Ça suffit, il est tard.
On finit cette partie.
Tu l'emmèneras à l'école ?
- Il y va pas tout seul ? - Pas depuis qu'il a eu peur.
Rudi.
T'as vu quoi dans la forêt ? Dis-moi.
Pas avant de dormir !
T'en mêle pas, toi !
C'est bon, c'est moi qui l'emmènerai.
Tout va bien, OK ?
Papa est rentré. Plus de raison d'avoir peur.
Allez, au lit.
Il ne dort plus tout seul ?
Non.
Tu l'aides vraiment pas.
Il fait pipi au lit s'il dort tout seul.
T'es passé chez Papa Otto ?
Non, je suis venu direct.
Tu devrais, il va pas bien.
Bonne nuit.
C'est lui qui t'a fait peur ?
Tu fais quoi là, mec ?
Hé, je te parle !
T'es là pour voler ?
Hein ?
Que je te revoie pas ici !
Tu fais peur aux gosses.
Enculé.
Allez, viens.
Prends ton cartable.
D'ici, tu y vas tout seul.
Vas-y, je te regarde.
Allez, vas-y !
Comme ça, bien !
T'aurais pu la rattraper.
Fillette, va !
Oh ! C'est quoi, ça ?
Que je t'y reprenne pas, ou tu me feras des pompes.
- T'es revenu ? - Hier soir.
On boit un verre plus tard ?
Ça va, Matthias ?
T'es rentré ou c'est juste pour Noël ?
Je sais pas, on verra.
- Tu avais un contrat de trois ans ? - Deux ans.
Excuse-moi de te demander ça, tu viens d'arriver,
mais tu pourrais tuer mon cochon ?
Le gars qui t'a succédé a fait un sale boulot.
J'ai rendu mes outils avant de partir.
Un bon couteau, ça se trouve.
- Quand ? - Dès aujourd'hui, si tu peux.
- Je vais essayer. - Dieu te bénisse.
Seulement quatre pour Bradu, OK ?
- Et pour Toplița ? - Deux. Merci.
Si vous ne les voulez pas, dites-le. J'ai une offre pour eux, à Năvodari.
D'accord. Ces trois candidats, on les prend.
Et j'espère en trouver deux dans la région.
- C'est quoi, la deadline ? - Le 7.
Janvier ?
Vous espérez trouver deux boulangers pendant les fêtes, pour ce salaire ?
Avec les étrangers, on est sûr de rien, et il faut les loger.
Comment ça, sûr de rien ?
Ils sont plus sérieux et moins coûteux que ceux de chez nous.
- Les Asiatiques ? - Oui.
On ne travaille pas du tout avec l'Afrique.
- On va réfléchir. - Les trois, ils arriveraient quand ?
Deux d'entre eux dès demain. Ils sont déjà à Bucarest.
Oui, je te rappelle.
Excusez-moi.
Salut.
- T'as maigri, dis donc ! - C'est les vêtements qui font ça.
Y a pas de coin fumeurs ?
- Plus personne ne fume. - Ah bon ?
- Mais tu peux fumer. - Ils vont pas te virer ?
- Qui ça ? - Les chefs.
C'est moi, la chef.
C'est à toi, tout ça ?
À la patronne. Mais c'est moi qui gère.
- Tu disais que tu reviendrais pas. - J'ai eu un imprévu.
Pourquoi tu m'as appelée ? Qu'est-ce qu'on s'était dit ?
Une urgence pour Rudi. Je voudrais que Tánczo l'examine.
- Pourquoi tu l'appelles pas ? - Il a changé de numéro.
C'est pas moi que tu voulais appeler.
Comment ça ?
On est divorcés depuis deux ans, Tánczo et moi.
Je pensais que tu savais.
- Désolé. - C'est rien.
Et Tánczo ?
Aucune idée. En Hongrie, je crois.
Il est parti, en tout cas.
Et Rudi, il a quoi ?
Je sais pas, il ne parle plus.
Quelque chose ne va pas.
Tu vas rester, alors ?
Peut-être, je sais pas trop.
- Y a du travail par ici ? - Pas vraiment.
Ils rouvrent la mine ?
Non. Peut-être à l'exploitation forestière ?
À l'exploitation forestière…
Ou si ça t'intéresse, on cherche des boulangers.
No comments yet. Be the first to leave one.