Rosa Peral's Tapes

Rosa Peral's Tapes (Las cintas de Rosa Peral)

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Un commento di lolo1734
France / Amaury Pinos

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Pubblicato il: 2023-09-08
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Le prime 200 righe.

ENREGISTRER

Bonjour.

Je m'appelle Rosa, je vous appelle depuis la prison.

J'espère que ce témoignage montrera

que je ne suis pas la personne décrite par les médias.

Ce sera évidemment compliqué de m'expliquer, et de me faire comprendre.

Avec tout ce que j'ai vécu, tout ce que...

Je sais pas comment dire...

Ce lynchage dont j'ai été victime

avant, pendant et après le procès.

Et qui continue encore six ans après.

Si la même chose était arrivée à un homme,

on ne se demanderait pas s'il avait eu une relation avec machin ou bidule.

On serait à la recherche de preuves solides.

Parce que ce qu'il faut découvrir, c'est ce qui est arrivé à Pedro,

et de quelle manière ça s'est produit.

CECI EST LA PREMIÈRE INTERVIEW DE ROSA PERAL

DEPUIS SA CONDAMNATION À 25 ANS DE PRISON.

Hé !

Allez !

- Coucou ! - Faites coucou à la caméra !

- Salut ! - Coucou !

CES IMAGES ONT ÉTÉ FILMÉES PAR PEDRO RODRÍGUEZ,

DEUX MOIS AVANT SON MEURTRE.

Je me souviens de cette année où on est allé au ski.

On était parti avec Pedro,

et je me rappelle que la petite était collée à moi.

Elle disait : "Je vais avec maman".

Du coup, la grande est allée avec Pedro.

C'est là que je me suis dit : "C'est ça que je veux."

Coucou !

Pas mal.

UN DOCUMENTAIRE NETFLIX

LA VERSION DE ROSA

Venons-en à l'affaire de la Guardia Urbana de Barcelone.

Le jury est arrivé à un verdict, Rosa Peral et Albert López

ont été déclarés coupables de meurtre avec préméditation.

C'est en 2017 que Rosa et Albert, policiers et amants,

ont organisé le meurtre de Pedro, leur collègue et le conjoint de Rosa .

Après avoir découvert les infidélités de sa partenaire,

il est devenu un obstacle.

C'est là que Rosa et Albert ont organisé le meurtre.

Selon le tribunal, ils l'ont drogué, assassiné,

puis ont mis le corps dans une voiture

avant de l'incendier près du barrage de Foix.

Les policiers barcelonais incarcérés pour le meurtre d'un collègue...

Se rejettent la faute. Ils admettent avoir participé au crime,

mais seulement comme complices.

Il y a trois théories, celle en faveur de Mme Rosa

qui affirme que M. Albert est le meurtrier.

La théorie de M. Albert

qui affirme que Mme Rosa est la meurtrière.

Et la théorie de l'accusation qui affirme qu'ils ont agi ensemble.

La version de Rosa s'effondre au vu de son comportement après le meurtre.

Elle dit ne pas être allée voir la police,

car elle avait peur d'Albert, mais elle était policière.

Rosa Peral n'était pas une sainte,

mais je peux vous assurer qu'elle n'est pas une meurtrière.

Pour elle, le flirt, la conquête et la possession

étaient une sorte de cycle vital.

Elle était constamment en train de séduire.

Monsieur Pedro voulait mettre fin à cette relation,

mais madame Peral ne l'a pas supporté et a décidé de le tuer.

Je ne sais pas si c'est elle, je ne suis qu'un journaliste.

Ce que je sais, c'est qu'elle n'a pas eu un procès équitable.

Confirmez-vous toutes vos déclarations ?

Ou souhaitez-vous confesser que ce meurtre

est une preuve d'amour diabolique et perverse

visant à vous unir à Albert López pour toujours ?

Je n'ai rien organisé avec Albert, je n'ai pas tué Pedro,

alors bien entendu que je confirme tout.

2 MAI 2017 LE LENDEMAIN DU MEURTRE

L'une des choses qui m'a troublé dès le début

et à laquelle j'ai beaucoup réfléchi,

c'est qu'il y a quelque chose de très injuste.

Les responsables du crime ont préféré brûler le corps

et faire disparaitre les restes,

car il est plus avantageux d'être condamné pour homicide que pour assassinat.

Et étant donné que je n'ai pas de preuve démontrant comment ils l'ont tué,

je ne peux pas prouver la préméditation,

c'est donc un homicide.

Ça m'a beaucoup tourmenté en tant que procureur.

Ils ont estimé que les peines seraient faibles pour homicide

et au vu de la gravité des faits,

il fallait prouver l'assassinat pour imposer de lourdes peines.

À partir de là,

ils ont commencé à tout faire pour que l'on conclue à un assassinat,

ils ont cherché des indices qui n'en étaient pas,

c'étaient des hypothèses, de simples suppositions.

On n'a ni empreinte ni arme.

Le corps de la victime ne nous apprend rien.

Sachant ça, qu'est-ce qu'on a ?

Il faut voir plus loin

et trouver des éléments secondaires permettant d'arriver à une conclusion.

Mais s'ils sont secondaires, ils doivent être meilleurs.

Je vois ça comme un chemin de petits cailloux qu'on sème

ou un chemin de briques jaunes qui doit mener dans une seule direction.

À la culpabilité des accusés.

ENREGISTRER

Le samedi, je suis allée au commissariat,

je voulais dire tout ce que je savais pour mettre fin à tout ça.

Le premier choc a été après que je leur ai raconté

et qu'ils m'ont dit : "On t'emmène en cellule."

J'ai dit : "C'est une erreur, je vous raconte ce que je sais,

je n'avais rien dit jusque-là, mais je viens tout raconter."

C'était impossible, ça ne pouvait pas m'arriver.

J'ai pensé à mes filles,

comment leur dire qu'on ne dormira pas ensemble.

Je suis allée en prison, je ne me souviens pas du transfert.

Quatre jours sans manger, sans me doucher, sans parler,

sans parler à mes filles et sans nouvelles de dehors.

J'étais dans une cave,

j'ai passé quatre jours dans une cave, 24 heures sur 24.

On m'a emmenée dans une sorte de sous-sol,

c'est comme ça qu'ils appellent la zone de punition.

C'est là qu'ils punissent les femmes. Ce n'est pas la cellule des admissions.

Ils savaient pas quoi faire de moi. J'ignorais que l'affaire était médiatisée.

Je n'avais rien lu ni regardé,

je voulais être déconnectée de tout.

Passons à une info exclusive rapportée par notre confrère, Miguel Val,

concernant celle qu'on surnomme la Veuve Noire de la Guardia Urbana.

Ils l'ont décrite comme étant infidèle, menteuse, manipulatrice et froide.

Ce n'est pas le premier cadavre qu'elle laisse derrière elle.

Indépendamment de la présomption d'innocence, cette femme dangereuse.

Les faits divers espagnols regorgent d'affaires très médiatisées,

et celle-là en fait partie.

C'est une jolie jeune femme, à la vie sexuelle agitée,

qui est policière et qui est accusée d'avoir assassiné son compagnon.

On adore les crimes passionnels.

Et là, tous les ingrédients sont réunis pour que ce soit l'affaire du siècle.

La situation de Rosa se complique encore.

Elle a tenté de faire tuer le père de ses filles depuis sa cellule.

Elle a empoisonné son compagnon, Pedro, avant de lui donner la mort.

C'est une manipulatrice.

Elle est dans la séduction.

Durant la période sur laquelle on enquête,

combien de relations avait-elle ?

Il se pourrait qu'elle en ait eu trois ou quatre.

Il semblerait qu'elle n'ait pas cherché son partenaire

disparu depuis des jours.

Pourquoi attendre 15 jours ?

Bizarre si on est menacé...

Les Mossos l'ont toujours considérée comme la suspecte.

Tout l'accuse.

Les premières conclusions révèlent une association de malfaiteurs

au sein de laquelle elle semble avoir été le cerveau.

J'ai entendu des choses horribles à la télé.

J'ai entendu des choses horribles.

Je suis même choquée qu'elles aient pu être prononcées.

Je suis étonnée qu'on vienne me parler de droit à l'information.

Quel droit à l'information ? C'est quoi ce genre d'information ?

Tout le monde savait qui j'étais avant le début du procès.

On connaissait mon nom, mon visage,

l'affaire du point de vue des médias.

C'était très compliqué pour moi de faire le vide dans ma tête

et de commencer à lire le dossier.

C'était difficile.

Je déclare ouvert le procès numéro 25/2019

de monsieur Albert López Ferrer et madame Rosa María Peral Viñuela

pour assassinat présumé.

C'était le procès le plus médiatisé des dernières années.

Ce n'était pas que le fait de voir les prévenus,

Albert et Rosa, sur le banc des accusés, il y avait aussi ce qu'ils disaient,

leur défense.

Le premier jour, je me suis demandé comment je tiendrai six semaines,

parce que c'est une énorme responsabilité.

Pour qu'un procureur signe une mise en examen

demandant une peine de 25 ans, il faut prendre les choses au sérieux,

parce que vous allez détruire, entre guillemets, la vie de quelqu'un.

Il y a toujours une atmosphère spéciale autour des procès devant jury.

L'un des aspects les plus importants,

c'est qu'il y a neuf personnes devant vous,

vous voyez les visages effrayés de neuf personnes.

Et encore plus dans cette affaire très couverte médiatiquement.

Ils vous regardent d'un air : "Qu'est-ce que je fais là ?"

J'aimerais vous partager l'une des questions que Rosa me pose souvent :

"On me juge à cause de mes partenaires sexuels,

"ou pour savoir si j'ai tué Pedro ?"

Je me suis dit qu'il fallait leur faire comprendre une chose

qui serait centrale dans ce procès,

la différence entre un péché et un crime.

C'est une chose évidente et l'avocate le sait parfaitement,

dans tout crime dont le mobile est sentimental,

on doit s'intéresser à la vie privée.

Alors c'est certes un slogan accrocheur pour la défense, mais c'est tout.

Mme Rosa nous allons continuer les questions

et nous intéresser à vos relations avec M. Rubén, M. Albert, et M. Pedro.

Alors, votre relation avec M. Rubén a commencé quand ?

En 2000.

- 2000 ? - Oui.

- Vous vous êtes mariés quand ? - En 2013.

- Quand sont nées vos filles ? - En 2010 et 2012.

Avez-vous entamé une relation avec M. López

alors que vous étiez avec M. Rubén ?

Quand...

Enfin, ma relation avec Rubén était une relation assez toxique.

J'ai rencontré Rubén quand j'avais 16 ans.

On s'est rencontré dans la discothèque où il travaillait.

Je lui ai demandé de passer des chansons

il n'avait pas l'air de vouloir le faire, et au moment où je partais ,

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