Le prime 200 righe.
...
Téléphone
...
Allô ?
Je me reposais.
Sonnerie
Attends, je dois sortir ma tarte du four.
...
J'ai fait une tarte pour les enfants.
Oui. Pourquoi ?
Dis-moi pourquoi.
Non.
Non, Juliette.
Non.
Il faut pas que tu pleures.
Téléphone
...
Tiens le coup. Il faut pas pleurer.
Sandra ?
Sandra ?
Il frappe à la porte. Sandra ?
Sandra ?
Juliette m'a appelé. Pourquoi tu veux pas y aller ?
Ça sert à rien.
-Elle est sûre de faire accepter un nouveau vote.
-Ils s'en foutent, de moi.
-Le contremaître les a vus un par un et leur a fait peur.
-Ils préfèrent leur prime, normal. -Non, c'est pas normal.
Téléphone
C'est Juliette.
Allô ?
Oui.
Elle voudrait te parler.
Sandra, s'il te plaît, prends-la.
Sandra.
S'il te plaît.
Allô ?
Oui.
D'accord.
Alors ?
-Elle dit que Dumont n'a pas encore décidé,
qu'il est d'accord pour me voir.
-Maintenant ? -Avant 17h.
-Je vais te conduire. -Et les enfants ?
-On passe les prendre et ils viennent.
Je préviens Estelle pour qu'ils attendent côté escalier.
Pleurs
Sandra.
Mais ça va pas recommencer ?
Ca va aller.
J'y vais pas.
Tu dois y aller.
T'en prends ?
-Je suis obligée, je recommence à pleurer comme une conne.
-Le médecin t'a dit d'arrêter, t'es plus malade.
Prends seulement un demi.
Pour ne plus pleurer, bats-toi pour garder ton boulot.
Et merde !
-Comment payer la maison sans ton salaire ?
-On retournera dans un appartement social.
Non, on n'y retournera pas.
Tu dois pas te laisser faire, il faut y aller.
-Je suis de nouveau foutue.
-Mais non. -Si.
Non.
-Salut, les enfants. Salut, Manu.
Dépêche-toi, il faut pas le rater. -Ça va, il est que moins le quart.
-M. Dumont est là ? -Non, il est sorti.
Merci.
-Pourquoi il a pas attendu ? -Parce qu'il nous attendait pas.
Monsieur Dumont !
Bonsoir, monsieur Dumont. Je suis venue avec Sandra.
Viens.
-Bonsoir, Mme Bya. -Bonsoir.
-Est-ce qu'on peut recommencer le vote lundi matin ?
Jean-Marc a pris des personnes à part
et il leur a dit que votre choix était de supprimer du personnel.
-J'ai jamais dit ça.
Je lui ai dit de vous consulter
pour savoir si vous préfériez la prime
ou garder Mme Bya.
Notre situation financière ne permet pas les deux.
-Jean-Marc a dit que vous préférez licencier.
Que ce sera Sandra ou un autre.
-Il a dit ça ? -Au moins à 3 personnes.
-Vous êtes 14 sur 16 à avoir choisi la prime.
Trois personnes n'auraient rien changé.
-Ça serait plus honnête de revoter,
sans Jean-Marc à côté qui nous influence.
-Si le vote reste secret, j'ai pas d'objection.
-Merci. -Je comptais vous parler lundi.
-On pourrait... -Je parle à Mme Bya.
-Excusez-moi. -C'est pas contre vous.
La concurrence dans les panneaux solaires
m'oblige à prendre des décisions.
À lundi, au revoir. -Monsieur Dumont !
On pourra voter entre 8h et 8h30 ? -Voyez ça avec Jean-Marc.
Ne donnez pas de faux espoirs à Mme Bya.
À part 2 personnes, tout le monde a choisi la prime.
Au revoir, M. Dumont.
On a gagné la 1re manche.
Qu'est-ce que tu as ?
Tu veux boire ?
Tiens.
Raclement de gorge
Je sais pas ce que j'ai.
J'arrivais plus à parler.
Pourtant, je voulais lui dire que j'ai envie de retravailler.
Il y a rien qui sortait. -Sûrement le fait d'être ici,
d'avoir Dumont devant toi.
Même si t'as rien,
c'est parce que t'étais là qu'il a écrasé.
-Tu crois ? -Certaine.
Ce sera pareil lundi.
Quand ils te verront, ils penseront plus qu'à leur prime.
-Je peux les prendre ? -Et moi ?
Allez, deux chacun.
Attention, vous les tenez droites.
Attention, Maxime, la voiture.
-J'appelle Juliette pour les adresses ?
-Non. -Pourquoi tu veux pas essayer ?
Je suis sûr que ça pourrait marcher.
Voilà.
-Si maman perd son travail, elle sera encore malade ?
Elle le perdra pas.
Appelle-la pour lui dire qu'on mange.
La dernière, je l'apporte.
Maman, on mange !
Elle est chaude.
Je vais te la découper.
Attends.
Elle a répondu, maman ? -Non.
-Commencez à manger, je vais la chercher.
Tu vas déjà dormir ? -Oui.
-Il n'est que 19h. -Je suis crevée.
-Mange quand même avec nous. -Non, je suis trop crevée.
-Non, tu te laisses aller au lieu de réagir.
C'est facile de dire ça.
À part Juliette et Robert, personne n'a pensé à moi.
Sandra.
-C'est comme si j'existais pas. -Sandra.
Mais ils ont raison.
J'existe pas, je suis rien, rien du tout.
Sandra.
Sandra.
T'existes, Sandra.
Je t'aime.
Pour eux aussi, t'existes.
Avant de choisir la prime, ils ont hésité et pensé à toi.
C'est pour ça qu'il faut aller les voir ce week-end.
Tu m'entends ?
-Je les verrai lundi matin, c'est pareil.
-Non, ils seront en groupe, tu pourras pas parler à chacun,
leur dire que t'as besoin de ton salaire,
d'être avec eux, de pas te retrouver au chômage.
-J'aurai l'air d'une mendiante. -Mais non.
-Vous venez manger ? -Oui, on arrive.
C'est pas ta faute s'ils perdent leur prime.
C'est ton patron qui a décidé ça, pas toi.
Je t'entends pas, Juliette. Julien Lemmens.
À Villers-le-Temple, mais elle connaît pas la rue.
-Je vais regarder s'il est dans le bottin.
-Atarhouch, Hicham, rue de l'Échelle, numéro 23.
Bravo.
Regarde un peu si tu as Julien Lemmens
à Villers-le-Temple, avec deux M, Lemmens.
Oui, ça pourrait l'arranger.
Elle va demander à Robert de te conduire.
-Non, je prendrai le bus. Deux, trois n'habitent pas loin.
-Elle ira en bus chez ceux qui n'habitent pas loin.
Oui, à midi au restaurant, puis je la conduis.
Oui, je te la passe, merci. Elle voudrait te parler.
-Allô ? -Je vais prendre un café.
Oui.
Ben on verra.
Oui.
Oui, oui, oui. Allez, je t'embrasse.
-On pourra aller avec toi et après, manger au Lunch Garden ?
C'est mieux
que maman soit seule pour voir ses collègues.
Je vous conduirai chez Nona.
Téléphone
Elle viendra avec vous nous rejoindre au restaurant.
C'est Robert.
Allô, oui ?
Et tu crois...
D'accord, je note.
Merci, hein. Allez, au revoir.
Il dit... -Lemmens...
-Attends deux secondes.
-Kader, c'est un de l'équipe, sera pas là ce week-end chez lui,
alors il a dit à Robert que je pouvais l'appeler.
Appelle-le.
C'est qu'il est prêt à t'écouter.
Vas-y.
...
Allô, Kader ?
Oui, c'est Sandra.
Oui, ça va, oui.
Oui, oui, la forme.
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