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Tout le monde veut être beau
et dans beaucoup de cultures,
cela signifie être mince, mais il y a un problème.
On mange plus de calories.
Les taux d'obésité s'envolent dans le monde entier.
Cela entretient l'industrie des régimes, qui pèse 66 milliards de dollars aux USA.
Elle vend des livres, des repas congelés, des abonnements,
des poudres et cachets,
qui sont tous censés détenir le secret de la minceur.
Mais personne n'a encore trouvé ce secret.
Des dizaines d'études ont montré que la majorité ne perd que peu,
et reprend souvent vite.
Alors pourquoi nous-entêtons-nous ?
Pourquoi les régimes échouent -ils ?
UNE SÉRIE DOCUMENTAIRE ORIGINALE NETFLIX
Tout ce dont vous avez besoin pour changer est dans cette canette.
Il y a beaucoup de désinformation,
souvent par ceux qui ont un intérêt financier.
Pour perdre du poids, il faut être réaliste.
Tout n'a pas à être si compliqué.
Quelle belle journée quand la balance semble enfin crier : "Vous avez réussi !"
POURQUOI LES RÉGIMES ÉCHOUENT
TENTATIVES DE RÉGIME AU COURS D'UNE VIE
Les Américains font en moyenne cinq régimes au cours de leur vie.
Pour les femmes, ça monte à sept.
Et il y a l'embarras du choix.
Il y a toujours de nouveaux régimes
qui se vantent d'être à la pointe de la recherche scientifique.
Mais pour la plupart,
ce n'est qu'un recyclage permanent d'anciens régimes,
et bien souvent, il n'y a aucune preuve scientifique.
Prenez l'exemple du régime cétogène, ou du régime Atkins, qui prétendent
qu'en diminuant les glucides, on peut manger encore plus et perdre du poids.
Des études ont réfuté cette affirmation.
Et le régime paléo ? Nos ancêtres paléolithiques ne mangeaient pas ainsi.
On a prouvé qu'ils mangeaient aussi des grains.
D'autres régimes sont basés sur vous, comme manger selon votre groupe sanguin.
Encore une fois, aucune étude scientifique ne les soutient.
Le concept de "détox" a depuis longtemps été rejeté par la science,
car nos corps sont naturellement aptes
à se débarrasser des toxines tous seuls.
Les suppléments, souvent en pilules, ne sont pas régulés
et les fabricants ne sont pas contraints de prouver leur efficacité.
Il y a aussi les régimes pauvres en lipides,
mais pauvre en matières grasses ne signifie pas bon pour la santé.
Le produit peut être bourré de sucre et de calories.
Entre les partisans de chaque régime,
c'est la guerre des tranchées.
Nouvelles recrues, nouvelles règles, et nouvel ennemi.
La graisse.
La graisse est mauvaise pour la santé ? Apparemment, non.
Les glucides sont vos amis, pas vos ennemis.
- Le sucre est l'ennemi. - Oui.
Et les glucides sont néfastes.
En 2013, le Dr Christopher Gardner
et son équipe à l'université de Stanford ont fait une étude.
Nous avons voulu comparer deux régimes populaires,
pauvre en glucides, et en lipides.
Nous n'avons pas demandé de déterminer
combien de calories les participants devaient supprimer pour mincir.
Notre objectif était d'éviter les nourritures riches en lipides
ou en glucides selon le groupe,
tout en mettant l'accent sur la satiété.
Ils ont recruté 609 volontaires qui avaient de 7 à 45 kilos à perdre
et leur ont assigné
un des deux régimes aléatoirement pour un an.
Les régimes que j'ai faits dans le passé étaient dérisoires.
C'était très nouveau pour moi.
Au dîner de révélation des résultats,
toutes les données étaient ouvertes.
J'ai été surprise que le choix de régime n'ait aucune conséquence.
Les résultats étaient virtuellement identiques.
Certains ont perdu beaucoup de kilos, mais pas la majorité.
Jeanne a perdu trois kilos et Yvette en a pris deux.
Pourquoi ça ne fonctionne pas pour tout le monde ?
La réponse est simple.
Les régimes ne fonctionnent pas car la majorité ne s'y tient pas.
Mais beaucoup voient ça comme un échec personnel.
C'est en partie à cause de la publicité
qui fait croire que la perte de poids est facile.
Simple comme bonjour !
Une approche qui remonte à 1863,
quand William Banting, un croque-mort anglais,
a publié le premier best-seller sur le sujet.
"De l'Obésité"
était un programme pauvre en glucides de 16 pages.
C'est un compte-rendu autobiographique et agréable à lire
qui se distinguait des approches médicales plus autoritaires de l'époque.
Il écrit avec compassion et humour.
C'était l'avant-garde du format moderne, il disait : "Je vous comprends.
J'étais comme vous.
Si vous suivez mon programme, vous serez sauvé."
Et le livre est devenu un best-seller.
À travers l'Europe, le mot "Banting" est devenu synonyme de "faire un régime".
C'est encore le cas en Suède.
Ils disent "Jag bantning". Le mot "régime" n'existe pas en suédois.
À l'échelle de notre histoire,
l'obésité est une exception, pas la norme.
Il fallait récolter et préparer son repas.
Manger à sa faim représentait un défi en soi.
Mais tout a changé en Occident après la Seconde Guerre mondiale.
Les transports et la chaîne de production ont beaucoup évolué,
et on a pu commencer à produire de la nourriture
en boîte, avec une longue durée de conservation.
Les gens ont adoré, c'était tellement pratique.
La nourriture industrielle a pour habitude
de transformer les céréales complètes en farine blanche.
En retirant la couche externe de son et le germe de blé,
on se prive de toutes les vitamines, les minéraux et les fibres.
La solution ? Réinsérer ces vitamines et minéraux.
Et beaucoup qui n'avaient jamais entendu parler de ces nutriments
perçoivent leur présence comme signe d'un aliment sain.
L'industrie moderne du régime était née.
Pour le déjeuner, ils remplacent la nourriture grasse
par de délicieux milkshakes Metrecal.
Et ils gardent la ligne !
Metrecal était un shake aux protéines en canette contenant 225 calories
avec 14 goûts différents, enrichi en vitamines et minéraux.
Ce fut un succès fou.
Le Trader Vic's a ajouté à sa carte un déjeuner liquide de 325 calories.
Le grand magasin Bergdrof Goodman a sorti une flasque pour sac
destinée aux accros au Metrecal.
Le restaurant du sénat l'avait au menu.
Et JFK était un fan notoire.
Mais la folie du Metrecal s'est atténuée.
Au début des années 80, la production a cessé,
en partie car remplacer ses repas par un shake au goût calcaire
est dur à tenir sur le long terme,
et en partie parce que de nouvelles modes se sont imposées.
Et c'est là notre problème.
L'industrie du régime nous pousse à limiter les calories,
et l'industrie agroalimentaire nous pousse à manger plus.
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