18 Roughs

18 Roughs (嵐を呼ぶ十八人)

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18 Roughs 1963 DVDRip XviD-YOSHiDA FR
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公開日: 2017-03-30
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18 JEUNES GENS À L'APPEL DE L'ORAGE

Production : Seiya ARAKI Idée originale : Toshio MINAGAWA

Image : Tôichirô NARUSHIMA

Décors : Junichi OSUMI Musique : Hikaru HAYASHI

Son : Taizô OKUMURA Lumière : Takeji SANO

Montage : Kazuo OTA

Avec :

Tamotsu HAYAKAWA Yoshiko KAYAMA

Taiji TONOYAMA Gannosuke ASHIYA

Akemi NEGISHI

Takeshi IWAMOTO

Noboru KIDO Eiji MATSUI

Écrit et réalisé par : Kijû YOSHIDA

Hé ! Shimazaki est par là ?

Shimazaki n'est pas là ?

- Qui ? - Shimazaki !

Qu'est-ce que t'as encore fait ?

Il s'agit de quoi ?

- T'es convoqué au bureau. - Et pourquoi ?

Je sais pas. Un appel du responsable des affaires sociales.

- M. Murata, il me veut quoi ? - Vas-y tout de suite.

De toute façon, avec toi, ça peut rien être de bon.

- M. Murata. - C'est toi ? Entre.

- Je préfère pas, je suis trop sale. - Fais pas tant de manières.

En réalité, j'aime pas trop.

Je viens ici que pour emprunter de l'argent.

- C'est à quel sujet ? - Les avances ont bouffé ton mois.

Quoi ? C'était que ça ?

Comment tu vas faire, ce mois-ci ?

- Je te prête plus un sou. - C'est sérieux ?

Évidemment. Tu dépenses tout pour te soûler.

Notre équipe est payée une misère, à côté de ce que gagne un ouvrier.

Y a un moyen de t'en tirer tous frais payés.

- Vraiment ? - Le dortoir de l'équipe Ôwada.

Hé ? On nous fait ce cadeau ?

C'est tout neuf. Là-bas, t'es logé gratis. Repas compris.

Je peux y aller, moi ?

En échange, on te demande un service.

- De quel genre ? - Tu gères le dortoir.

Ça, c'est pas possible ! Je bois tous les soirs.

- Alors je rentre tard. - Tiens, pour le déménagement.

Hé ! Shimazaki. Tu viens prendre un verre ?

- Je peux pas. - T'as rendez-vous avec une fille ?

Si c'était ça.

- Idiote, qu'est-ce que tu fais ? - Où tu vas ?

Tu le vois bien. Je déménage.

- Tu décampes sans prévenir ? - Mais non !

Règle d'abord tes dettes. Maman veut que tu paies la note aujourd'hui.

Elle est rapiat, ta mère.

- Alors, cet argent ? - J'ai pas un rond.

Si j'avais de quoi payer, je déménagerais pas.

- Tu vas me lâcher ? - Non. Je te laisserai pas filer.

Quelle emmerdeuse ! Va au diable.

Regarde ce que t'as fait. La radio est cassée.

Tu vas me la remplacer ?

C'est de ta faute. Tu n'avais qu'à pas déménager sans rien dire.

Parce que je dois te tenir au courant de tout ?

Parfaitement. Je veux que tu me dises tout.

Écoutez-moi ça ! Tu te prends pour ma petite amie ?

Laisse-moi rire.

- Aide-moi plutôt. - Je veux pas !

Pourquoi tu te fâches ?

Je veux pas. C'est tout.

- Alors ? C'est là que tu loges ? - On dirait.

C'est exactement l'appartement qu'il te fallait !

Quel appartement ?

Il m'a bien eu, M. Murata.

Moi, je me tire. On peut pas me forcer à vivre ici.

Ce margoulin de Moriyama...

C'est quoi, ce margoulin ?

Le type qui cause avec M. Murata. Un placeur qui m'a amené d'Osaka.

- Tu es déjà là ? - Et je préfère partir.

Pourquoi ça ?

On peut pas faire vivre des hommes là-dedans.

Dis pas ça.

Ces gars-là arrivent tout juste d'Osaka.

Occupe-toi bien d'eux.

- Moi, je m'en vais. - Attends. Je rentre avec toi.

- Moi aussi, je veux y aller ! - Ils pourraient être plus discrets.

Ouh ! C'est le grand amour !

Vas-y, mon gars !

Séducteur !

Qu'est-ce qui vous prend ? Vous trouvez ça drôle ?

Fermez-la. Et avancez plus vite. Allez ! Avance.

C'est ma tournée.

La boîte est solide. Y a du boulot, vous inquiétez pas.

C'est plus des chaudières ou des poêles.

Vous allez fabriquer de vrais bateaux

et gagner beaucoup d'argent

que vous enverrez à papa maman. Compris ?

Je vous sers, vous aussi.

Ce soir, c'est ma tournée.

Je ne sais pas trop quoi vous dire. J'aime pas beaucoup les discours.

Mais j'espère que vous prendrez ce travail à cœur.

Je ferai en sorte que vous soyez confortablement installés.

Et puis Shimazaki qui est là va s'occuper de vous.

Je vois bien le genre de vie que vous avez menée jusqu'ici.

Y en a parmi vous qui ont connu les foyers d'accueil.

Moi aussi, je suis passé par là.

J'ai vécu dans des baraquements.

Vous savez quoi ?

Je vous aime pas.

Vos regards mesquins me dégoûtent.

J'ai pas envie de m'occuper de vous.

Vous ferez ce que vous voudrez.

Qu'est-ce qui t'a pris ?

C'est des gosses, ils obéiront que si tu les brusques pas.

C'est des adultes ! Les sales coups, ils connaissent.

Faut pas te fâcher comme ça.

Bois un petit coup !

Vous les laissez deux minutes, et voilà.

Qu'ils aillent au diable.

- Où tu vas ? - Je vais me soûler pour oublier.

Je viens avec toi.

Allez, chef !

- Un dernier verre. - Sans moi ! Je me casse.

Vous pouvez pas faire ça, chef. Regardez !

Hein ?

On y va !

Bonsoir.

Te revoilà, toi ? Et l'argent que tu me dois ?

Te fâche pas, petite mère. À boire !

- Je ne fais plus crédit. - Ce soir, j'ai un bon filon.

- Hein, M. le margoulin ? - Arrête de m'appeler comme ça.

Hein, M. le margoulin ?

Vous vous en êtes mis plein les poches. 18 d'un coup !

Ça vous fait combien de commission ?

Moi, je pense faire une bonne œuvre en luttant contre le chômage.

Elle est bonne, celle-là.

Quand vous m'avez amené d'Osaka, vous avez pas touché de commission ?

Hein ? M. le margoulin.

L'alcool te réussit vraiment pas.

C'est toujours comme ça.

Ces types-là me débectent.

Leur gueule me donne vraiment la nausée.

J'y crois pas ! Encore en train de boire ?

Ils me font boire de la flotte !

Fais attention à ce que tu dis.

Grand-mère est rentrée ?

Elle avait ses névralgies. On a fini plus tôt.

Vous avez un autre commerce ?

Oui, marchandes de marrons !

Marrons et margoulin. Ça, c'est marrant !

Arrête tes conneries.

Toi aussi, rentre te coucher.

Je peux pas remonter la pente seule, avec la carriole.

- Je te ramène ! - Laisse. Ça va mal se finir !

- Tu vas me suivre longtemps ? - J'ai nulle part où aller.

- J'ai pas de maison. - Menteur !

- Et ton bel appartement ? - Quel appartement ?

Sur la colline, ta villa américaine avec vue sur le port.

Moque-toi ! Une cage de zoo

avec 18 bêtes puantes qui me tournent autour...

C'est parfait pour toi, grand tigre.

Allez, Nobu. Je veux plus retourner là-bas.

Laisse-moi rester ici, s'il te plaît. Tu veux bien ?

Qu'est-ce que tu lui chantes, là ? Dépêche-toi de rentrer.

Et toi, fini de rôder comme un chien en rut !

Berk ! Ça a l'air mauvais.

Discute pas. Mange !

Allez, debout ! Tu vas être en retard.

J'ai trop mal à la tête. Aujourd'hui, repos.

Un chef de dortoir pareil, on est mal partis !

- Apporte-moi un verre d'eau. - Je materne pas les ivrognes.

- T'as pas de cœur. - Les autres t'attendent au réfectoire.

Ils me débectent, tous.

C'est tout ? On dirait qu'il en manque !

Ceux-là dorment encore.

Levez-vous.

Debout !

Alors, quoi ?

Vous êtes sourds ?

- Ça va pas, non ? - Vous êtes pas là pour rigoler.

Où c'est que j'ai mis mes lunettes ?

- Dis donc, tu me cherches ? - Hou, j'ai peur !

Il est encore fâché.

Qu'est-ce que ça a de drôle ?

Vous vous foutez de ma gueule ? Debout, et vite !

Je suis malade. Laissez-moi dormir.

J'ai mal au ventre. J'ai mal digéré le casse-croûte d'hier soir.

Bien.

Restez couchés.

Mais vous aurez rien à bouffer aujourd'hui.

Compris ?

Eh ! Toi. Oui, toi.

Toi aussi. Et puis toi. Venez par ici.

Grouillez-vous.

Vous avez jamais été chaudronniers. Vous m'avez menti.

- Vous faisiez quoi, à Osaka ? - Moi, j'étais agriculteur.

Alors, le travail physique, je connais.

Idiot ! On n'est pas dans un champ.

Moi, je travaillais dans un restaurant.

Et toi ?

C'est ma mère, elle m'a dit d'aller travailler.

Je sais rien faire. Si je rentre à la maison, elle sera en colère.

Nous voilà bien. Y a plus qu'à les renvoyer à Osaka.

Je ferai tout ce que vous voudrez, le ménage, tout...

Je dis ça dans votre intérêt !

C'est un boulot trop dangereux pour des amateurs.

Dites-leur de pas nous renvoyer.

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