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Tu as encore cramé le café.
Tu le crames à chaque fois !
Tu veux du café ?
- On a perdu 3 filets, cette semaine. - T'as entendu ?
Je parle italien, mademoiselle.
Quels beaux yeux !
Regarde-moi ça ! On en finira jamais.
Tiens.
- Et ça ? - C'est quoi ?
- T'es con ! - On l'emmène à la maison.
T'as vu cette mousse ?
Il manquait plus qu'un frigo. Ils sont fous !
- On l'emporte ? - Il rentre pas dans la voiture.
Va chercher une corde, qu'on puisse le soulever.
Ils ont laissé un frigo.
Avec une fourgonnette, vous pourrez le charger.
Je prends un échantillon d'eau et on s'en va.
Putain... C'est quoi ce bordel ?
- Nani ? - Quoi ?
Viens voir.
Le ministre des carpes est là.
Va te faire foutre.
- Allez, les gars... - Leila...
Allez, on commence.
Allez, les gars.
Sandro, on y va.
Arrêtez de jouer aux cartes, on commence.
Bon...
Je vous ai convoqués parce qu'ils ont recommencé.
On avait obtenu des résultats, avec les manifestations,
mais on est revenus à la case départ.
Les usines ont recommencé à décharger leurs effluents dans la rivière
et ça veut dire que tout va recommencer comme avant :
les cancers vont augments, les poissons vont crever, une cata.
Il faut s'activer au plus vite.
J'ai prévenu les gendarmes...
- Arrêtez vos conneries ! - On fait un barbecue ?
- Tu fais quoi, Zanna ? - Ils étaient devant chez moi.
Putain... quel connard !
C'est une brûlure, ça. Il a été électrocuté.
C'est pas l'usine.
Ce sont les braconniers de l'Est. Des sauvages !
- Tu les as vus ? - Ce sont des fantômes.
Ils récupèrent leurs filets et disparaissent.
Il faut organiser des patrouilles.
C'est la faute aux usines !
Je sais ce que je dis. Arrête tes conneries !
Je me donne du mal à respecter les zones de pêche
qui nous sont imposées pour repeupler le fleuve.
Ces enfoirés pêchent des tonnes de poissons
et je dois me taire face à ces injustices ?
- Du calme. - Il a raison.
On arrête là, ça suffit. Ne dites pas de conneries.
Quelles conneries ?
Les usines polluent notre rivière depuis 20 ans.
Quelles usines ? Les choses ont changé.
On n'a plus les mêmes problèmes qu'avant, tu piges ?
Les temps ont changé, mais pas moi.
Qui d'autre a vu ces fantômes ?
Bon...
- On fera comme d'habitude. - Couillon !
Très bien, faites comme vous voulez. Je m'en fous.
- On fera comme d'habitude. - Oui, c'est ça, bravo.
Allez.
On reprend !
- Attends, je t'aide. - Merci.
On y va.
Pourquoi tu t'es maquillée ?
Parce que.
Anna, je peux te parler une seconde ?
Oui.
Tu as reçu ça.
130 km/h sur la Romea...
C'est dangereux, Anna.
Il faut qu'on règle cette histoire,
au moins, je recevrai mes amendes chez moi.
Ça va, ça ne me dérange pas.
T'es trop nul !
- Occupe-toi de tes oignons. - Tu lui as dit quoi ?
- Fous-moi la paix. - Tu lui as dit quoi ?
Rien.
Il a fumé quoi, Zanna ? "Les temps ont changé"...
Notre père est mort à cause des usines.
Zanna vit à 20 kilomètres du Napoleonico, n'est-ce pas ?
Oui, et alors ?
- Il doit y avoir des dégâts chez lui. - Allons voir.
Allez, on y va.
Et arrête de te mêler de mes affaires.
Et la lune frappa aux portes des ténèbres
Laisse-moi entrer !
Les ténèbres répondirent non
Et la lune frappa là où régnait le silence...
Quoi ? Monte le son.
Ça fait deux ans qu'elle est partie.
- Qui ça ? - Anna !
- Et alors ? - La vie continue !
Je sais, j'ai tourné la page.
En deux ans, ton frère a fait plein de choses.
Par exemple ?
Pour commencer...
on a créé l'association, et c'est super.
Après ?
Je suis devenu chef à l'écluse, ça a toujours été mon rêve.
Rigole pas, sans l'écluse on serait sous l'eau.
Maintenant, tu bosses avec moi et j'en suis ravi.
Si tu aimes, tu peux rester.
Je trouve que tu es douée.
T'en dis quoi ?
Alors elle descendit
Comme par hasard
Tout proche des trottoirs
Là où ce que tu vois est vrai
Alors elle descendit
Sans plus frapper...
- T'as vu ça ? - Quoi ?
- T'as pas vu ? - Quoi ?
Il y a une fourgonnette.
Arrête-toi.
Ça va pas ? Touche pas.
Arrête. Prenons des photos pour les gendarmes.
Qu'est-ce que tu fais ?
Nani, descends.
Sors de là. Nani !
Les gars, on les a trouvés. Tout près de chez Zanna.
Referme.
Touche pas à ça.
- Tu vois ça ? - C'est quoi ?
J'appelle la police ?
Attends.
Arrête-toi !
Nous travaillons ici. Qu'est-ce que vous faites ?
- C'est qui ? - Nous, pêcheurs.
Laisse tomber.
- Vous avez un permis ? - Nous, pêcheurs...
- Votre permis ? - Laisse-moi voir.
- Laisse-moi voir. - Le permis...
- Montrez-moi ! - Le permis...
Quel permis ?
On fait notre travail, on vérifie les papiers.
Nani, on s'en va. Allez !
Arrête tes conneries, reste calme.
Nous partons. Calme-toi.
- 30 kilos ! - Super !
Chargez tout le poisson dans la fourgonnette.
Putain.
- Bougez pas ! - Il est là.
Allez-vous-en ! Partez.
Laisse tomber, continue de charger.
Causo, on a pas fini de charger.
- Faut arrêter de pêcher. - On a pas fini de charger.
Ils savent, au village.
On pêche que la nuit. Personne ne nous verra.
Qu'est-ce qu'il veut ? Laisse-nous bosser.
Arrêtez la pêche pendant deux voire trois semaines.
Laissez-moi lui parler. Tu nous as rien donné depuis 2 mois.
Arrêtez pendant deux ou trois semaines, puis on verra.
- Tu me dois 1600 balles. - Tu nous dois 4000.
Bougez pas, je vais lui parler.
Bouge !
Ouvre la fourgonnette !
Ouvre, Causo !
La fourgonnette est à moi.
Le poisson est à moi.
C'est moi qui décide le jour de paie.
Va te faire foutre, enfoiré.
- Vous avez compris ? - On fait quoi ?
Tu vas où, Causo ? Viens là qu'on cause.
Viens là, faut qu'on parle, Causo !
Causo !
Faut qu'on parle.
C'est qui ?
C'est fermé.
Sors causer !
Causo, sors de là.
On est fermé !
Foutez le camp !
Faut qu'on parle...
Je m'en occupe.
Causo !
Ouvre cette porte !
- Faut qu'on parle. - Faut pas venir ici !
- Je veux l'argent de ma pêche ! - D'accord, entre.
Un café, s'il vous plaît.
Tu transportes le poisson qu'on pêche... on a droit à notre part !
Tu penses qu'au fric.
Je ne partirai que quand tu m'auras payé !
Je suis désolée, vous ne pouvez pas fumer ici.
Et pourquoi pas ?
C'est interdit de fumer en intérieur depuis 15 ans.
- C'est combien ? - Un euro.
Vous êtes du coin ?
Non.
Mais si ! Tu es Elia.
Tu trainais à Boscone, dans cette maison abandonnée.
On y allait avec les potes quand on séchait les cours !
Tu m'as dit que j'avais la tête écrasée.
- Moi ? - Oui... comme si j'avais pas de nez.
- Désolé. - T'inquiète.
Merci.
J'y vais, à plus.
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