Lake Mungo

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Lake Mungo 2008 1080p BluRay x264-BRMP
Lake Mungo 2008 720p BluRay x264-BRMP
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聴覚障害者向け: No

French字幕のプレビュー

最初の200行です。

J'ai l'impression qu'un malheur va m'arriver.

Comme si un malheur s'était déjà produit.

Il ne m'a pas encore atteinte, mais ça ne va pas tarder.

Je ne sais pourquoi les gens ressentent ce besoin,

pour affronter leur deuil, de raconter ces histoires de fantômes.

Alice avait des secrets.

Elle était très secrète à propos de ces secrets.

Certains ont du mal à le comprendre,

mais on a besoin de blâmer quelqu'un, afin de ne pas perdre pied.

En décembre 2005,

un accident tragique fut le début d'une série d'événements extraordinaires

qui mit une famille en deuil, et la ville victorienne d'Ararat,

au centre de l'attention des médias.

Ce film rapporte ces événements.

- Urgences Policières. - Ma fille, Alice, a disparu...

APPEL D'URGENCE DE JUNE 21 DÉCEMBRE 2005

La tranquillité de la ville d'Ararat a été perturbée hier,

par la disparition d'Alice Palmer, 16 ans,

lors d'un pique-nique.

Nous avons reçu un appel vers 18 h, concernant une disparition.

Étant donné la situation, nous avons fait appel à des plongeurs.

Les plongeurs ont commencé les recherches vers 22 h,

aidés de volontaires des services d'urgence...

Mathew et Alice nageaient au milieu du bassin.

Je pouvais les voir depuis l'aire de pique-nique.

Au bout de 15 minutes dans l'eau,

j'ai dit que je sortais parce que j'avais froid.

Elle ne m'a pas suivi, je pensais qu'elle voulait rester.

Je me souviens que Mathew est sorti.

Quelques minutes plus tard, il a demandé où était Alice.

Alors, je me suis levé et j'ai regardé vers le bassin.

L'eau était immobile.

J'ai commencé à l'appeler.

J'ai regardé sur les berges, pour essayer de la trouver.

Les garçons ont regardé dans les buissons, derrière.

J'ai vu la serviette d'Alice, elle l'avait laissée par terre.

Elle n'avait pas pu sortir de l'eau, sinon elle l'aurait prise.

C'est la dernière fois que je l'ai vue.

La police continue à rechercher la jeune fille de 16 ans, Alice Palmer,

disparue pendant un pique-nique avec ses parents.

On nous a dit de rentrer chez nous.

Et que s'ils trouvaient quelque chose, ils nous préviendraient immédiatement.

C'était bizarre dans la voiture en rentrant, à cause du siège vide.

L'instant d'avant, elle était là...

puis elle a disparu.

On est restés chez les Palmer, cette nuit-là,

à attendre fébrilement des nouvelles.

Des mauvaises nouvelles. C'est à ça qu'on s'attendait.

On a eu un appel de Russell, de son portable, vers 21 h.

Il a dit qu'il y avait eu un incident au barrage,

et qu'Alice avait disparu.

Alors, on s'est dit qu'il fallait aller sur place.

Je me souviens que June était bizarre,

quand elle parlait à Iris. C'était bizarre entre elles.

C'était étrange d'avoir ma mère ici.

Ma mère et moi, réunies pour Alice.

Ça ne semblait pas naturel.

Ça a été une nuit affreuse.

La pire de notre vie.

Je suis allée dans la chambre d'Alice, cette nuit-là.

Son téléphone a sonné deux fois, mais je n'ai pas répondu.

Je me souviens que le lit était fait.

Je me rappelle avoir pensé que tout était bien rangé.

J'ai reçu un appel de la mère d'Alice, June.

Elle m'a dit qu'elle avait disparu, qu'elle s'était probablement noyée.

Ce n'est pas que je ne l'ai pas crue...

mais c'était dur à accepter.

Alors, j'ai appelé sur le portable d'Alice.

Pour vérifier si c'était une blague, ou un truc comme ça.

Ça a été un choc.

Ça ne semblait pas réel.

Tout était comme d'habitude,

mais les gens disaient qu'Alice s'était noyée.

Que vous rappelez-vous de cette nuit-là ?

On avait laissé la lumière du porche allumée.

En fait, on le fait encore, juste au cas où.

Pourquoi ça ?

Au cas où elle reviendrait, j'imagine.

VIDÉO DE LA POLICE 24 DÉCEMBRE 2005

Les plongeurs ont trouvé le cadavre d'Alice à 21h25.

Ils ont utilisé le sonar pour le localiser.

Il avait dérivé et s'était échoué sur le rebord du barrage.

J'ai bien sûr informé sa famille immédiatement.

Dès qu'on a appris qu'ils avaient retrouvé le corps,

June et moi sommes allés sur place. Georgie est venue tenir compagnie à Mat.

Tout était très officiel et formel,

j'ai dû signer des papiers d'identification,

June est restée dans la voiture.

En y repensant, c'était une erreur,

parce qu'elle n'a pas pu faire son deuil.

Je ne pouvais me résoudre à identifier le corps d'Alice.

Elle était restée tout ce temps dans l'eau.

Je suppose que ce n'est pas ainsi que je voulais me souvenir d'elle.

J'ai pensé que c'était ma responsabilité,

en tant que père d'Alice.

C'est ce que font les pères.

La voiture était restée à l'arrière du barrage.

Mais seule la marche arrière fonctionnait sur l'embrayage.

Alors, on est revenus en ville en marche arrière.

C'était ça ou marcher et étant donné les événements,

on n'avait pas trop le choix.

L'autopsie a eu lieu le lundi 27.

Puis le légiste a rendu le corps le mardi 28.

C'était étrange de passer le jour de Noël en famille,

alors qu'Alice était seule à la morgue.

C'était comme si je n'avais pas dormi pendant une semaine.

Ça semblait irréel.

La mort finit par tout emporter.

C'est comme une machine implacable, bête et sans état d'âme.

C'est tout ce qu'il y a à dire.

C'est un triste jour pour la famille

et les amis d'Alice Palmer, venus rendre hommage

à une jeune fille disparue bien trop tôt.

C'était une personne merveilleuse, populaire, intelligente, gentille.

On se souvient d'Alice comme d'une jeune fille heureuse et drôle,

pleine de vie, et toujours décrite...

Les Palmer ont alors traversé des moments difficiles.

En repensant à quel point c'était dur à l'époque,

difficile d'imaginer que ça pourrait aller en s'empirant.

Dix jours après l'enterrement d'Alice, le 15 janvier,

des choses ont commencé à se produire dans la maison.

Des bruits venus du toit...

Des sons derrière les fenêtres,

des mouvements dans l'ancienne chambre d'Alice.

Alors, on a redressé la porte de sa chambre,

et on a fait venir quelqu'un pour rechercher des termites.

Mais sans résultat,

la porte a continué de claquer, et les bruits n'ont pas disparu.

Il y avait quelque chose de bizarre dans cette maison.

J'avais cette drôle d'impression que je ne saurais vous expliquer,

mais il suffisait d'entrer pour la ressentir dans vos tripes.

J'ai commencé à faire des cauchemars.

Ils étaient si effrayants que, parfois,

je ne voulais pas ouvrir les yeux.

Je me réveillais, mais je ne voulais pas les ouvrir.

Il y en avait un en particulier qui se répétait.

Alice venait du couloir, encore trempée,

et se tenait devant notre lit, nous regardant.

C'était vraiment terrifiant, je n'osais pas ouvrir les yeux.

En février, les cauchemars sont devenus si effrayants

que j'ai commencé à sortir la nuit, parfois pendant trois heures,

pour ne pas aller me coucher, fermer les yeux et m'endormir.

Parfois, j'allais même chez des gens.

Je ne pensais pas faire quelque chose de mal,

je voulais juste être un peu dans la peau des autres.

Georgie, comment allait Russell, à cette époque ?

Russell travaillait beaucoup.

Je pense que ça l'aidait à gérer sa peine.

Russell et moi nous sommes rencontrés

à Gibsland, sur le projet CASMAN, en 1998.

On y travaillait ensemble.

Vous vous connaissez depuis longtemps ?

Oui, un paquet d'années.

Vous vous souvenez s'il a changé après la mort d'Alice ?

On avait du travail...

C'était troublant, je ne savais pas quoi lui dire.

Vous n'en parliez pas ?

Pas vraiment, chacun fait son deuil à sa façon.

Ce n'était pas à moi de lui dire quoi ressentir.

Mais j'étais tout de même soucieux.

J'étais heureux d'avoir mon travail,

et je me sentais coupable aussi.

Mais je voulais tourner la page.

Une nuit de fin février,

après être rentré, j'étais assis dans la cuisine,

et j'ai entendu du bruit venant de la chambre d'Alice.

Alors, j'y suis allé et je ne sais pas pourquoi,

je me suis retrouvé assis dans sa chaise, devant son bureau.

Je me demandais ce que je faisais là.

Alice est entrée, elle a taillé un crayon sur son bureau,

puis elle a semblé regarder ses messages sur son téléphone.

J'étais absolument terrifié.

Elle ne semblait pas consciente de ma présence.

Je ne sais pas ce que j'ai fait alors, j'ai peut-être bougé son lit,

ou fait du bruit avec mes chaussures, elle s'est complètement immobilisée.

J'ai alors su qu'elle savait que j'étais là.

Elle s'est retournée et m'a regardé droit dans les yeux.

Ça a semblé durer une éternité.

Elle s'est mise devant moi et a commencé à me crier de sortir.

Je me suis levé et me suis sauvé aussi vite que possible.

J'ai entendu Russell pleurer.

Mathew et moi l'avons trouvé dans la cuisine.

Il sanglotait, il était inconsolable.

Vous croyez Russell quand il dit avoir vu un fantôme ?

Oui, je pense qu'il a vu ce qu'il a vu.

Il n'est pas du genre à inventer des histoires.

Je pense donc qu'il a vu quelque chose.

C'était peut-être un vrai fantôme ou non.

Mais je pense qu'il a vu quelque chose.

Je me souviens avoir essayé de parler aux paroissiens,

pour trouver comment aider June et les Palmer.

Mais il ne semblait rien y avoir à faire.

Ils n'allaient eux-mêmes pas à l'église.

Ça ne semblait pas les réconforter.

Je ne sais même pas en quoi June croit.

J'étais surtout inquiète pour Mathew.

Certainement parce qu'ils étaient si proches, tous les deux.

Je me demandais comment il allait faire face.

Il passait de plus en plus de temps seul.

On s'inquiétait pour lui.

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